Ce que Dieu dit de
l'avortement
Avant d'entrer
plus en détail dans le sujet, il est nécessaire de se rappeler certains
points quant à la création.
Dans son plan parfait, Dieu a
institué le mariage : "C'est
pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa
femme, et ils deviendront une seule chair." (Genèse 2 : 24).
Ce verset est également cité dans Matthieu
19 : 5 et Ephésiens 5 : 31. Plusieurs personnes se
demandent probablement pourquoi Dieu a institué le mariage. La réponse
se trouve également dans Sa Parole : "Soyez féconds, multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez-la." (Genèse 1 : 28), mais
également dans Genèse 9 : 1 :
"Dieu bénit Noé, ainsi que ses fils, et leur dit : Soyez féconds,
multipliez-vous et remplissez la terre.". Donc Dieu demande
à Son peuple de faire des enfants afin que ces derniers le louent et le
servent. Bien entendu, nous ne naissons pas chrétiens, nous le
devenons. Que nous soyons nés dans une famille chrétienne ou non, c'est
Dieu qui donne la vie : "Il a
fait que toutes les nations humaines, issues d'un seul homme habitent
sur toute la face de la terre; il a déterminé les temps fixés pour eux
et les bornes de leur demeure, afin qu'ils cherchent Dieu pour le
trouver si possible, en tâtonnant. Or il n'est pas loin de chacun de
nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l'être." (Actes 17
: 26 - 28).
A l'époque l'avortement n'était pas
courant. Malheureusement depuis les années 60 et surtout depuis que les
femmes ont souhaité être plus libres, les choses ont changé. Elles
veulent maintenant avoir le choix de donner la vie comme elles le
souhaitent et quand elles se sentent prêtes à être mères. C'est
pourquoi elles utilisent des moyens contraceptifs afin d'empêcher une
grossesse non désirée. Après la pilule sont arrivés d'autres moyens
contraceptifs, toujours plus développés. En même temps sont arrivées
différentes pratiques d'avortement, comme "la pilule du lendemain", au
cas où une femme a eu une relation sans protection et ne veut pas être
enceinte, et le RU486 qui est un produit destiné à provoquer un
avortement lorsqu'une femme découvre une grossesse non désirée. Les
choses vont si loin actuellement que les femmes demandent de pouvoir
avorter toujours plus tard, avec l'accord des autorités de leurs pays.
Dans
la majorité des pays européens l'avortement est légal jusqu'à 12
semaines de grossesse. En Suisse une loi est en discussion pour que
l'avortement soit autorisé jusqu'à 14 semaines. Malheureusement dans
certains pays cette pratique se fait clandestinement après la 12ème
semaine (si je ne me trompe pas 21 semaines en Hollande et 22 semaines
en Espagne), ce qui est inadmissible. La majorité des gens prétend que
l'embryon humain n'est pas encore un enfant et qu'il ne vit pas tant
que son coeur ne bat pas. Mais ils se trompent. Il faut savoir que
l'avortement se pratique seulement après 4 semaines ou plus de
grossesse, car avant ce délai la femme ne sait que rarement qu'elle est
enceinte. C'est justement après la 5ème semaine que les principaux
organes se forment; à 8 semaines le bébé a une forme humaine et son
coeur bat. A 12 semaines il a déjà ses organes internes (coeur, poumons, reins,
foie et estomac) qui fonctionnent normalement, ses ongles et ses
orteils sont déjà bien formés, il est déjà très actif, il remue ses
orteils, plisse les yeux, fronce les sourcils et ouvre sa bouche, il
pèse environ 30 grammes et mesure à peu près 8 centimètres. Comme vous
pouvez le voir, c'est déjà un être vivant.
Donc, si un embryon
de 8 semaines a déjà son coeur qui bat, une femme qui avorte tue un
être vivant, d'un point de vue biblique, elle est une meurtrière. Dans
les dix commandements il est dit : "Tu ne commettras pas de meurtre."
(Exode 20 : 13; Deutéronome 5 : 17). Dans la Bible, le
meurtre est punissable. Dans Lévitique
24 : 21 nous lisons : "Celui qui frappera mortellement un animal le
remplacera, mais celui qui frappera mortellement un homme sera puni de
mort.", ainsi que dans Matthieu 5 : 21, par la bouche de
notre Seigneur Jésus-Christ : "Vous avez entendu qu'il a été dit aux
anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, celui qui commet un meurtre
sera passible du jugement.". Dieu dit dans Ezéchiel 13 : 19 : "Vous me
déshonorez auprès de mon peuple pour des poignées d'orge et des
morceaux de pain, en tuant des âmes qui ne doivent pas mourir, et en
faisant vivre des âmes qui ne doivent pas vivre, quand vous mentez à
mon peuple qui écoute le mensonge.".
Il y a une
chose dont il faut prendre conscience et qui a son importance. Comme je
l'ai dit plus haut, nous ne naissons pas chrétiens, mais c'est Dieu qui
permet qu'une femme soit enceinte, car peut-être que l'enfant qu'elle
attend deviendra un serviteur du Seigneur. Contrairement à ce que nous
pensons, c'est Dieu qui nous forme dans la femme. Dieu nous dit
plusieurs fois dans Sa Parole que c'est lui-même qui nous a fait. Tout
d'abord dans Deutéronome 32 :
6 : "Est-ce l'Eternel que vous rendrez responsable, peuple insensé et
dépourvu de sagesse ? N'est-il pas ton père, ton créateur ? N'est-ce
pas lui qui t'a fait et qui t'a affermi?". Job dit : "Tes mains m'ont façonné,
elles m'ont fait tout entier... Et tu me détruirais ? Souviens-toi que
tu m'as fait comme avec de l'argile; voudrais-tu me faire retourner à
la poussière ? Ne m'as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m'as-tu pas
caillé comme du fromage ? Tu m'as revêtu de peau et de chair, tu m'as
tissé d'os et de nerfs; tu m'as accordé la vie et la bienveillance, tes
soins m'ont conservé le souffle." (Job 10 : 8 - 12), ainsi
que : "Celui qui m'a formé
dans le ventre de ma mère ne les a-t-il pas formés aussi ? Un seul Dieu
ne nous a-t-il pas placés dans le sein maternel ?" (Job 31 : 15).
Vous pouvez aussi lire des versets similaires dans les Psaumes, chapitre 119, verset
73; au chapitre 139, versets 15 et 16 et dans Jérémie 1, verset 15.
Par ces versets nous voyons très bien que c'est Dieu qui fait vivre ou
mourir et Il le dit lui-même dans Deutéronome
32 : 39 : "Maintenant donc, voyez que c'est moi, moi qui suis Dieu, et
qu'il n'y a point d'autres dieux près de moi; moi je fais mourir et je
fais vivre, je blesse et je guéris, et personne ne délivre de ma main.".
Dans Daniel 5 : 21 nous
lisons : "Il (Neboukadnetsar) fut chassé du milieu des humains, son
coeur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les
ânes sauvages; on lui donna comme aux boeufs de l'herbe à manger, et
son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnaisse
que le Dieu Très-Haut domine sur toute royauté humaine et qu'il y place
celui qu'il veut.", ainsi que dans Malachie 2 : 10 : "N'avons-nous pas
tous un seul père ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?
Pourquoi donc nous trahissons-nous les uns les autres, en profanant
l'alliance de nos pères ?". Donc, si Dieu donne la vie,
personne n'a le droit de la supprimer, sous aucun prétexte.
Mais,
direz-vous, une femme qui devient enceinte suite à un viol ne peut pas
et ne veut pas donner la vie à un enfant. Ce que je vais dire ici est
certainement dur à entendre, mais si une femme devient enceinte suite à
un viol, c'est quand même parce que Dieu veut que cet enfant vienne au
monde, pour une raison que lui seul connaît. Peut-être que certaines
personnes viendront me dire que je ne sais pas ce que je dis, mais
elles se trompent. Je ne suis pas moi-même victime d'un viol, mais je
connais bien le sujet. Dieu m'a élue avant que ma maman elle-même ne
vienne au monde. Regardez ce que Dieu dit dans 1 Pierre 2 : 9 - 10 : "Vous, par
contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte,
un peuple racheté, afin d'annoncer les vertus de celui qui vous a
appelés des ténèbres à son admirable lumière; vous qui, autrefois,
n'étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu; vous
qui n'aviez pas obtenu miséricorde et qui maintenant avez obtenu
miséricorde.". Si ma maman avait avorté, je ne serais pas
devenue une servante de Dieu et je ne serais pas là à vous parler de ce
sujet. J'ai d'ailleurs remercié ma maman de ne pas avoir avorté car
c'est grâce à elle que je suis là, heureuse d'appartenir au Seigneur.
Je ne nie pas le traumatisme d'une femme violée, ni celui de son enfant
si elle permet qu'il/elle vienne au monde, mais tout le monde peut
affronter la douleur par la grâce de Dieu, il suffit de s'en remettre à
lui, de lui confesser ses péchés au nom du Seigneur Jésus-Christ et Il
vous soutiendra en toutes choses.
Si une femme devient enceinte
et qu'elle ne veut pas garder cet enfant, l'avortement, qui est un
meurtre, n'est de loin pas la solution. Avant d'aller jusqu'à cet acte,
une femme devrait penser à celles qui ne peuvent pas avoir un enfant et
qui songent à l'adoption. La plupart du temps, malheureusement, les
parents adoptent des enfants à l'étranger, alors que si une femme
n'avortait pas il y aurait un enfant prêt à être accueilli avec amour.
Je sais que beaucoup disent qu'un avortement n'est pas traumatisant
pour une femme, mais c'est complètement faux. Je connais quelqu'un qui
a eu un avortement il y a à peu près 20 ans. Actuellement c'est rare
qu'elle ne me dise pas que son enfant aurait 20 ans cette année si elle
l'avait gardé. Même si son enfant n'est pas né(e), il/elle était dans
le plan de Dieu et il/elle est toujours dans le coeur et les pensées de
cette femme.
Pour conclure, je voudrais dire à ces femmes de
bien réfléchir avant de prendre la décision d'avorter. L'avortement est
un crime aux yeux de Dieu, car lui seul connaît l'avenir d'un enfant à
naître. Voyez ce que Dieu dit dans Esaïe 66 : 9 : "Est-ce moi qui
ouvrirais le sein maternel, pour ne pas laisser enfanter ? Dit
l'Eternel; moi qui fait enfanter, empêcherais-je de naître ? Dit ton
Dieu.". Bien entendu, les avortements spontanés existent,
mais Dieu seul sait pourquoi il ne permet pas, à de rares occasions, à
un enfant de venir au monde. Aucune femme n'a le droit de décider à la
place de Dieu si un enfant doit naître ou non. Voyez encore ce que Dieu
dit : "Réjouissez-vous plutôt
et soyez à toujours dans l'allégresse, à cause de ce que je crée; car
je crée Jérusalem pour l'allégresse et son peuple pour la joie. Je
ferai de Jérusalem mon allégresse et de mon peuple ma joie; on n'y
entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris. Il n'y aura
plus là de nourrisson vivant quelques jours seulement, ni de vieillard
qui n'accomplisse pas ses jours; car le plus jeune mourra à cent ans,
et le pécheur âgé de cent ans sera considéré comme maudit." (Esaïe 65 :
18 - 20). Plutôt que de tuer un enfant à naître, une femme
devrait se réjouir d'être capable de donner la vie, alors que tant
d'autres n'ont pas ce bonheur. La naissance est une joie : "La femme, lorsqu'elle enfante, a de
la tristesse, parce que son heure est venue; quand elle a donné le jour
à l'enfant, elle ne se souvient plus de sa douleur, à cause de la joie
de ce qu'un homme soit venu au monde." (Jean 16 : 21). A
mon avis, il est préférable de penser au bonheur d'être mère, ainsi
qu'aux conséquences physiques et psychologiques d'un avortement plutôt
que de penser au traumatisme causé par une grossesse non désirée.
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