Nous lirons le chapitre 12 du livre des Nombres.
Ce passage de l?Ecriture commence lorsque Marie et Aaron murmurèrent contre Moïse. Beaucoup de gens perdent la bénédiction quand ils se mettent à s?occuper des affaires des autres. Dès le commencement, le Seigneur S?est efforcé de nous apprendre cette vérité.
L?une des plus sévères leçons de la Parole de Dieu concerne les inconvénients que l?on rencontre quand on met son nez dans les affaires des autres.
Aaron était le frère de Moïse, et Marie sa s?ur. Quand Moïse a été appelé par Dieu depuis le Buisson Ardent, il a commencé à trouver des excuses en invoquant ses difficultés d?élocution. Dieu lui a donné son frère Aaron, et lui a dit :
»Il parlera pour toi au peuple.«
»Or Moïse était un homme fort patient, plus qu?aucun homme sur la face de la terre« (v. 3).
Dans toute l?histoire de l?humanité, aucun homme n?a eu autant de raisons de s?enorgueillir que Moïse. Celui qui est petit s?enorgueillit en s?élevant, et celui qui est grand en abaissant les autres.

Aucun homme n?a jamais entendu les paroles que Dieu a adressées à Moïse. Aucun n?a été honoré par une mission semblable à celle que Dieu a confiée à Moïse. Lorsque Dieu l?appela et l?envoya en Egypte, Il lui dit ces paroles très surprenantes :
»Tu tiendras pour lui la place de Dieu.«
Ses paroles étaient comme celles de Dieu, et ses ?uvres furent semblables à celles de Dieu.
La conséquence des murmures de Marie contre Moïse fut qu?elle devint lépreuse.
»La nuée se retira de dessus la tente. Et voici, Marie était frappée d?une lèpre, blanche comme la neige. Aaron se tourna vers Marie ; et voici, elle avait la lèpre. Alors Aaron dit à Moïse : De grâce, mon seigneur, ne nous fais pas porter la peine du péché que nous avons commis en insensés, et dont nous nous sommes rendus coupables !« (V. 10-11).
Alors Moïse pria. Sa prière est caractéristique de nombreuses prières de la Bible. Elle est courte. Elle ne contient que sept mots :
»O Dieu, je te prie, guéris-la !«
Après la confession qu?Aaron avait faite de tout son c?ur, le c?ur de Moïse fut touché, comme le fut le c?ur de Dieu.
Quand tu pries, crois !
Je voudrais vous parler un peu de la prière. Il me semble que cette prière de Moïse est un merveilleux exemple de l?enseignement remarquable de Jésus sur la foi, dans le chapitre onze de Marc. Après avoir maudit le figuier, Jésus utilise cet événement pour exposer un merveilleux enseignement sur la foi en Dieu.
Il dit :
»En vérité, en vérité...«
Lorsqu?un oriental employait ces paroles, il levait la main et parlait avec la solennité d?un serment. Jésus a dit que nous devions faire quelque chose :
»Je vous le dis en vérité, si quelqu?un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s?il ne doute point en son c?ur, mais croit que ce qu?il dit arrive, il le verra s?accomplir. C?est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l?avez reçu, et vous le verrez s?accomplir« (Marc 11 : 23-24).

Quand l?avez-vous reçu ?
Mais : "en priant", c?est -à-dire au moment où vous priez !
Vous l?avez déjà ! C?est ce que cela signi- fie.
Nous avons eu avec nous, dans notre groupe d?évangélisa- tion, un petit Anglais qui disait aux gens, lorsqu?ils priaient :
- »Arrêtons un peu de prier pendant cinq minutes, et commençons à croire Dieu ! Nous allons voir ce qui va se passer !«
C?est absolument fantastique de voir ce qui peut se passer quand les gens commencent à croire Dieu !
Le cri de l?âme d?un frère.
Il existe une attitude de foi, une ouverture de l?âme à Dieu, un moment où Dieu nous saisit dans l?Esprit. Je peux imaginer le cri de l?âme de Moïse dans ces circonstances. Marie, sa propre s?ur, était à présent frappée d?une lèpre »blanche comme la neige.«
Quels étaient les sentiments de son c?ur ? J?ai parfois pensé que l?occasion où j?ai crié à Dieu avec le plus de foi et de détermination, avec le désir le plus ardent de voir s?accomplir Sa volonté, a été celle où j?ai prié pour la guérison de l?une de mes s?urs. Nous étions vraiment amis depuis notre enfance. Elle était un peu plus âgée que moi. Je venais juste de recevoir la révélation du ministère de guérison de Jésus.
Elle était en train de mourir d?une perte de sang. Ma mère me téléphona un soir et me dit :
- »John, si tu veux voir ta s?ur vivante, tu ferais mieux de venir tout de suite !«
À mon arrivée, ma mère me dit :
- »Tu arrives trop tard, elle est partie !«
Je suis allée près de son lit, et j?ai posé ma main sur son front. Il était pâle et froid. J?ai fait descendre ma main sur son c?ur, et le c?ur avait cessé de battre. J?ai saisi un petit miroir et je l?ai tenu devant sa bouche, mais aucune buée ne l?a recouvert. Elle ne respirait plus. J?étais abasourdi. Son mari était agenouillé au pied du lit et pleurait. Leur bébé dormait dans son berceau de l?autre côté de la chambre.
Mon vieux père et ma mère étaient à genoux près du lit, et sanglotaient. Ils avaient déjà vu mourir huit de leurs enfants. Elle était la neuvième.
Mon âme était agitée par une tempête.

Juste quelques semaines auparavant, ma femme avait été guérie alors qu?elle était tout près de la mort. Avant cela, l?un de mes frères avait été guéri, après avoir été invalide pendant vingt-deux ans. Peu auparavant, ma s?ur aînée, qui avait cinq cancers dans ses seins, que l?on avait opérée cinq fois et que la médecine avait abandonnée, avait été guérie.
Regardant ma s?ur, je dis :
- »Oh Dieu ! Ce n?est pas Ta volonté ! Je ne peux pas l?accepter ! C?est l??uvre du diable et des ténèbres !«
C?est le diable qui détient la puissance de la mort.
Je découvris un fait étrange. Il y a des moments où notre esprit s?accroche à l?esprit de quelqu?un d?autre. D?une manière ou d?une autre, il me semblait que mon esprit s?accrochait à l?esprit de ma s?ur. Je me mis à prier :
- »Seigneur Bien-aimé, il n?est pas possible qu?elle parte !«
Je me suis mis à arpenter la chambre pendant un moment. Mon esprit criait à Dieu pour qu?Il me montre quelqu?un qui avait assez de foi en Dieu, et que je pourrais appeler pour qu?il m?aide. Cela se passait il y a vingt-cinq ans, à une époque où celui qui se confiait à Dieu pour la guérison passait presque pour un fou aux yeux de l?Eglise et du monde.
Que Dieu soit béni, c?est différent à présent ! C?est l?avantage d?avoir des gens qui font confiance à Dieu, qui marchent dans les voies de Dieu, qui vont ensemble, restent ensemble, et qui forment dans la société un noyau qui possède une certaine puissance pour Dieu. Je n?ai aucune confiance ni foi dans tous ces petits efforts que les gens déploient quand ils courent ici et là. La plupart de ces efforts s?évanouissent comme une vapeur.
Si vous voulez que quelque chose de sérieux soit fait pour Dieu et pour l?humanité, unissez vos c?urs, vos mains et vos âmes. Organisez-vous !
(John Lake désigne un bébé dans l?auditoire)
La maman de ce bébé n?aurait pas été guérie s?il n?y avait pas eu un petit groupe déterminé à prier jusqu?à ce que cette femme soit guérie. Ils sont restés en prière toute la journée de lundi. A cinq heures de l?après-midi, ils avaient la victoire ! Cela leur a pris toute la journée.
Je désire que nous soyons assez remplis de l?Esprit et de foi pour que nos yeux spirituels puissent traverser les brouillards et voir ce qui se passait pendant cette journée, jusqu?à ce que les puissances des ténèbres soient dispersées et que la guérison se manifeste !
En arpentant de long en large la chambre de ma s?ur, je pensais qu?il n?y avait qu?un seul homme qui pouvait avoir la foi dans ces circonstances, c?était John Alexander Dowie. Il habitait à près de mille kilomètres de là. Je pris le téléphone, appelai la Western Union, et leur dis que je voulais transmettre un télégramme au Docteur Dowie, en lui demandant de me répondre le plus vite possible.
Je lui expédiai le télégramme suivant :
-»Apparemment, ma s?ur est morte, mais mon esprit ne veut pas la laisser partir. Je crois que si vous priez, Dieu va la guérir.«
Voici la réponse qu?il m?envoya :
- »Tenez ferme à Dieu. Je prie. Elle vivra.«
Je l?ai dit mille fois, qu?aurais-je fait si, au lieu de recevoir ce télégramme plein de foi, j?en avais reçu un envoyé par un prédicateur chétif qui aurait pu me dire :
- »Je crains que vous ne vous égariez« , ou :
- »Frère, vous êtes dérangé« , ou encore :
- »Le temps des miracles est passé !«
La puissance de sa foi qui m?était transmise par ce télégramme commença à embraser mon âme d?éclairs.
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Pendant que j?é- coutais la réponse au téléphone, des éclairs divins commencèrent à jaillir dans mon esprit. Je me mis à prier :
- »Cette mort vient de l?enfer ! Elle ne peut pas être, elle ne doit pas être ! Au Nom de Jésus-Christ, je détruis cette mort et cette maladie ! Elle vivra !«
À la fin de ma prière, je tournai les yeux vers le lit, et je vis les paupières de ma s?ur clignoter. Mais j?étais tellement échauffé que je me dis :
- »Je suis peut-être en train de me monter la tête !«
Alors je restai un moment auprès du téléphone, sentant toujours des éclairs divins jaillir de mon âme. Puis je vis mon beau-frère se lever et tapoter le front de sa femme. Je compris que lui aussi avait vu quelque chose. Je lui dis :
- »Qu?y a-t-il, Pierre ?«
Il répondit :
- »Il me semble que j?ai vu bouger ses paupières !«
À ce moment précis, les paupières bougèrent à nouveau.
Cinq jours plus
tard, elle vint chez mon père, et toute la famille Lake fut réunie pour
le repas de Noël.
Pour la première fois de leur vie, ils étaient tous en bonne
santé !
La prière persévérante est parfois nécessaire
Bien-aimés, ce n?est pas la longueur de nos prières qui nous permet d?être exaucés par Dieu, mais notre foi !
Cependant, je veux encourager ceux qui pensent que la prière persévérante est une nécessité, comme nous le pensons tous parfois. Nous n?avons pas la moindre idée des puissances des ténèbres contre lesquelles nous prions. Paul a dit :
»Car nous n?avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes« (Ephésiens 6 : 12).
Il faut parfois vous accrocher à Dieu, rester devant Lui, traverser les nuages noirs et les ténèbres, aller jusqu?au bout de la nuit, jusqu?à ce que la foi de Dieu perce, et que l??uvre soit achevée.
L?expérience de Daniel
Vous rappelez-vous l?expérience de Daniel, l?une des plus belles de la Bible ? Il lui fallait une réponse du ciel. Il a jeûné et prié vingt-et-un jours. Le vingt-et-unième jour, un ange lui apparut, venant directement du ciel, et lui dit :
»Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu?il m?eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant. Il me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à c?ur de comprendre, et de t?humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c?est à cause de tes paroles que je viens. Le chef du royaume de Perse m?a résisté vingt et un jours ; mais voici, Micaël, l?un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là« (Daniel 10 : 11-14).

La réponse de Dieu est partie non pas la dernière fois que tu as prié, mais la première ! Dès que le prophète eut commencé à s?humilier devant Dieu, la réponse est partie. Mais le Prince de Perse a résisté à l?ange pendant vingt-et-un jours. Finalement l?Archange Micaël fut envoyé à son aide, et la réponse parvint à Daniel.
Micaël est constamment décrit comme l?Ange Guerrier. Il a fait la guerre au diable et l?a chassé du ciel.
Comprenez bien ce qui se passe. Daniel a prié, Dieu a entendu sa prière et l?a exaucée en lui envoyant un ange. Mais cet ange a été retenu en chemin par une certaine puissance des ténèbres, jusqu?à ce que des renforts, en la personne de Micaël, l?un des principaux chefs des anges, viennent à son secours.
Je me demande ce qu?il a fallu accomplir dans la vie de tous ceux qui étaient concernés, pour que Dieu puisse exaucer cette prière !
Tu pries peut-être pour quelqu?un, pour un ami, un frère, un fils, ou une fille, qui a besoin de ton amour et de ta foi. Bien-aimé, aie foi en Dieu, reste en prière jusqu?à ce que l?Esprit ait la possibilité de régler ce problème ! Tout est là ! Accroche-toi jusqu?au bout ! N?abandonne pas ! C?est la Volonté de Dieu ! Tu as le droit de recevoir la réponse !
Il existe un ministère d?intercession qui vient du ciel. Il s?agit d?une prière faite par l?Esprit de Dieu. Il s?agit d?entrer dans l?esprit de prière du Saint-Esprit. Il prie. Il prie pour toi ! Il prie pour moi !
»L?Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables« (Romains 8 : 26).

Lorsque notre esprit est uni au Sien, nous entrons en présence de Dieu, dans l?unité de la foi, dans l?amour de Son Esprit. Beaucoup de gens s?arrêtent à mi-chemin. Accroche-toi à Dieu, et prie jusqu?au bout !
Parfois, comme lorsque ma s?ur revint à la vie, la foi et la puissance de Dieu viennent comme des éclairs.
Comme lorsque Moïse a prié :
»O Dieu, je te prie, guéris-la !«
La guérison de Marie fut instantanée. Parfois, c?est seulement notre nature humaine qui prie. Vous pouvez reconnaître vous-mêmes ces moments où votre âme ne participe pas à la prière, encore moins votre esprit.
Il y a des moments où c?est votre âme qui prie.
Mais il y a aussi la prière de votre esprit, qui est le niveau le plus profond de votre être, plus profond que celui de l?âme.
Que Dieu soit béni, il existe une prière où l?esprit de l?homme et l?Esprit de Dieu peuvent s?unir et devenir un.
Quand Moïse a prié ce jour-là, on peut imaginer à quel point son âme a dû être bouleversée. C?était sa propre s?ur, celle qui était sur la berge du fleuve lorsqu?il était bébé, celle qui l?avait installé dans le panier en osier, qui l?avait caché dans les roseaux et qui l?avait surveillé jusqu?à ce qu?il soit en sécurité.
Ne croyez pas qu?elle ne s?intéressait pas à lui. Elle avait pour Moïse l?affection d?une s?ur et d?une mère. Elle voulait qu?il reprenne le droit chemin. Elle craignait qu?il ait fait une grande erreur à l?occasion de son mariage.
Dites-moi, bien-aimés, êtes-vous un père ou une mère qui tenez tellement à l?un de vos chéris que vous avez peur de l?abandonner entre les mains de Dieu ? C?est l?une des choses les plus difficiles qu?il nous faut apprendre. Nous devons les relâcher pour que Dieu puisse les prendre !
L?expérience de Stephen Merritt
Stephen Merritt était un pieux entrepreneur de New York. Sa chère vieille épouse et lui vivaient pieusement. Ils élevèrent un fils, mais jamais aucun garçon ne s?est autant égaré loin de Dieu que leur Charley.
Charley se lançait toujours dans quelque affaire louche, la police venait, et leur disait :
- »Charley a fait ceci et cela. Il nous faut tant d?argent pour le sortir de ses difficultés.«
La semaine suivante, un autre policier venait raconter autre chose, et cela n?arrêtait pas. Les deux pauvres vieux priaient et versaient toutes leurs larmes pour le salut de ce garçon.
Un jour que Stephen Merritt était assis dans son bureau, priant pour son fils et arrosant le plancher de ses larmes, il entendit la voix de Dieu lui dire :
- »Depuis combien de temps essayes-tu de sauver Charley ?«
Il répondit :
- »Depuis longtemps, Seigneur !«
Le Seigneur dit :
- »Maintenant, quand tu auras fini, j?agirai !«
Le vieil homme réfléchit, et voici ce qu?il fit.
La police vint et lui dit :
- »Charley a fait ceci et cela.«
Il demanda :
- »Qui est Charley ?«
- »Mais c?est votre fils !«
- »Non, je n?ai aucun fils qui s?appelle Charley !«
Lorsque Dieu lui avait parlé, il s?était mis à genoux, et avait dit :
- »Seigneur, il n?est plus mon fils, je Te le donne jusqu?à ce qu?il soit sauvé.«
Alors il répondit à la police :
- »Non, je n?ai pas de fils.«

Ils le regardèrent et hochèrent la tête. Puis ils envoyèrent un autre officier de police. Mais cela ne servait plus à rien de venir le voir. Ils crurent que le vieil homme était devenu fou.
Environ neuf mois passèrent. Un jour, un officier de police se présenta et dit :
- »Charley a sauté par-dessus le pont de Brooklyn et s?est tué.«
Ils voulaient que le vieil homme fasse draguer la rivière pour retrouver le corps. Mais le père dit :
- »Je n?ai pas de fils qui s?appelle Charley. Draguez la rivière si vous le voulez !«
Alors, ils draguèrent la rivière, mais le corps qu?ils retrouvèrent n?était pas celui de Charley. Trois mois passèrent encore. Un jour, l?un des employés dit au vieil homme :
- »Il y a l?un de vos amis dans le bureau.«
Quand le vieil homme entra, il vit que c?était Charley. Il était bien habillé, son visage était propre, tout indiquait qu?il avait en lui la lumière de Dieu. Son fils tomba à ses pieds, l?embrassa et lui demanda pardon. Il lui dit, en matière d?explications :
- »Il y a trois mois, j?ai été sauvé dans une mission d?évangélisation, mais je ne voulais pas venir te voir tant que je ne pouvais pas venir en homme.«
Les béquilles humaines
Il en est ainsi non seulement quand vous priez pour les autres, mais aussi quand vous priez pour vous-mêmes. Certains parmi vous s?accrochent à leur maladie, ou à leur difficulté, comme à des béquilles. Vous en êtes conscients en permanence, à tel point que Dieu ne peut pas l?enlever de vos mains ! Spirituellement, vous êtes dans la même situation que Stephen Merritt. Il était tellement décidé à sauver son fils que c?était lui qui le faisait, au lieu de laisser Dieu agir.
Peut-être vous accrochez-vous au péché de la même manière. Peut-être vous accrochez-vous à la désobéissance de la même manière. Peut-être est-ce à votre maladie. S?il y a une chose qui vous empêche d?être béni, abandonnez-la, et ouvrez vos mains et votre c?ur !

Quand j?étais petit, j?allais souvent visiter les écluses à Sault-Ste-Marie, dans le Michigan, où se trouvait ma maison. Un jour, un marin qui se trouvait sur un mât perdit l?équilibre et tomba à l?eau. Un autre marin se mit debout sur le bastingage et le fixa du regard.
Celui qui était tombé s?enfonça et remonta, il s?enfonça à nouveau et revint encore à la surface, en agitant violemment l?eau autour de lui. Pourtant, l?autre ne bougeait pas. Puis son camarade s?enfonça encore pour la troisième fois, sans bouger cette fois. Juste au moment où il disparut dans l?eau, l?autre marin plongea, et le ramena avec lui.
Deux messieurs qui se trouvaient là dirent :
- »Ce gars a déjà sorti des hommes de l?eau auparavant !«
Il avait attendu jusqu?à ce que l?autre n?ait plus de forces. Sinon, tous deux auraient pu se noyer.
Nous sommes nombreux à lutter et à nous débattre, jusqu?à ce que nous n?ayons plus de forces et que nous laissions Dieu Se saisir de nous. Quand j?étais jeune, j?étais aussi orgueilleux que Lucifer, comme tous les Lake que j?ai connus. Robert Burns a écrit avec la pointe de son diamant, sur une vitre d?une auberge des Highlands :
- »Il n?y a rien ici, que l?orgueil des Highlands, l?orgueil des Highlands et la pauvreté.«
Leur pauvreté ne les gênait nullement. La chose la plus difficile, pour moi, fut de capituler devant Dieu. Je n?avais jamais bu de whisky de ma vie, jamais touché au tabac, mais mon c?ur orgueilleux a dû lutter comme un homme qui se noie, jusqu?à ce que j?accepte finalement de dire :

- »Seigneur, sauve -moi !«
Il a fallu encore que je finisse par m?agenouiller der- rière un vieil orme, pour déverser mon c?ur devant Dieu et capituler devant Lui.
La lumière du ciel pénétra dans mon âme. Je me relevai fils de Dieu, et le sachant !
Laissez Dieu vous prendre. Cessez de transpirer, cessez de lutter. Ceux qui sont sans doute les plus difficiles au monde à sauver sont les adeptes de la Science Chrétienne. Pourquoi ? Parce qu?ils travaillent tellement dur à se sauver eux-mêmes ! Ils ont appris tellement de leçons, ils ont tellement concentré leurs pensées sur la guérison qu?ils sont presque complètement épuisés.
Il faut que vous les aidiez à abandonner toutes ces choses jusqu?à ce qu?ils puissent dire :
- »J?arrête d?essayer, je crois !«
Que Dieu soit loué !
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Chapitre 5
Sur quel terrain se tenir pour être guéri ?
Le sujet de la guérison est traité dans la Bible d?une manière de plus en plus développée, de la Genèse à l?Apocalypse. Il y a un développement progressif des promesses concernant la guérison, ainsi que des principes définis par le Seigneur, par lesquels la guérison peut être reçue.
La manifestation la plus puissante du ministère de guérison, tel que nous le décrit la parole de Dieu, se produit avec le Baptême du Saint-Esprit, lorsque les disciples, le jour de la Pentecôte, ont été remplis et habités par l?Esprit Vivant du Dieu Vivant.
Le but de Jésus-Christ
Pourquoi Jésus-Christ a-t-Il vécu, est-Il mort sur la croix, a-t-Il été enseveli, est-Il allé prêcher aux morts qui étaient morts dans l?espérance de Sa venue, pour les emmener dans Sa propre gloire, pourquoi est-Il ressuscité des morts, pourquoi est-Il finalement monté sur le trône de Dieu ?
Il a fait tout cela dans un seul but : pour que Lui, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, puisse être fondé à recevoir le don du Saint-Esprit, et qu?Il puisse avoir le droit de Le répandre pour toujours sur Ses disciples.

Sans ce point culminant, atteint lorsqu?Il est monté sur le trône de Dieu, tout le reste aurait été sans valeur. La promesse faite par le Père à Jésus-Christ Lui-même fut accomplie par le Père. Christ, le Sauveur et le Rédempteur de l?Humanité, exerçant la Puissance de Dieu, a répandu d?en haut le Saint-Esprit sur Ses disciples.
On connaissait la guérison au temps des patriarches
Dès la période reculée des patriarches, et jusqu?à l?époque de Moïse, le sujet de la guérison était apparemment aussi bien connu que par nous aujourd?hui. La première mention d?une guérison remonte au moment où les femmes d?Abimélec ont été guéries en réponse à la prière d?Abraham.
Ensuite, on trouve le cas de Sara, qui fut guérie de sa stérilité, à l?âge de quatre-vingt-dix ans. Ce ne fut pas une simple guérison ordinaire, mais un miracle créatif. Les processus naturels qui étaient morts en elle ont été restaurés par l?action du Dieu Tout-Puissant, et elle fut capable de porter un enfant à l?âge de quatre-vingt-dix ans.

Rachel est un autre exemple de guérison de stérilité, relaté dans le livre de la Genèse.
Mis à part en vertu de l?alliance
Quand vous arrivez au livre de l?Exode, vous voyez s?ouvrir une grande phase de guérison. Israël venait de quitter l?Egypte. Ils avaient traversé la Mer Rouge et se trouvaient maintenant dans le désert. Ils étaient loin des méthodes terrestres et des lois oppressives.
Beaucoup de Chrétiens ne sont pas encore allés aussi loin. Leur christianisme ne touche pas leur existence ni leur vie pratique. Ils n?ont une foi vivante pour le salut de leur âme que lorsqu?ils sont en train de mourir. Beaucoup de gens ont un salut qui ne leur permettra de faire beaucoup de choses qu?après leur mort. Mais le salut de Christ vous permettra de recevoir beaucoup de choses merveilleuses tant que vous êtes encore en vie ! La mort prendra soin d?elle-même !
Les révélations que Dieu tient en réserve pour vous et moi, lorsque nous serons morts, nous seront données en leur temps.
En attendant, nous vivons ici et maintenant, pour que Ses promesses se réalisent en nous.
Au chapitre 15 de l?Exode, nous avons une remarquable déclaration : toute une nation de deux millions et demi de personnes, vieillards, hommes et femmes, jeunes, enfants et même bébés encore dans le sein maternel, toute une nation acceptant de conclure une alliance avec Dieu, et de n?avoir que Dieu pour sa guérison !
Aucun de ceux qui avaient vingt ans et plus lorsqu?ils quittèrent l?Egypte n?est jamais entré dans le pays de Canaan, excepté Josué et Caleb. La nation qui est entrée dans le pays était une nation nouvelle, née sous l?alliance avec l?Eternel Dieu, et n?ayant jamais connu d?autre système de guérison que la foi en Dieu. Cette alliance fut conclue après la mise à l?épreuve du peuple, aux eaux de Mara.
La guérison des eaux amères
»Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l?eau de Mara parce qu?elle était amère. C?est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. Le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ? Moïse cria à l?Eternel ; et l?Eternel lui indiqua un bois, qu?il jeta dans l?eau. Et l?eau devint douce. Ce fut là que l?Eternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu?il le mit à l?épreuve« (Exode 15 : 23-25).

Dieu leur avait fait traverser la Mer Rouge par un miracle divin. Une nouvelle nation était née. La colonne de nuée s?était arrêtée aux eaux de Mara. Mara signifie »amer.« Lorsqu?ils vinrent examiner les sources, ils virent que l?eau était amère. Vous pouvez imaginer la consternation qui s?ensuivit ! Pensez aux mères qui avaient besoin d?eau pour leurs enfants, aux vieillards qui haletaient de soif ! Et pourtant, la colonne de nuée s?était étrangement arrêtée devant ces eaux imbuvables de Mara !
Je suppose que l?on a dû suggérer tous les remèdes humains possibles. Ce qui est sûr, c?est qu?ils commencèrent à murmurer. Vous trouverez toujours des rouspéteurs ! Moïse était un héros. Nous n?avons que quelques centaines de rouspéteurs contre nous, mais lui en avait deux millions et demi en même temps !
Je suppose que des comités devaient l?attendre. L?un a dû dire :
- »Moïse, pourquoi donc nous as-tu arrêtés ici ?«
- »Mais c?est la colonne de nuée qui s?est arrêtée ici !«
- »Hé bien, il doit y avoir quelque chose de détraqué dans le mécanisme ! Il ne fonctionne plus ! Dieu ne nous aurait jamais arrêtés ici !«
Ils ont peut-être dit aussi :
- »Ne crois-tu pas que nous ferions mieux de construire une machine pour faire un forage ?«

Ou encore :
»Ne penses-tu pas que nous ferions mieux d?envoyer des équipes de reconnaissance pour chercher une source dans les environs ?«
Les hommes ont toujours été les hommes !
Moïse avait une façon de résoudre ses problèmes que je voudrais que nous connaissions mieux. Pendant que tous les autres murmuraient, il partit prier et se mettre en contact avec Dieu. Beaucoup de gens prient, mais ne sont jamais en contact avec Dieu. Ils font marcher la machine de la prière à sens unique, et n?obtiennent jamais de réponse dans l?autre sens.
Une véritable prière est une communion avec Dieu.
Elle ne consiste pas seulement à prononcer des paroles, mais à obtenir une réponse du ciel.
»La prière de la foi sauvera le malade.«
Dieu n?a jamais promis de guérir en réponse à une autre prière que la prière de la foi. Beaucoup de gens savent faire des prières. Nos livres sont pleins de prières !
Nous sommes de splendides mendiants, de magnifiques mendiants, mais de pauvres croyants.
Ce qui est presque le plus difficile à trouver aujourd?hui, c?est un bon vieux chrétien ayant foi en Dieu !
L?autre jour, j?étais assis auprès du lit d?une vieille dame méthodiste, une brave dame, qui était sauvée, j?en suis certain. Mais lorsque je me suis mis à genoux pour prier pour elle, tout ce qu?elle pouvait dire était :
- »Oh Jésus, guéris-moi ! Oh Jésus, guéris-moi !«
Elle continua à répéter cette phrase, au point qu?il me sembla que même le Seigneur commençait à en être agacé. Après un moment, je tentai de l?arrêter. Je lui dis :
- »Chère S?ur, vous n?avez pas besoin de supplier le Seigneur. Il est mort pour cela ! Il attend de pouvoir le faire !«

Elle prit une longue inspiration, et me dit :
- »Que dois-je faire ?«
Je lui dis :
- »Cessez de supplier, et commencez un peu à croire Dieu, vous verrez s?il ne se passe pas quelque chose !«
Bien-aimés, c?est l?état de votre âme qui vous permet ou non de recevoir une réponse de Dieu. Quand votre c?ur est attaché à Dieu, dans une foi vivante, il se passera quelque chose.
En chimie, il faut que l?on mélange certaines substances pour qu?il se produise une réaction. La Bible dit :
»Mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien.«
Pourquoi ?
»Parce qu?elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l?entendirent.«
L?Esprit de Dieu possède la qualité divine. L?esprit de foi dans le c?ur d?un homme représente la qualité humaine nécessaire pour enflammer l?Esprit de Dieu, et Lui permettre d?exercer Son action divine dans notre âme.
»Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.«
Dieu exige la foi. L?action de l?Esprit de Dieu dans votre vie pour votre guérison sera plus ou moins grande, selon le degré de foi se trouvant dans votre âme.
À petite foi, petite guérison. À grande foi, grande guérison. À foi nulle, guérison nulle ! C?est le principe divin.
Qui Jésus tient-Il pour responsable ?
Certains enseignants de la Parole s?efforcent de rejeter le poids de la responsabilité sur le malade. La Parole de Dieu ne le fait pas. C?est dans la Parole de Dieu que l?on trouve l?exposé le plus clair et le plus direct que je connaisse de ce qu?est la véritable virilité.
Christ place le fardeau de la responsabilité sur les disciples eux-mêmes.
Quand Il se trouvait en présence de la foi, Il en faisait l?éloge. Mais Il a dit à Ses disciples :
»Je vous donne puissance et autorité« ,
et aussi :
»Je vous donne le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.«
Ils sont partis et sont allés guérir les malades.
Jésus a dit aux soixante-dix :
»Dans quelque ville que vous entriez ..., guérissez les malades qui s?y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s?est approché de vous.«
C?est l?explication qu?ils devaient donner. Je crois que nous aurons un jour une armée missionnaire équipée de la puissance de Dieu, qui ira guérir les païens, et qui découvrira que son message aura dans la vie des nations une puissance et une autorité qui nous manquent maintenant.
Un Dieu qui n?a pas la puissance de guérir les corps malades des païens offrirait de piètres garanties de Son pouvoir de sauver leurs âmes.
Quand vous allez voir les païens de Portland, vous pouvez faire exactement la même chose. Paul Rader prêchait dans les taudis, et certains grands prédicateurs vinrent l?écouter. Ils jugèrent merveilleux les résultats qu?il obtenait, et ils l?invitèrent à prêcher dans l?une de leurs grandes églises. Il leur donna avec feu le même genre de prédication que celles qu?il donnait dans les taudis. Le Conseil de l?Eglise le reprit et lui dit :
- »Rader, dans les taudis, c?était merveilleux, et ce message a touché le c?ur des gens. Mais ici, vous avez une autre classe de gens, et nous ne pensons pas qu?il faut employer le même message pour cette congrégation.«

L?un des membres du Conseil était un médecin. Rader lui dit :
- »Docteur, quand vous avez un cas de diphtérie dans les taudis et un autre dans les quartiers chics, donnez-vous des remèdes différents aux malades des taudis, et à ceux des quartiers chics ?«
Il répondit :
- »Non, je leur donne la même chose.«
Rader dit alors :
- »Bon, je suppose donc que si la maladie est la même, le même remède conviendra !«
Dieu est le Seul et Unique Remède
Dieu n?a qu?un seul remède. Il n?en a jamais eu d?autre. Le remède de Dieu est le Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur Jésus-Christ, administré à notre âme par le Saint-Esprit, est la seule puissance rédemptrice qui peut racheter notre âme du péché.
Dieu n?a jamais eu non plus d?autre remède pour la maladie. Ce remède est le Seigneur Jésus-Christ, administré par le Saint-Esprit à la nature humaine.

Voici toute une nation de deux millions et demi de personnes, rassemblées devant les eaux de Mara. Dieu accomplit un miracle, les eaux furent assainies et devinrent douces. Ce fut d?abord une manifestation de Sa Puissance. Ce fut aussi pour stimuler la foi du peuple, et l?encourager à croire en Lui partout et en toutes circonstances.
Remettez votre esprit et votre corps à Dieu
Avez-vous déjà essayé de conduire beaucoup de spirites au salut ? Ils s?amusent avec des esprits, jusqu?à ce qu?ils deviennent des candidats à l?asile, obsédés et possédés, et après ils veulent être délivrés. Ce sont les gens les plus durs à garder enracinés en Dieu et fermes dans la foi.
On leur a appris à ouvrir largement leur être entier à toutes sortes de créatures impures qui ont la forme d?un esprit, et à les garder. Il leur est naturel de le faire. Alors qu?on apprend au vrai Chrétien à se garder libre de toute puissance qui souille.
Ne permettez pas que tout ce qui vous vient aux oreilles prenne possession de vous. Placez la barre de votre âme bien haut, et fermez la porte à ce qui est impur, souillé, et mensonger. Ouvrez votre esprit au Saint-Esprit, à la vérité et à l?amour de Dieu. Laissez entrer Dieu, et laissez tout le reste dehors !

Beaucoup de Chrétiens gardent un petit dieu médicament chez eux. Chaque fois qu?ils ont mal à l?estomac, ils succombent à la tentation, et sont presque dans la même position que des spirites. Ils ont tellement été habitués à laisser entrer en eux leur dieu »drogue« qu?ils ne peuvent pratiquement plus s?en passer.
Il vous faut en permanence demander à ces gens de s?approcher, pour les bénir, les secouer presque jusqu?à l?épuisement, jusqu?à ce qu?ils puissent se tenir debout et laisser tomber leur dieu médicament, pour faire vraiment confiance au Dieu Vivant, au lieu d?essayer de le faire.
Peut-être dites-vous :
- »Qu?est-ce qui lui donne le droit de parler ainsi ?«
Au chapitre 15 de l?Exode, nous voyons l?alliance de guérison que Dieu a conclue avec les enfants d?Israël, lorsqu?ils eurent traversé la Mer Rouge, et qu?ils furent arrivés aux eaux de Mara.
Le Seigneur Tout-Puissant avait signé cette alliance en tant que Yahveh-Rapha, l?Eternel qui Guérit, et le peuple de Dieu a vécu de nombreuses années consécutives sous cette alliance. Pendant des siècles, Israël n?a jamais eu d?autre médecin. Nobles et gens du peuple, riches et pauvres, rois et mendiants, ont placé leur confiance dans le Dieu vivant et éternel.
On ne mentionne qu?une seule fois un homme ayant violé cette alliance. Il s?agissait d?Asa, roi de Juda. L?offense qu?il commit fut si remarquable qu?elle est rapportée dans les Chroniques. Lorsqu?il fut malade des pieds, il ne fit pas confiance au Seigneur, mais il alla consulter les médecins, et il »se coucha avec ses pères« (2 Chronique 16 : 13).
Cela nous rapporte bien peu de nous associer avec des incrédules, à moins de conserver intact l?esprit de notre foi. Quant Salomon voulut se marier, il descendit en Egypte et prit une quantité de femmes égyptiennes, qui emmenèrent leurs médecins païens avec elles à la cour de Jérusalem, et introduisirent en Israël la pratique de la médecine.
Finalement, le roi Asa abandonna sa confiance en Dieu, pour recourir aux méthodes païennes. Les médicaments ont toujours été les moyens de guérison des incrédules. Dieu a toujours été, et est toujours, le Remède des véritables Chrétiens.
David a donné le meilleur bulletin de santé qui ait jamais été écrit ! Il a dit :
»Nul ne chancela parmi ses tribus« (Psaume 105 : 37).
Quelle santé, gloire à Dieu ! Dieu avait donné l?alliance, et Il avait dit :
»Tant que tu la garderas, tu seras béni. Quand tu la violeras, tu en supporteras les conséquences naturelles.«
Ces conséquences naturelles s?appellent malédiction, déchéance, maladie, infirmité et toute la misère qui leur est associée.
Une grande démonstration
Il y a quelques années, j?assistai à l?une des grandes démonstrations de la puissance de guérison faites par John Alexander Dowie, à l?Auditorium de Chicago. À un certain moment, dix mille personnes se sont levées et ont témoigné de leur guérison. Il y avait sur l?estrade cinq grands paniers remplis de cartes portant les noms de soixante mille personnes qui avaient été guéries par Dieu.
Lorsque les dix mille personnes de l?auditoire se sont levées pour attester la puissance de Dieu, Dowie a désigné en même temps les paniers contenant les soixante mille noms, ce qui faisait un total de soixante-dix mille témoignages de guérison.
Je ne sais pas ce que les gens pensent de ceux qui ont suivi Dowie, mais vous pouvez aller visiter la ville qu?ils ont fondée à Zion, dans l?Illinois, aujourd?hui, en 1923, et consulter leurs statistiques démographiques. Vous verrez que leur taux de mortalité est plus bas que dans n?importe quelle autre ville de ce pays ayant une population comparable. Cela prouve que ceux qui mettent leur confiance en Dieu, et en Dieu seul, sont des gens en bonne santé, qui exercent un solide bon sens.

Pourquoi venez-vous à Dieu dans la repentance et l?honnêteté de c?ur ?
Pour que vous soyez délivrés du péché.
Pourquoi vous efforcez- vous de garder votre vie de la contamination du péché, par la prière, par vos efforts spirituels et vos larmes, si ce n?est pour bénéficier, par la grâce de Dieu, d?une plus grande mesure de Sa présence céleste et de Sa puissance ?
Les Chrétiens considèrent la guérison comme relevant de la grâce de Dieu, mais ils ne réalisent pas que la guérison est une science aussi bien qu?une grâce. Je dis aux gens qu?il n?existe pas seulement la grâce de la guérison, mais aussi l?art de la guérison. La guérison est une grâce parce qu?elle appartient à Dieu, et que la puissance de guérison n?est autre que l?Esprit du Dieu Vivant Lui-même.
Mais si vous voulez en parler en la considérant comme un art, vous comprendrez comment ouvrir votre être entier à Dieu, pour que Sa vie puisse s?écouler au travers de vous et vers les autres. C?est cela pratiquer l?art de la guérison. La repentance, avec tout ce qui l?accompagne, vous permet d?ouvrir votre c?ur au Seigneur, de la manière la plus grande possible.
La restitution apporte la guérison
Un jour, un monsieur souffrant de diabète vint me voir. Il m?expliqua son état et me montra un document établi par la Direction Nationale de la Santé, attestant l?évolution de sa maladie au cours des mois passés. Il me dit :
- »Je ne veux pas mourir. Je suis venu pour que vous m?aidiez.«
Je lui dis :
-»Cher frère, le Seigneur va vous aider.«
Nous nous sommes donc agenouillés près du fauteuil de mon bureau et nous avons commencé à prier. Pendant notre prière, tout ce qui me venait à l?esprit était la somme de 5.000 dollars. Je lui posai la question :
- »Frère, que veulent dire ces 5.000 dollars qui me viennent constamment à l?esprit ? Avez-vous volé 5.000 dollars ?«
Il éclata en sanglots et me dit :
- »Oui, c?est mon problème. J?ai volé 5.000 dollars à ma belle-s?ur lorsque mon frère est mort.«
Je lui dis :
- »Possédez-vous cette somme sur votre compte bancaire ?«
Il me répondit :
- »Oui.«
Je lui demandai :
- »Cela s?est passé il y a combien de temps ?«
Il répondit :
- »Il y a huit ans et trois mois.«

Je lui dis :
- »Si vous voulez être guéri, asseyez-vous ici et faites un chèque de ce montant, en y ajoutant les intérêts.«
Il rédigea le chèque, et je veillai à ce qu?il soit posté aussitôt. Puis je lui dis :
- »Maintenant, frère, revenez ici.«
Il était en train de partir en pleurant.
- »Maintenant, vous verrez que vous allez avoir la foi en Dieu.«
Il s?agenouilla à nouveau près du fauteuil de mon bureau, mais, cette fois, ce ne fut pas comme la première fois. Son c?ur était droit, il s?était repenti, et il avait restitué ce qu?il avait pris. Son c?ur s?ouvrit, et il pria comme un bon vieux Méthodiste. Cet homme est à présent l?un de mes proches amis, et il est en bonne santé.
Que Dieu soit béni, si vous voulez recevoir de Dieu l?une des merveilleuses choses qu?Il a pour vous, retournez chez vous et réglez tous les problèmes que vous avez avec votre épicier ou avec quiconque. Si vous voulez être honnête, et si vous n?avez pas l?argent, soyez un homme, téléphonez-leur et parlez-leur. Mettez-vous en règle avec les hommes et avec Dieu, et Il vous bénira.
On n?est pas toujours guéri en faisant des prières. On est guéri en obéissant à Dieu.
Dieu veut que les Chrétiens mettent la barre de la justice à la hauteur où Dieu la place, et qu?ils règlent leur vie en conséquence, que Dieu soit béni ! L?Eglise ne reconnaît pas cette vérité. Elle a presque entièrement négligé les enseignements et les leçons de l?Ancien Testament. Elle ne comprend plus aujourd?hui la source de ses problèmes.
Un jour, le gouvernement britannique se demanda quelle était la cause des problèmes de la nation. Certains membres du Parlement commencèrent à lire l?Ancien Testament, et les lois anglaises concernant la santé. Ils dirent :
- »Nous avons hérité des malédictions, mais nous avons manqué les bénédictions !«
Ils voulaient savoir ce qu?ils devaient faire pour hériter des bénédictions et se débarrasser des malédictions. Il y avait des conflits sociaux, des troubles juridiques, et les tribunaux croulaient sous les procès faits par ceux qui voulaient défendre leurs droits personnels. Ils étaient malades. Ils allèrent jusqu?à nommer une commission qui devait étudier le problème et faire un rapport.
Puis vint la Guerre Mondiale, et l?on classa l?affaire. Bien-aimés, si nous voulons la santé divine dans notre corps et dans notre vie, nous devons revenir à la bonne vieille obéissance à la Parole de Dieu.
Immunisés contre la maladie
Quand nous avons commencé à nous confier en Dieu pour notre guérison, il y a plus de vingt-cinq ans, ma femme et moi, nous avions la foi que Dieu nous guérirait si nous étions malades. Lorsqu?une épidémie de rougeole se déclara, nos enfants vinrent à la maison avec la rougeole. Le Seigneur les guérit. Cela dura pendant plusieurs années.
Un soir, en rentrant à la maison, je vis que deux de mes enfants avaient contracté la variole. C?était trop ! S?il y a quelque chose que je hais, c?est bien la variole. Voyant que mes enfants avaient la variole, nous avons invoqué la promesse du Psaume 91, qui dit :
- »Aucun fléau n?approchera de ta tente.«
Et nous avons chassé la maladie de notre foyer.
Très peu de Chrétiens réalisent qu?il y a dans la Parole de Dieu un merveilleux exemple de santé donné par l?histoire du peuple d?Israël.
Un seul autre exemple a été plus grand que celui-ci, c?est l?exemple donné par l?Eglise chrétienne au cours des trois premiers siècles. Les millions de chrétiens qui ont vécu à cette époque faisaient tous confiance au Seigneur pour leur guérison.
Une application scientifique de l?action de l?Esprit de Dieu
Si nous pouvions faire comprendre au monde la puissance de création et de vie de l?Esprit de Dieu, les hommes découvriraient que la guérison n?est pas seulement une question de foi et de grâce de Dieu, mais aussi une application parfaitement scientifique de l?action de l?Esprit de Dieu aux besoins des hommes.
L?Esprit de Dieu est une réalité aussi tangible que celle de l?électricité. Vous pouvez vous en saisir et la transmettre à quelqu?un d?autre. Vous recevez de Dieu cette puissance par la foi et la prière, et tout votre être se charge de cette énergie.
L?apôtre Paul prenait des linges ou des mouchoirs, et les tenait dans ses mains jusqu?à ce que ces linges et ces mouchoirs soient complètement imbibés de l?Esprit de Dieu. Puis on les envoyait aux malades, ceux-ci étaient guéris, et les démons étaient chassés (Actes 19 : 12).
Chapitre 6
La maladie d?Ezéchias et sa guérison
Nous allons étudier aujourd?hui l?histoire de la maladie d?Ezéchias et de sa guérison. Cette histoire est racontée à trois différents endroits dans l?Ecriture. Voici l?un de ces récits, dans 2 Rois 20 : 1-5 :
»En ce temps-là, Ezéchias fut malade à la mort. Le prophète Esaïe, fils d?Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle l?Eternel : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus. Ezéchias tourna son visage contre le mur, et fit cette prière à l?Eternel : O Eternel ! Souviens-toi que j?ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de c?ur, et que j?ai fait ce qui est bien à tes yeux ! Et Ezéchias répandit d?abondantes larmes. Esaïe, qui était sorti, n?était pas encore dans la cour du milieu, lorsque la parole de l?Eternel lui fut adressée en ces termes : Retourne, et dis à Ezéchias, chef de mon peuple : Ainsi parle l?Eternel, le Dieu de David, ton père : J?ai entendu ta prière, j?ai vu tes larmes. Voici, je te guérirai ; le troisième jour, tu monteras à la maison de l?Eternel.«
Comme son cri a atteint rapidement le ciel ! Comme Dieu a répondu rapidement ! Dieu veille sur nous, n?est-ce pas ? Nous avons parfois tendance à penser que le Seigneur entend nos prières, par la vertu de quelque communication téléphonique spirituelle, mais nous oublions qu?Il voit aussi nos larmes. Quelle merveilleuse leçon est contenue dans le dernier verset !
Après avoir été guéri, il devait monter à la maison de l?Eternel pour Lui rendre grâces. Dieu l?enseignait.
Beaucoup de gens ont saisi leur guérison comme l?aurait fait un chien ou un animal, et sont repartis en courant. Ils n?ont jamais pris la peine de remercier Dieu, dans »la maison du Seigneur.« Cela traduit une certaine bassesse de l?esprit et de l?ingratitude du c?ur.
Le manque de gratitude est très répugnant. Cela revient à faire preuve d?un comportement grossier. Bien-aimés, dans ces temps de déchéance, où il nous semble que la lumière de l?Esprit ait presque disparu, nous devons veiller, par la grâce de Dieu, à rester en harmonie avec l?Esprit de foi en Dieu, et à Lui montrer notre gratitude.
C?est bien dans la nature de notre Père que de donner bien plus que nous Lui demandons. Nous lisons comment, plus tard, lorsque les Assyriens vinrent avec une grande armée, le Seigneur accorda à Ezéchias une merveilleuse délivrance, par Sa puissance. Dieu avait tenu Sa Parole.
La prière d?Ezéchias
Je veux attirer votre attention sur la prière d?Ezéchias, telle qu?elle est rapportée dans Esaïe 38. Il décrit les choses qui se sont passées dans son âme, au moment où la bataille pour sa vie faisait rage.

»Cantique d?Ezéchias, roi de Juda, sur sa maladie et sur son rétablissement :
Je disais : Quand mes jours sont en repos, je dois m?en aller aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années ! Je disais : Je ne verrai plus l?Eternel, l?Eternel, sur la terre des vivants ; je ne verrai plus aucun homme parmi les habitants du monde ! Ma demeure est enlevée et transportée loin de moi, comme une tente de berger ; je sens le fil de ma vie coupé comme par un tisserand qui me retrancherait de sa trame. Du jour à la nuit tu m?auras achevé !« (Esaïe 38 : 9-12).
Ces simples phrases nous transmettent une profonde leçon. En examinant sa vie passée, vous verrez qu?à cause de sa désobéissance à Dieu, la maladie l?avait frappé. A présent, il confesse son péché. Ce n?est pas Dieu qu?il en rend responsable, mais lui-même. C?est l?esprit de la vraie confession.
»Je sens le fil de ma vie coupé comme par un tisserand qui me retrancherait de sa trame... O Eternel ! Je suis dans l?angoisse, secours-moi !«
Parvenir au bout de soi-même

Certains cantiques disent :
»Quand nous parvenons au bout de nous-mêmes...
« Quand nous parvenons au bout de nous-mêmes et de nos efforts personnels, alors nous crions de toute la force de notre c?ur : »Seigneur, secours-moi !«
Parfois, animés par notre puissance et l?inspiration de la foi qui est en nous, nous menons un grand combat. J?ai très souvent affronté la mort, et j?ai vaincu par la seule persévérance d?une foi tenace. Mais il y eut une occasion où je n?avais plus aucune force pour prier. Ce fut lorsque j?attrapai la grippe asiatique. Je descendis jusqu?aux portes de la mort. Mes doigts de pieds devinrent tout noirs, et la mort remonta le long de mes jambes et de mon corps jusqu?à ce qu?elle atteigne mon abdomen.
Puis mes doigts, mes mains, mes épaules furent touchés par la mort. La mort atteignit le sommet de ma tête et redescendit jusqu?à mon c?ur. Mon cerveau était si faible que je pouvais à peine penser. Bien entendu, je n?avais plus la force de prier.
Ma femme était épuisée, et elle avait décidé de dormir au rez-de-chaussée. Tout le monde était épuisé à cause des soins qu?il fallait prodiguer à ceux qui étaient atteints par l?épidémie. Mon infirmière, Madame Mero, s?assit sur un fauteuil à bascule et s?endormit profondément. Après un moment, j?en arrivai au point où je pouvais à peine penser. Je ne pouvais pas prier. Je m?installai au milieu de mes oreillers comme un petit enfant. Je ne pouvais pas prononcer une prière à haute voix, mais j?ai simplement pensé :
- »Seigneur, je suis trop faible pour prier. Je veux simplement me blottir entre tes bras. Je suis dans la paix, Seigneur, mais est-ce vraiment le moment pour moi de partir à la maison céleste ? Je suis prêt, Seigneur, mais je ne crois pas que ce soit le moment. J?ai à peine commencé à faire toutes les choses que je désirais faire dans ma vie.« Alors que j?étais allongé dans cette position, parfaitement tranquille, après environ trente minutes, j?entendis la voix de Dieu parler à mon c?ur. Sa voix était en train de chasser cette maladie :
- »Tu iras jusque-là, et pas plus loin !«
Dès cet instant, je commençai à recouvrer la santé.
Des résolutions prises sur un lit de mort
Vous savez qu?il y a des résolutions prises sur un lit de mort, de même que des repentances de dernière minute. Dans sa prière pour être guéri, Ezéchias avait promis ceci au Seigneur :
»Je marcherai humblement jusqu?au terme de mes années, après avoir été ainsi affligé« (verset 15).
Je me demande combien de gens, comme Ezéchias, ont promis au Seigneur de »marcher humblement« devant Lui, et ont par la suite oublié leur promesse ! Cela me rappelle le dicton :
- »Diable malade veut être saint. Diable guéri l?a vite oublié !«
Ce qui est triste, c?est qu?Ezéchias n?a pas tenu sa promesse. Nous lisons dans 2 Chroniques 32 : 25-26 :
»Mais Ezéchias ne répondit point au bienfait qu?il avait reçu, car son c?ur s?éleva ; et la colère de l?Eternel fut sur lui, sur Juda et sur Jérusalem. Alors Ezéchias, du sein de son orgueil, s?humilia avec les habitants de Jérusalem, et la colère de l?Eternel ne vint pas sur eux pendant la vie d?Ezéchias.«

Quand le châtiment le menaça, il accepta de s?humilier.
Beaucoup de gens font comme cela.
Il vaut mieux appren- dre à rester aux pieds du Seigneur, afin que Sa colère ne vienne pas du tout sur nous !
Dans cette leçon, quel appel à marcher humblement devant l?Eternel Dieu, car c?est de Lui que nous recevons la bénédiction !
Le signe du cadran solaire
L?importance que Dieu attache à la guérison nous est montrée dans une leçon qui me semble l?une des plus profondes et les plus puissantes de toute cette histoire. Lorsqu?Esaïe vint dire à Ezéchias ce que le Seigneur lui avait dit, qu?il ne mourrait pas mais qu?il vivrait, et que le Seigneur ajouterait quinze années à sa vie, Ezéchias dit :
»A quel signe connaîtrai-je que l?Eternel me guérira... ? (2 Rois 20 : 8).
Voici la réponse de Dieu :
« Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l?ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d?Achaz. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendu » (Esaïe 38 : 8).
Réfléchissez au caractère fantastique de la chose que proposait le prophète Esaïe, le fait que l?ombre du soleil reculerait de dix degrés ! Il n?y a qu?un seul autre événement semblable dans toute la Parole de Dieu. Il figure dans Josué 10 : 12-13 :
« Alors Josué parla à l?Eternel, le jour où l?Eternel livra les Amoréens aux enfants d?Israël, et il dit en présence d?Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d?Ajalon ! Et le soleil s?arrêta, et la lune suspendit sa course, jusqu?à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis. Cela n?est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le soleil s?arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour. »
Ce signe donné à Ezéchias m?a frappé avec une nouvelle force aujourd?hui. Ma femme m?a relu cette histoire dans la voiture, alors que nous étions sur l?autoroute entre Eugene et Portland. Elle m?a dit :
- « N?est-il pas étrange que Dieu donne un
signe aussi
fantastique pour une simple guérison ? » 
Il pourrait naturellement nous sembler qu?une guérison est une chose insignifiante, comparée au signe donné par le prophète à Ezéchias pour l?assurer de sa guérison.
Bien-aimés, cela ne prouve-t-il pas que la guérison du roi, ou que la guérison de quiconque, est aussi grande et merveilleuse pour Dieu que le fait de faire reculer l?ombre du soleil de dix degrés, ou d?arrêter le soleil et la lune dans la vallée d?Ajalon ? Dieu a considéré que la bénédiction qu?il voulait accorder à Ezéchias était aussi importante pour Lui que le fait de faire reculer l?ombre du soleil sur le cadran solaire.
Bien-aimés, je me demande si nous ne nous habituons pas trop à recevoir toutes ces guérisons merveilleuses de Dieu, et si nous ne partons pas avec elles comme si nous avions reçu un jouet, et comme si l?Eternel Dieu de l?univers n?avait pas pris du temps et de la peine pour nous guérir ! Oh, combien nous oublions qu?il s?agit d?une question de vie ou de mort ! Notre guérison est tellement importante aux yeux de Dieu qu?Il serait prêt à arrêter, s?il le fallait, la révolution d?une planète pour l?accomplir !
Hier après-midi, avec un groupe de serviteurs de Dieu, nous sommes allés prier pour quelques malades dans divers endroits de la ville. Dans une maison, nous avons prié pour une famille tout entière. Certains membres de cette famille étaient morts récemment, plusieurs autres étaient complètement invalides. Cela m?a rendu le c?ur malade ! J?ai dit à l?un des serviteurs de Dieu :
- « Un tel spectacle révèle bien que notre christianisme aujourd?hui n?a plus aucune puissance ! Que se passerait-il si Jésus-Christ venait dans cette maison ? Il montrerait ce qu?est le véritable christianisme en guérissant toute cette famille. N?est-il pas temps de mettre fin à nos misérables débats théologiques, de nous saisir de Dieu, et d?invoquer la puissance de Christ sur cette maison ? »
Il y avait un esprit d?infirmité dans cette maison. Toute la famille était dans le même état. Seul l?Eternel Dieu et Sa puissance éternelle peuvent détruire la malédiction de la maladie et la chasser de tous ces foyers, pour libérer l?humanité !
Imaginez cinq ou six splendides serviteurs de Dieu se réunissant dans n?importe quelle ville, pour débattre de toutes sortes de petits chipotages, comme :
- « Est-ce que le Seigneur veut guérir ? » « Le temps des miracles est-il passé ? » « Va-t-Il guérir de telle manière, ou de telle autre manière, ou va-t-Il seulement guérir ? »
Bien-aimés, par pitié pour un monde qui se meurt, acceptez de payer le prix, recevez la puissance de Dieu, et libérez les captifs !
Imaginez Jésus-Christ venant sur la terre après tous ces siècles, trouvant l?Eglise endormie et les hommes en train de mourir dans d?affreuses souffrances ! Je me demande si nous faisons beaucoup de cas de la lumière que Dieu nous a donnée ! Je me demande si nous nous rendons compte de ce que cela signifie que d?avoir nos foyers en bonne santé et dans la sainteté !
La loi de la mort
La maladie d?Ezéchias était « pour la mort. » Dieu, dans Son amour, avait envoyé Son prophète pour dire au roi :
« Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus » (Esaïe 38 : 1).
Il se peut que vous ayez attiré sur vous une terrible malédiction, tout comme Ezéchias. Car il a lui-même confessé que c?était son péché qui avait causé cette calamité. Quel péché avez-vous commis ? Est-ce la négligence et la paresse de l?âme, cet état particulièrement léthargique qui s?abat sur le c?ur des Chrétiens, jusqu?à ce qu?il se produise quelque événement pénible qui les réveille ? Dieu avait donc dit :
« Tu vas mourir, et tu ne vivras plus. »
C?est cela, la loi du péché. C?est la loi des circonstances. Selon toute loi connue à l?époque, il devait mourir. Dieu le savait, et Dieu voulait qu?il se prépare. Cela ne résultait pas de la volonté de Dieu. Ce n?était pas Dieu qui le faisait mourir ou qui lui donnait cette maladie. C?était quelque chose qui résultait du péché. Dieu se soucie de ceux que nous laissons derrière nous. Ezéchias devait s?occuper de l?avenir de son royaume lorsqu?il ne serait plus là.
La cause de la maladie
Je veux vous dire ceci : quand vous commencez à analyser le sujet de la maladie, vous découvrirez en général que le problème vient de ce qu?elle est causée par le péché. Je ne dis pas que la maladie est toujours causée par un certain péché ou un péché que vous auriez personnellement commis, mais, plus probablement, par une paresse de l?âme, par l?inactivité de notre esprit, la négligence de la Parole de Dieu, ou l?abandon de la foi, de l?amour et de la prière. Ce sont en général ces choses qui causent et provoquent les problèmes de notre vie.
La puissance de guérison des larmes
Mais Dieu vous guérira si vous vous repentez, si vous Lui confessez votre péché et si vous Lui dites que vous avez besoin de Lui. Dieu aime exaucer les prières. Combien Dieu aime une repentance sincère ! Combien Dieu aime un c?ur assez grand pour se répandre devant Lui dans la prière et pour verser des larmes ! Nous ne voyons plus assez de larmes aujourd?hui.
Un jour, je parlais avec un frère du Baptême du Saint-Esprit, et je lui dis :
- « Il y a une chose dont nous avons besoin, c?est un baptême de larmes ! »
Un baptême de larmes versées sur l?état léthargique de notre vie, et sur la malédiction que notre âme a tolérée. Combien les Eglises doivent le confesser !
Avez-vous récemment pleuré sur vos péchés, ou à propos de votre maladie ? Que Dieu soit béni si vous l?avez fait, le Seigneur a entendu vos prières, Il a vu vos larmes.
Quand nous tombons malades, notre problème, c?est que nous n?allons pas jusqu?à verser des larmes. En général, avant que les Chrétiens atteignent ce point, ils sont prêts à courir à l?hôpital pour qu?on leur coupe quelque chose ! Laissez cette opération se faire dans le c?ur et dans la tête, et la maladie disparaîtra ! Que Dieu soit béni ! Ajoutez quelques larmes à vos prières, vous verrez si cela ne vous permettra pas d?obtenir du ciel ce que vous désirez !
Je ne peux pas me rappeler d?une seule occasion où j?ai prié pour une personne dont le c?ur était brisé et qui pleurait abondamment, et qui n?ait pas été guérie ! Il est beau de voir la dureté de la nature humaine se dissoudre dans les larmes, lorsque ce sont des larmes de vraie repentance devant Dieu.
Comment Dieu a guéri une femme
Un jour, je prêchais à Chicago, et une chère s?ur vint devant l?estrade. Elle me dit qu?elle cherchait la guérison depuis sept ans. Elle avait été partout. On avait prié pour elle des dizaines de fois. Je l?ai observée pendant un moment, mais je ne lui ai pas proposé de prier pour elle. Lorsque je suis sorti de la réunion avec le frère Fockler, il me dit :
- « Lake, vous n?avez pas prié pour cette femme ! »
Je lui dis :
- « J?ai senti dans mon âme qu?il serait bon de la laisser seule pendant quelque temps. »

Après une heure ou deux, nous sommes reve- nus, et cette pauvre âme était toujours là, à genoux.
Les larmes cou- laient de ses yeux et avaient formé une flaque sur le plancher.
La réunion suivante allait bientôt com- mencer. En prenant mon livre de cantiques, je vis cette pauvre âme, et je dis :
- « Venez, frère Fockler, nous al- lons prier pour elle maintenant. »
Nous avons posé nos mains sur sa tête. A ce moment précis, le feu de Dieu l?a frappée. Ce fut la fin de sa maladie pour toujours ! Elle fut instantanément guérie.
Bien-aimés, mêlez des larmes à vos prières quand vous venez à Dieu. Si vos prières sont assez profondes dans votre esprit pour produire des larmes, que Dieu soit béni, cela signifie que Dieu est en train de Se frayer un chemin dans votre vie ! Dieu a eu du mal à nettoyer toutes les saletés qu?il y avait dans vos pensées et dans votre c?ur, et à nous tourner vers ce qui était vraiment important pour notre vie.
Parmi tous ceux qui sont venus ici pour être guéris, combien ont confessé leur péché à Dieu ? Combien, parmi vous, ont réellement demandé à Dieu de les sauver de leurs péchés, en le désirant vraiment ? Combien parmi vous se sont réellement placés sur l?autel de Dieu ? C?est en faisant cela que l?on permet à Dieu d?agir. Le char de Dieu passera sur une route dont les pierres ont été dégagées. Que Dieu soit béni !
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Chapitre 7
La réalité tangible de l?Esprit
L?une des choses les plus difficiles à comprendre, pour ceux qui ne sont pas habitués au ministère de guérison, est de réaliser que l?Esprit de Dieu est une réalité tangible, concrète, vivante, tout aussi réelle que l?électricité, toute aussi réelle que n?importe quelle force que l?on rencontre dans la nature. Oui, et infiniment plus réelle ! L?Esprit de Dieu est le principe de vie qui soutient partout toutes les manifestations de la vie.
Votre esprit est cette qualité de vie qui est en vous, le principe de vie qui vous donne le mouvement. Il ne s?agit pas seulement de votre intelligence, mais de l?Esprit de Dieu qu?Il a soufflé en vous, cet esprit que Dieu a soufflé dans l?homme. Il est éternel. Prenez l?homme extérieur et enterrez-le, les vers le mangeront. Mais ils ne mangeront pas l?homme réel, celui qui vit à l?intérieur du corps.
Peu de gens pensent donner à cet homme intérieur sa place normale, peu reconnaissent le droit divin de cet homme intérieur de diriger et de gouverner notre être entier.
Le secret de la conversion, pour un chrétien, revient à donner à Dieu le droit d?entrer dans votre vie et d?habiter dans votre être entier. Vous aviez un esprit en vous, avant que Dieu vienne vous sauver. C?était un esprit insufflé par Dieu, un esprit éternel que Dieu avait insufflé en vous au commencement. Il fallait cet esprit pour faire de vous un être humain.
Mais cela n?est pas le salut.
Quand Jésus-Christ entre dans l?âme d?un homme pour le sauver, Il envoie Son Esprit dans votre nature pour vous sauver par Sa grâce. Il prend possession de votre esprit, de votre âme, et de votre corps. Le salut est la chose la plus réelle qui soit au monde, que Dieu soit béni !
L?homme qui tomba dans la rivière

Un jour, je traversais l?un des ponts de Chicago, quand un homme tomba dans la rivière. C?était l?époque où toutes les eaux usées de Chicago se déversaient dans la rivière. Un homme, qui avait plus de présence d?esprit que moi, saisit une corde dans un camion et réussit à sortir l?homme de l?eau, mais il était évanoui. On avait appelé un docteur. Il plaça l?homme sur un tonneau, face contre terre, et commença à le secouer.
Un monsieur dit :
- « Grâce à Dieu, il est vivant ! »
Mais le docteur répondit :
- « Pas trop vite ! Nous l?avons sorti de la rivière, mais maintenant nous devons sortir la rivière de lui ! »
Et il continua à faire sortir de l?homme cette eau noire et boueuse, pour que l?air pénètre dans les poumons de l?homme.
Beaucoup de gens sont sauvés de la même manière. Ils ont saisi Dieu par la foi. Lorsqu?ils seront morts, ils iront au ciel pour être avec le Seigneur. Mais il y a quelque chose de bien meilleur que cela. Le salut en Jésus-Christ consiste aussi à « faire sortir la rivière » de vous ! A enlever la boue de votre esprit, afin qu?il soit pur et doux comme l?Esprit de Dieu. A l?enlever de vos pensées, pour qu?elles soient guéries, et que vous puissiez avoir les pensées et la conscience de Dieu, pour que vous soyez nettoyé de toutes ces saletés et pourritures, par la puissance de Dieu. C?est cela, le salut !
Jésus n?a jamais rien enseigné d?autre. Il nous enseigne un plein salut pour l?esprit, l?âme et le corps, qui doivent glorieusement manifester l?homme racheté, que Dieu soit béni !
Mon c?ur chante et mon âme carillonne de joie quand je pense à ce véritable salut !
Le monde passe à côté. L?Eglise passe aussi à côté, dans la mesure où cette conception du véritable salut ne correspond plus au modèle de Dieu, mais se réduit à ce qui se passe au ciel. On a perdu la saveur et la puissance de Sa grâce rédemptrice. On commence seulement à retrouver lentement cette vision.
Nous qui avons suivi, au cours des dernières semaines, les leçons de l?Ancien Testament, nous avons pu établir les véritables fondations sur lesquelles va pouvoir s?appuyer toute la structure ultérieure de la foi en la guérison. Nous avons étudié les expériences des patriarches, et l?alliance que Dieu a conclue avec les enfants d?Israël :
« Si tu écoutes attentivement la voix de l?Eternel, ton Dieu. »
C?est le premier principe de la guérison : l?obéissance à la Volonté de Dieu.

Quand on vit en harmonie avec Dieu et avec la Parole de Dieu, on a déjà pratiquement éliminé la moitié des causes de maladie !
Mardi dernier, un homme est entré dans mon bureau en disant :
- « Oh, je suis en train de devenir fou ! »
Je lui dis :
- « Oui, cela m?en a tout l?air ! »
Il ajouta :
-« J?ai envie d?aller me noyer ! »
Je répondis :
- « Sois un homme, prends un siège et dis-moi ce qui se passe ! »
Il répondit :
-« Ma femme veut me quitter. »
Je lui dis :
-« Ce qui est remarquable, c?est qu?elle veuille seulement te quitter maintenant ! C?est un prodige qu?elle ne l?ait pas déjà fait ! »
J?ajoutai :
- « Bien, je vais te dire ce que tu devrais faire. Tu dois aller vers Dieu, te repentir de ton péché et te mettre en règle avec Lui. Quand tu auras fait cela, tu pourras te mettre en règle avec ta femme et avec tout le monde. Tant que tu ne l?auras pas fait, ton foyer sera un enfer. C?est toi qui es le problème et qui as causé tout cela ! »
Que Dieu soit béni, c?est ce qu?il a fait. Il est à présent sauvé, et son foyer est sauvé. Cette famille n?a pas été détruite.
Oui, mes amis, l?obéissance à la Parole de Dieu est le premier principe par lequel nous pouvons établir une relation avec Dieu.
La manière normale d?être guéri
Une dame avait un frère qui se mourait d?hydropisie. Il vint ici et commença à guérir pendant une semaine ou deux. Puis il reçut une conviction de péché qui absorba ses pensées et son âme. Ensuite, sa santé recommença à se détériorer. Il fut tout près de mourir. Alors il leva les mains au ciel et s?abandonna à Dieu. Son âme fut en paix. Puis la puissance du Seigneur vint et le guérit.
Nous sommes heureux que Dieu veuille sauver les hommes par les moyens qu?Il choisit, mais la manière naturelle et normale est de venir confesser vos péchés pour vous mettre en règle avec Dieu. Vous êtes alors sur le terrain de la foi, votre c?ur est en repos, votre âme est en paix, et vous avez dans votre esprit la conscience du salut de Dieu.
La foi pour la guérison est alors naturelle.

Nous sommes allés prier pour un cher monsieur qui était en train de mourir d?une maladie chronique.
Son état continua à empirer. Puis il commença à se préoccuper sé- rieusement de son salut.
Son anxiété aug- menta, jusqu?à ce qu?elle absorbe complètement son âme. Je dis :
- « Cela ne sert à rien de prier pour sa guérison. Il ne guérira jamais tant que son c?ur ne sera pas en paix avec Dieu. »
Je dis au frère qui allait le visiter de prier pour que la puissance de Dieu vienne sur lui pour le sauver de son péché. Quand il revint, il nous dit que le visage du malade était rayonnant. Le Seigneur était venu et l?avait sauvé de ses péchés, puis Il l?avait guéri.
« Car la loi de l?Esprit de vie en Jésus-Christ m?a libéré de la loi du péché et de la mort. »
Dans ce passage de l?Ecriture, vous avez l?une des déclarations les plus merveilleusement condensées, qui nous révèle en peu de mots les plus grands principes spirituels. Voici un autre passage semblable :
« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. »
En voici encore un autre dans 1 Corinthiens 8 : 6 :
« Néanmoins pour nous il n?y a qu?un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

Il est le Dieu qui était à l?origine, de qui viennent toutes choses. C?est par Sa vie, Sa nature, Son caractère et Sa substance que Jésus-Christ le Créateur a fait toutes choses. Ainsi, celui qui prie prend de l?Esprit et de la Substance de Christ et, par la foi, forme et crée ce que son âme désire, que cela concerne la sainteté ou la guérison.
Nous pouvons, par l?action de notre volonté, nous libérer de la puissance de la loi du péché et de la mort et, par l?action de notre volonté, nous mettre consciemment en contact et en relation avec la loi de l?Esprit de Vie.
Libéré de la loi de la gravité
Nous pouvons lire l?histoire d?un homme qui vivait vers le seizième siècle, et que l?on appelait le « moine volant. » Quand il se trouvait dans un certain état spirituel, cet homme possédait la particularité de s?élever en l?air et de flotter dans la pièce où il se trouvait. Un jour qu?un certain prince royal le visitait, il est dit qu?il s?est envolé par la fenêtre !
On pensait que cet homme avait réussi à se mettre en relation avec une certaine loi qui le libérait de la loi de la gravitation, et qui lui avait permis de s?élever de sa chaise pour s?envoler par la fenêtre !

S?il avait pu rester en contact avec cette loi, je me demande jusqu?où il aurait pu aller !
Lorsque, dans l?Ancien Testament, les prophètes sont allés chercher Elie, ils ont dit :
« Peut-être que l?Esprit de l?Eternel l?a emporté et l?a jeté sur quelque montagne ou dans quelque vallée » (2 Rois 2 : 16).
Ils comprenaient mieux certaines lois spirituelles que notre génération ne les comprend. Mais Elisée répondit :
« Ne les envoyez pas ! »
Car il savait, lorsqu?il se trouvait près de la rivière, que la gloire de Dieu était descendue du ciel, et qu?Elie était monté dans le char de Dieu pour aller dans la gloire.
Y a-t-il quelque chose qui vous tient lié ?
Nous marchons dans cette vie en fermant nos pensées et en fixant notre c?ur sur ce vieux monde. Combien le c?ur et la vie des hommes sont attachés à ce monde ! Le directeur d?un cinéma m?envoya chercher, et je priai pour trois personnes dans son bureau. Il me dit :
-« Je possède seize cinémas. Chaque matin, je reçois un rapport de chaque cinéma, par télégraphe ou par téléphone, pour me donner tous les détails de la marche de l?affaire. Tout cela m?épuise complètement ! »
Je dis dans ma prière :
- « Cher Seigneur, voici un homme qui est entièrement absorbé par une seule chose, la direction d?un groupe de cinémas. Il n?a aucune vision de Dieu, de la vie, ni de rien d?autre. Voici un homme qui vit dans ce petit cercle misérable. Tout ce dont il est capable, c?est faire marcher cette grande machine de cinémas ! »
Y a-t-il quelque chose qui vous tient lié, mon frère, ma
s?ur ?
Une petite maison le long de l?autoroute, ou dans l?une de ces
rues ? Vous ne pourrez pas l?emmener avec vous dans la gloire.
Un
de ces jours, vous allez mourir, vous devrez la laisser, et où
serez-vous ? 
La plupart de nous avons pour notre vieille maison, notre vieux terrain, ou quelques autres babioles, plus de considération que pour notre propre vie. Jésus a essayé de nous faire comprendre cette leçon, lorsqu?Il a dit :
« La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » (Luc 12 : 23).
Les Chrétiens ont été suscités pour être la révélation de la divine puissance de Jésus-Christ, qui doit venir dans l?esprit de l?homme pour le changer et le rendre doux et aimable comme Dieu Lui-même ; qui doit venir dans les pensées de l?homme, et prendre possession de toutes ses facultés ; qui doit venir dans la nature de l?homme, et la changer par la puissance de Dieu, jusqu?à ce que ses pensées soient pures, saintes, et pleines d?amour ; qui doit venir dans son vieux corps malade, jusqu?à ce que l?action de Dieu révolutionne toutes les cellules de son sang.

Je crois que lorsque le Sang de Jésus-Christ est appliqué à la nature humaine, à son esprit, son âme et son corps, lorsque son péché est pardonné, les effets de ce péché devraient être éliminés de sa vie.
Cela peut ne pas être vrai pour tous les Chrétiens, parce que nous n?avons pas été enseignés, dans notre foi chrétienne, à croire à notre purification physique avec la même force et la même puissance que nous croyons à la purification de notre âme.
Mais la Parole de Dieu dit :
« Je vengerai (je purifierai) leur sang que je n?ai point encore vengé, Et L?Eternel résidera dans Sion » (Joël 3 : 21).
C?est peu de chose pour Dieu que de faire une opération. Tout le but du salut est de stopper la progression du péché et de la maladie dans l?homme. Les hommes vivent comme des animaux. Je ne veux pas dire qu?ils vivent grossièrement et vulgairement. Ils mangent, dorment, se distraient, et travaillent, mais ils ne sont pas du tout en contact avec Dieu.
Puis l?homme finit par s?éveiller. Comme le disait ce vieux prédicateur noir en parlant du fils prodigue :
- « Il a enlevé son manteau et l?a vendu. Puis il a enlevé sa veste et l?a vendue. Il a enfin enlevé sa chemise. Quand il n?a plus eu de chemise, il ne lui restait plus que lui-même. »
Nous arrivons à la limite de nos possibilités personnelles de plusieurs manières.
Benjamin Franklin croyait qu?il pouvait mettre l?électricité en bouteille. Il pensait qu?elle était une substance réelle et tangible et qu?on pouvait s?en saisir. Il croyait que l?éclair était de la même nature que l?électricité. Il construisit alors un cerf-volant et attacha une clef à la corde. Il étendit la main vers la clef et reçut une décharge électrique.
Les conséquences de cette expérience révolutionnèrent le monde. Les hommes commencèrent à étudier les lois de l?électricité et à les mettre en pratique.
Jésus-Christ a révélé et appliqué les lois de l?Esprit
Jésus-Christ est venu pour nous révéler les lois de l?Esprit et pour les appliquer.
Il y a dans le c?ur de Dieu une puissance dynamique qui est assez grande pour sauver tous les hommes du monde, pour guérir tous les hommes du monde, pour les guérir de toutes leurs maladies, de toutes les formes de péché et de toutes les formes de maladie, et pour ressusciter les morts. Que Dieu soit béni !
Voici comment j?imagine ce que le Fils de Dieu pouvait penser :
- « Si j?arrive à faire comprendre ces vérités à l?intelligence des hommes, pour qu?ils puissent les voir et se les approprier pour leur bénéfice, alors le monde sera sauvé ! »
De toute manière, c?est ce qu?Il a entrepris de faire ! Ainsi, par Sa vie, par Sa mort, par Sa résurrection d?entre les morts, étape après étape, Il est allé jusqu?au trône de Dieu, S?est présenté au Père, et a reçu du Père le don du Saint-Esprit. Puis Il a dit : « C?est fait ! » Et Il a commencé à Le répandre pour bénir le monde (Actes 2).
Depuis lors, Il n?a pas arrêté de Le déverser sur le monde, sur tous ceux qui Le reçoivent.
Que Dieu soit béni !
Le Saint-Esprit accomplira pour vous, par Sa puissance, ce qu?Il a accompli pour n?importe quelle autre personne dans ce monde. Mais, bien-aimés, vous devez venir à Dieu avec sérieux, sincérité et foi, et vous emparer de cette puissance.
Croyez-vous que Benjamin Franklin aurait découvert l?électricité s?il n?avait pas cru que l?électricité existait ?
Vous ne recevrez aucune guérison de Dieu si vous ne croyez pas qu?il y a une guérison pour vous. Vous ne la recevrez jamais dans votre corps, dans votre âme ou dans votre esprit, tant que vous ne vous en saisirez pas d?une manière intelligente.
C?est pour cela que nous demandons aux gens de témoigner de ce que Dieu a fait, et d?essayer de raconter aux autres comment Dieu a agi dans leur vie, pour que votre âme parvienne à l?intelligence de la foi, et que vous compreniez que la rédemption de Jésus-Christ n?est pas un mythe, mais une réalité scientifique.

Christ n?était pas un rêveur sentimental. Il tenait dans Ses mains les clefs de l?univers. Il connaissait les trésors cachés dans le c?ur du Dieu éternel. Il S?est dit : « Il faut que je donne tout cela aux hommes ! Il faut qu?ils le voient, qu?ils le sentent, qu?ils en fassent l?expérience ! Il faut qu?ils en soient complètement transformés et que leur vie soit révolutionnée ! »
Que Dieu soit béni !
Devant moi se trouve assis un homme qui a été guéri d?une hernie. Cette hernie le plongeait dans des souffrances infernales. Il devait parfois s?efforcer toute la nuit de remettre ses organes à leur place. Il a souffert le martyre pendant dix-sept ans. Un soir, des amis l?on emmené à une réunion de maison. Quelques Chrétiens l?ont entouré et lui ont imposé les mains. Le feu de Dieu, cette puissance que Jésus nous a acquise par Sa mort et que Jésus a reçue du c?ur du Père, est descendu sur son âme et sur son corps. Il s?est relevé guéri de sa hernie.
Quel merveilleux salut, n?est-ce pas ?
Chapitre 8
Naaman et l?homme de Dieu
(Au commencement de la réunion, le Dr Lake fait monter sur l?estrade une jeune femme s?appelant Celia Prentice. Elle avait été guérie d?une jambe plus courte que l?autre).
Cette jeune fille a maintenant dix-sept ans. Quand elle est née, elle était paralysée de tout le bas du corps, à partir de la taille. A l?âge de neuf ans, un chirurgien lui a fait faire toute une série d?appareils en acier, qu?il lui fallait porter pour pouvoir se tenir debout et marcher avec des béquilles. La jambe gauche était plus courte que l?autre de plus de six centimètres, depuis sa naissance.
Elle est venue pour la prière et en l?espace de dix jours sa jambe avait repoussé jusqu?à sa longueur normale. Elle devait aussi porter une chaussure spéciale avec un talon de six centimètres et un dessus spécial.
Dans son cas, il y a eu une action créatrice. Quand Dieu l?a touchée, sa jambe plus courte de six centimètres est devenue normale.
Combien cela illustre merveilleusement la puissance de Dieu dans l?âme des hommes ! Les gens disent :
- « Je suis né avec telle infirmité, ou avec telle autre infirmité... »
Ou bien :
- « C?est telle ou telle disposition mentale », comme s?ils devaient garder cela pour toujours !
Comme si Dieu n?existait pas ! Comme si Sa volonté n?était pas de restaurer leur personnalité, leur corps, leur âme et leur esprit, pour les faire grandir à la ressemblance de Jésus-Christ, l?Homme Parfait !
On peut avoir une guérison instantanée et une guérison graduelle, comme il y a des conversions instantanées et des conversions où l?on est éclairé progressivement. Combien ici savaient tout de la plénitude du salut de Christ lorsque vous vous êtes convertis ? Combien ici n?ont jamais fait aucun progrès depuis que le Seigneur leur a pardonné ?
S?il y a quelque chose que je dois reprocher à l?Eglise en général, c?est sa puérilité permanente. Dieu fait passer des gens par une nouvelle naissance, mais ils restent des petits enfants. Ce n?est pas l?idéal de Dieu.
Voilà près de trente-quatre ans que je prêche l?Evangile, dont les neuf premières années sans connaître Christ comme Celui qui guérit. J?ai donc fait dans mon ministère quelques expériences, particulièrement en ce qui concerne la guérison divine et le baptême dans le Saint-Esprit. Je parle donc d?expérience.
La leçon de l?Ecriture
« Naaman, chef de l?armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d?une grande considération ; car c?était par lui que l?Eternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux » (2 Rois 5 : 1).
Naaman était votre général Pershing, votre général Haig, votre maréchal Foch ou votre maréchal Hindenburg. C?était un conquérant. Il avait délivré la Syrie de l?oppression des nations environnantes. C?était un homme puissant et vaillant, mais il était lépreux. C?est une triste histoire !

Mais, grâce au témoignage d?une brave petite servante, son maître apprit que Dieu manifestait Sa puissance de guérison dans la terre d?Israël.
Le roi de Syrie envoya Naaman vers le roi d?Israël. Le roi d?Israël n?avait aucun pouvoir de guérir les lépreux. Mais Elisée vint au secours de Naaman, et dit :
« Laisse-le venir à moi, et il saura qu?il y a un prophète en Israël. »
Je veux parler d?un aspect de la guérison divine qui me semble négligé. Je crois que l?on représente mal le Seigneur. Je crois que beaucoup d?enseignants de la guérison divine n?ont pas atteint en Christ une stature leur permettant de prendre la position que demande le Seigneur dans Sa Parole.
On essaye toujours de rejeter la responsabilité sur le malade. Quand on ne peut pas le faire, on essaye de rendre Dieu responsable.
Ne voyez-vous pas que l?Eglise a été conduite à prendre cette position à cause de son incrédulité et de son manque de foi ?

Dans l?Eglise primitive, la méthode normale était d?appeler les anciens de l?Eglise. Ils oignaient d?huile le malade et la prière de la foi le guérissait. Le malade était guéri, et s?il avait commis des péchés, il était pardonné.
Quand les premiers Chrétiens faisaient une onction d?huile, ils faisaient la prière de la foi. Cela signifiait que les bienfaits et la puissance de la croix de Jésus-Christ étaient mis à la disposition du malade. Quand l?huile le touchait, cela signifiait que l?Esprit de Vie, l?Esprit de Dieu, était présent pour accomplir la guérison.
Après quelque temps, l?Eglise s?est mise à rétrograder. Elle a abandonné les dons de Dieu, s?est débarrassée du don du Saint-Esprit, et s?est lancée dans le formalisme.
Elle a traversé ainsi mille années d?une période bien sombre, de plus en plus sombre, jusqu?à ce que Martin Luther paraisse, au moment où le monde chrétien avait complètement perdu la vérité du salut par la foi. L?Eglise l?avait remplacé par une création humaine appelée « pénitence. »
C?est tout ce qui restait du salut. Le message de Martin Luther est tout entier résumé dans cette phrase :
« Le juste vivra par la foi. »
C?était une révélation de Dieu. Un salut acquis non par la pénitence, mais par la foi en un Fils de Dieu vivant.
On ne peut pas imaginer comment l?Eglise a pu s?égarer ainsi et se mettre dans une telle condition ! Cela démontre à quel point l?Eglise s?était éloignée de la pure doctrine du Seigneur Jésus-Christ et des temps apostoliques.
Il nous faut faire un long retour en arrière ! Nous ne sommes que de petits enfants. Quand on les compare à ce que les premiers Chrétiens possédaient et connaissaient, nos plus grands hommes de Dieu ne sont que des enfants qui babillent sur le rivage d?un immense océan de lumière, de puissance et de vie.
Eh bien, lorsqu?ils eurent perdu la foi, il fallut la remplacer par quelque chose d?autre. Les anciens et les prêtres ont continué à prier pour les malades, mais ils n?avaient plus de foi dans leur c?ur, et les malades ont commencé à mourir. Ils priaient pour d?autres malades, qui ont continué à mourir.
Imaginez l?état où étaient tombés les anciens et l?Eglise, après avoir autrefois été oints de la gloire et de la puissance de Dieu ! La puissance avait disparu, mais les anciens continuaient à se rendre à une cérémonie. Ils oignaient d?huile et priaient, mais plus rien ne se passait. Alors l?Eglise s?est consolée avec la cérémonie.

Elle a pris cette belle cérémonie de l?onction d?huile et de la prière de la foi, et l?a transformée en ce qui est appelé « le sacrement de l?extrême-onction. »
Ils ont enlevé toute idée de guérison et en ont fait une cérémonie de consolation pour les mourants.
Bien-aimés, quand l?Eglise Protestante est née, elle n?avait pas davantage de foi ! Sous Martin Luther, l?Eglise Protestante est née avec la foi pour le salut de l?âme des hommes, mais elle n?a pas levé la barre plus haut. La guérison de Philippe Mélanchton est un cas unique, obtenu par le désespoir de Luther plus que par sa foi !
Dans la vie de Wesley, des progrès ont été faits. Wesley a noté dans ses écrits deux cent quarante cas de guérisons de toutes sortes de maladies. Il considérait apparemment ces délivrances comme des triomphes de la foi humaine, et il soulignait que l?extrémité de l?homme constituait l?opportunité de Dieu.
Mais ce n?est pas le véritable fondement de la guérison. Dieu ne guérit pas parce que l?homme en a besoin, mais parce que le but de Dieu en Jésus-Christ est de racheter l?homme de tout péché et de toute conséquence du péché. Puisque la maladie est la conséquence du péché, et que la mort est aussi la conséquence du péché, le Seigneur les attribue tous deux au diable.
La mort n?est pas une servante de Dieu, mais Son ennemie, et Jésus-Christ va détruire la mort.
« Le dernier ennemi qui sera détruit, c?est la mort » (1 Corinthiens 15 : 26).
Que Dieu soit béni, c?est là le but final de Dieu ! Alors seront pleinement manifestées dans le monde l?absence de péché, l?absence de maladie, et l?absence de mort !
« Aucun n?enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu?au plus grand d?entre eux » (Hébreux 8 : 11).
Quand il n?y aura plus de maladie, on n?aura plus besoin de médicaments ni d?opérations. Plus de bruits de pelletées de terre qu?on lance sur un cercueil, car « la mort a été engloutie dans la victoire. »
C?est pour cela que Jésus-Christ est mort. Dieu n?a jamais eu d?autre objectif pour l?Eglise que la victoire sur la maladie. Mettons cet objectif bien haut, là où Jésus l?a placé. Je voudrais qu?il soit toujours parfaitement clair dans votre esprit que le but de la rédemption acquise par Christ est la disparition du péché, de la maladie, et, finalement, de la mort.
Que Dieu soit béni, voilà Son idéal pour l?homme ! Dieu veut que l?homme devienne aussi parfait que Christ est parfait (Matthieu 5 : 48).

Peut-être n?atteindrons-nous jamais que la moitié ou le quart de cet idéal. N?essayez jamais d?abaisser l?objectif de Dieu à votre niveau ! Mais, par la grâce de Dieu, mettez la barre là où Jésus l?a placée, et efforcez-vous de vous en rapprocher le plus possible.
Quand l?Eglise a perdu la foi en Dieu, elle a commencé à dire des mensonges sur Dieu. On venait visiter un malade alité, et on lui disait :
- « Votre maladie est la volonté de Dieu. »
Mais elle est l??uvre du diable.
En fin de compte, toute mort est l??uvre du diable. Jésus Lui-même a dit, lorsqu?Il a été crucifié :
« Mais c?est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » (Luc 22 : 53).
Christ est mort comme notre substitut. Sa mort était la conséquence de la loi du péché, et non la conséquence de la loi de la vie.
Lorsque Christ mettra finalement en ?uvre Sa toute-puissance, pour abolir définitivement la mort, on en aura fini pour toujours avec le péché, la maladie et la mort.
Le patriarche Job a commencé à répandre une erreur concernant la volonté de Dieu. Lorsqu?un cyclone est venu du désert prendre la vie de ses enfants, il a dit :
- « L?Eternel a donné, et l?Eternel a ôté ; que le nom de l?Eternel soit béni ! » (Job 1 : 21).
Cette affirmation n?est vraie que dans le sens de la volonté permissive de Dieu. Les Ecritures montrent clairement que ce fut Satan qui causa ces malheurs, lorsqu?il se retira de devant la face de l?Eternel.

Mais le monde a continué à répan- dre ce mensonge.
Beaucoup de prédi- cateurs utilisent cette phrase pour des enterrements, et s?efforcent de l?imprimer dans les pensées impressionnables des hommes.
Dans ces conditions, ce qui me surprend, ce n?est pas qu?il y ait si peu de malades guéris, mais qu?il y ait tout de même des malades guéris !
Pendant 1400 ans, les hommes se sont trompés quant à la volonté de Dieu, jusqu?au point où le monde en est devenu presque complètement incroyant.
Il y a des occasions où Dieu exige l?action et non la prière
Moïse était arrivé devant la Mer Rouge. Il y avait sur la gauche et sur la droite des montagnes infranchissables. Les armées de Pharaon les poursuivaient par le défilé d?où ils venaient. Il avait en charge deux millions d?hommes, de femmes et d?enfants.
Devant lui s?étendait la Mer Rouge.

Lorsqu?il fut arrivé devant la Mer Rouge, il s?arrêta et fit ce que vous faites aussi, ce que tout le monde essaye de faire quand on se trouve dans une situation difficile : se mettre à l?écart et commencer à prier.
Aussi, au lieu d?avancer dans l?eau et d?étendre sa verge, il se mit à l?écart et commença à prier. Le Seigneur le lui reprocha. C?est l?une des occasions où nous voyons le Seigneur reprocher à quelqu?un de prier.
Tant de personnes essayent de prier pour se dégager péniblement de leurs problèmes !
« L?Eternel dit à Moïse : Pourquoi ces cris ? (Certaines versions traduisent : »Pourquoi cries-tu à moi ?« ) Parle aux enfants d?Israël, et qu?ils marchent. Toi, lève ta verge, étends ta main sur la mer, et fends-la ; et les enfants d?Israël entreront au milieu de la mer à sec » (Exode 14 : 15-16).
En d?autres termes, Dieu dit :
- « Moïse, c?est à toi de fendre la mer ! »
Quelquefois, nous prions :
- « Seigneur, viens guérir cet homme ! »
Voyez-vous l?erreur ? Ce n?est pas de cette manière que Pierre a guéri les malades. Pierre a parlé au boiteux et lui a dit :
- « Je n?ai ni argent ni or, mais ce que j?ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » (Actes 3 : 6).
Que Dieu soit béni, Pierre avait quelque chose à donner ! C?était la puissance de Dieu.
La responsabilité du Chrétien
Notre Dieu Tout-Puissant rend responsable celui qui Le connaît, et non pas celui pour lequel nous prions. Un jeune homme vint me voir, malade de la tuberculose. Il me dit :
- « M. Lake, je suis tuberculeux. Les docteurs m?ont abandonné. J?ai entendu dire que des gens étaient guéris ici, mais je n?ai aucune foi. »
Je lui ai répondu :
- « Cher jeune homme, si vous n?avez pas la foi, moi, je l?ai ! Je connais Dieu. Je suis un enfant de Dieu ! »
C?est le Chrétien qui devrait avoir la foi. C?était l?attitude de l?Eglise primitive. Jésus a dit :
- « Allez, guérissez les malades... »
Ils sont allés et les ont guéris. Ce jeune homme est aujourd?hui l?un de nos prédicateurs.
Ne rejetez pas entièrement la responsabilité sur le malade. S?il n?a pas de foi, donnez-lui en un peu ! Instruisez-le, donnez-lui la Parole de Dieu.
Jésus transmettait la foi de Dieu au cours de Ses réunions, afin que les gens puissent recevoir la guérison. L?Esprit de Dieu transmis par Jésus était puissant pour produire la foi dans l?âme des hommes, et pour les guérir. Les corps, les âmes et les esprits étaient guéris.
La Reine Wilhelmine de Hollande se trouva enceinte par six fois, mais ne put jamais mener ces grossesses à leur terme. Toute la science de l?Europe fut incapable de permettre à ces enfants de naître.
Il y avait dans notre assemblée, en Afrique du Sud, une chère S?ur qui avait été auparavant l?infirmière de la Reine Wilhelmine. Son propre fils avait été merveilleusement guéri alors qu?il se mourait d?une fièvre africaine, après être resté inconscient pendant six semaines.
Etant liée d?amitié avec la Reine, elle lui écrivit l?histoire de la guérison de son fils. Après quelques correspondances, nous reçûmes une lettre nous demandant de prier Dieu pour qu?elle puisse enfin devenir mère.
Un dimanche soir, j?apportai la lettre à notre assemblée, et toute l?Eglise se mit à genoux pour prier. Avant même de me relever, je me retournai et dis :
- « C?est bien, maman, écrivez à la Reine et dites-lui que Dieu a exaucé sa prière. Elle mettra au monde un enfant. »

Moins d?un an plus tard, elle eut un enfant, l?actuelle Prin- cesse Juliana de Hollande.
Les rois et les reines ne sont que des hom- mes et des femmes.
Ils ont besoin de la rédemption de Jésus, sans laquelle ils sont vraiment pauvres !
« Après avoir lu la lettre, le roi d?Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu?il s?adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu?il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu?Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d?Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu?il y a un prophète en Israël » (2 Rois 5 : 7-8).
Savez-vous que je pense de plus en plus que nous autres, prédicateurs, nous nous comportons trop comme si nous avions besoin de nous excuser. C?est comme si nous nous excusions auprès du monde.
Nous avons recours à tellement de finesses que nous avons peur d?affirmer que nous sommes des hommes de Dieu. En fait, nous employons toutes sortes de finasseries, en pensant que ce sont des subtilités.
Nous ne comprenons pas la dignité et la responsabilité qui devraient se manifester dans la vie d?un homme de Dieu. En fait, nous éludons la question.
Un Chrétien devrait avoir davantage de hardiesse. Avant que nous puissions nous emparer du monde pour Christ, nous devrions adopter une autre attitude devant le péché, les puissances des ténèbres, et l?enfer !

« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s?arrêta à la porte de la maison d?Elisée. Elisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s?en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l?Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l?Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d?Israël ? Ne pourrais-je pas m?y laver et devenir pur ? Et il s?en retournait et partait avec fureur » (2 Rois 5 : 9-12).
Ce n?étaient pas les eaux du Jourdain qui pouvaient le rendre pur. C?était son obéissance au Seigneur Tout-Puissant. Les gens n?ont pas très bien appris la leçon. Il y a longtemps, un homme est venu me voir. Je priai pour lui et lui dis :
- « Venez chaque jour pendant les trente prochains jours, et vous serez guéri. »
Il vint pendant une semaine puis se lassa et ne revint plus. Deux mois plus tard, il revint me voir, et je lui dis :
- « Quand vous serez prêt à obéir à Dieu, je prierai à nouveau pour vous. Je vous avais dit de venir pendant trente jours ! »
Il me dit :
- « Je suis venu pendant huit jours ! »
Eh bien, Dieu a laissé cet homme venir pendant vingt-neuf jours. Sa guérison fut complète le vingt-neuvième jour. Mais beaucoup d?autres choses se passèrent avant cela. Il reçut une conviction de péché, et découvrit qu?il y avait un Dieu dans le ciel, et qu?il y avait autre chose dans la vie que la guérison de son corps. Dieu a besoin d?un peu de temps pour redresser tout ce qui ne va pas dans notre âme !

Les guérisons les moins satisfai- santes sont les guérisons ins- tantanées !
La plupart du temps, vous avez un bébé guéri sur les bras, et vous devez courir avec un biberon pendant un ou deux ans pour le faire tenir droit et pour lui apprendre à marcher fermement avec le Seigneur.
La foi n?est pas une impulsion spasmodique. C?est une attitude de l?âme. C?est une disposition de l?esprit. Il y a un poème que j?aime beaucoup, et qui dit :
Ce voilier cingle à l?est, cet autre à l?opposé, Et tous deux sont poussés par une même brise. C?est le sens de la voile et non pas la risée, Qui définit la voie que l?un et l?autre ont prise !
Vous orientez votre âme vers Dieu, sachant que le Sang de Jésus-Christ a pourvu pour votre rédemption du péché et de la maladie, et continuez jusqu?à ce que vous ayez trouvé ce que vous cherchez.
Lorsque nous étions en Afrique, nous connaissions un Africain qui s?appelait Edouard Lion. Lorsque nous l?avons connu, c?était un Zoulou païen et sauvage, qui n?avait pour seul vêtement qu?un petit tablier de peau de bête de vingt-cinq centimètres de côté. Il se convertit, et environ un an et demi après, il fut baptisé dans le Saint-Esprit. En 1912, le soir de Noël, dans le Basutoland, en Afrique du Sud, nous avons servi la Sainte Cène à soixante-dix lépreux guéris par le ministère de cet homme.
« Mais ses serviteurs s?approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t?eût demandé quelque chose de difficile, ne l?aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu?il t?a dit : Lave-toi, et tu seras pur ! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l?homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d?un jeune enfant, et il fut pur » (2 Rois 5 : 13-14).
Alors que je dirigeais une réunion de guérison divine à Wakerstrom, en Afrique du Sud, on nous amena soixante-cinq malades. Nous les fîmes aligner, et nous avons prié pour chacun d?eux successivement. Soixante furent guéris. Cinq ne furent pas guéris.
Comme je voulais parler avec ces cinq, nous les avons repris chacun séparément. Je leur ai demandé :
- « Quel est le problème ? Connaissez-vous une raison quelconque qui pourrait expliquer que vous n?avez pas été guéri ? »
L?un d?eux confessa l?adultère. Lorsqu?il s?en repentit devant Dieu, nous avons prié à nouveau, et il fut guéri instantanément. Une femme confessa qu?elle ne cessait de voler. Nous lui avons demandé d?aller confesser son péché et de restituer ce qu?elle avait volé aux personnes concernées, autant qu?il était possible. Elle accepta de le faire, et fut guérie au moment où elle confessa son péché et prit son engagement devant Dieu.
« Si notre c?ur ne nous condamne pas, nous avons de l?assurance devant Dieu. »
Vous n?avez pas besoin de faire entrer de force la foi dans le c?ur d?un homme dont le péché a été ôté et qui vit dans l?obéissance, que Dieu soit béni ! La voie est alors libre. Il nous a fallu quatre heures pour régler les problèmes de ces cinq personnes, mais j?ai eu la joie de pouvoir écrire dans mon journal :
- « Nous avons prié pour soixante-cinq personnes et toutes ont été guéries ! »
Nous ne savons pas encore grand-chose sur les dons de l?Esprit. Ma première femme, qui est morte à présent, avait un don de discernement plus grand que le mien. Quand je priais pour les malades, si certains n?étaient pas guéris, je les envoyais dans une autre pièce. Quand j?avais fini, j?appelais ma femme. Elle imposait les mains à un malade, et disait :
- « À telle époque, vous avez commis tel péché. »
À tel autre, elle disait :
- « Le Seigneur me montre que votre problème est le suivant... »
Et lorsque tous avaient réglé leurs problèmes devant Dieu, nous recommencions à prier, et le Seigneur les guérissait.
Bien-aimés, la seule présence des dons de guérison et du baptême du Saint-Esprit ne suffit pas pour dire que nous avons pleinement atteint le but de Dieu. Le ministère du Saint-Esprit s?exerce au travers des neuf dons du Saint-Esprit. Nous avons cherché une Eglise qui manifeste tous ces dons. Mais je suis heureux de voir que depuis la manifestation du glorieux baptême du Saint-Esprit, toutes ces choses commencent à devenir réelles pour l?Eglise de Jésus-Christ. Pendant les quinze premières années de mon ministère, on me traitait de fou et de fanatique parce que Dieu m?avait révélé le ministère de guérison divine, et m?utilisait dans ce ministère.
Beaucoup de vous sont comme cette chère s?ur qui est venue nous voir ici. Elle est venue l?autre jour, et m?a dit :
- « M. Lake, on a prié trois fois pour moi, et je ne pense pas qu?il y ait quoi que ce soit de changé dans mon état. »
Je lui ai répondu :
- « Je ne pense pas qu?il y aura la moindre amélioration à votre état, tant qu?il ne se passera pas quelque chose dans votre vie. Vous êtes venue en pensant recevoir quelque chose de la part de Dieu, mais avec l?idée que si vous n?étiez pas guérie, vous pourriez toujours aller vous faire opérer. Maintenant, si votre consécration à Dieu ne va pas plus loin que cela, vous ne faites que jouer avec Dieu. Dieu veut que vous preniez clairement position. »

La consécration signifie quelque chose ! Jésus-Christ est descendu au Jourdain, et a pour toujours consacré à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit. Jésus nous a donné un modèle unique et parfait de consécration chrétienne, valable pour tous les temps. Il a donné à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit, une fois pour toute et pour toujours, et Il l?a montré dans Sa vie.
C?est pour cette raison que lorsque j?ai invité Jésus-Christ à venir dans mon c?ur et à devenir mon médecin, je n?ai plus jamais fait confiance à quelqu?un d?autre dans ce domaine. Nous représentons le royaume des cieux et le Dieu vivant. Nous vivons pour les révéler à l?humanité, et nous sommes prêts à mourir pour cela. Que Dieu soit béni !
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Chapitre 9
Consécration, épreuve, puissance et victoire.
J?aimerais que nous puissions marcher aujourd?hui sur les traces du Seigneur Jésus, et dans l?anticipation de Sa victoire. Vous savez, nous avons les yeux tellement fixés sur le fait que Jésus était le Fils de Dieu, donc de nature divine, que nous perdons de vue le fait qu?Il était aussi un Homme, semblable à n?importe quel homme.
Jésus a dû affronter toutes les batailles de l?âme, que tout autre homme doit aussi affronter. C?est la compréhension de cette réalité qui crée une telle communion entre Lui et nous. Il me semble que le christianisme moderne a péché en isolant Jésus dans une catégorie complètement à part. Les Chrétiens commencent ensuite à invoquer toutes sortes d?excuses, en prétextant que Jésus était Dieu.
- « Jésus a fait cela parce qu?Il était Dieu... Jésus a guéri parce qu?Il était Dieu... »
r>différents aux malades des taudis, et à ceux des quartiers chics ?«
Il répondit :
- »Non, je leur donne la même chose.«
Rader dit alors :
- »Bon, je suppose donc que si la maladie est la
même, le même
remède conviendra !«
Dieu est le Seul et Unique Remède
Dieu n?a qu?un seul remède. Il n?en a jamais eu d?autre. Le remède de Dieu est le Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur Jésus-Christ, administré à notre âme par le Saint-Esprit, est la seule puissance rédemptrice qui peut racheter notre âme du péché.
Dieu n?a jamais eu non plus d?autre remède pour la maladie. Ce remède est le Seigneur Jésus-Christ, administré par le Saint-Esprit à la nature humaine.

Voici toute une nation de deux millions et demi de personnes, rassemblées devant les eaux de Mara. Dieu accomplit un miracle, les eaux furent assainies et devinrent douces. Ce fut d?abord une manifestation de Sa Puissance. Ce fut aussi pour stimuler la foi du peuple, et l?encourager à croire en Lui partout et en toutes circonstances.
Remettez votre esprit et votre corps à Dieu
Avez-vous déjà essayé de conduire beaucoup de spirites au salut ? Ils s?amusent avec des esprits, jusqu?à ce qu?ils deviennent des candidats à l?asile, obsédés et possédés, et après ils veulent être délivrés. Ce sont les gens les plus durs à garder enracinés en Dieu et fermes dans la foi.
On leur a appris à ouvrir largement leur être entier à toutes sortes de créatures impures qui ont la forme d?un esprit, et à les garder. Il leur est naturel de le faire. Alors qu?on apprend au vrai Chrétien à se garder libre de toute puissance qui souille.
Ne permettez pas que tout ce qui vous vient aux oreilles prenne possession de vous. Placez la barre de votre âme bien haut, et fermez la porte à ce qui est impur, souillé, et mensonger. Ouvrez votre esprit au Saint-Esprit, à la vérité et à l?amour de Dieu. Laissez entrer Dieu, et laissez tout le reste dehors !

Beaucoup de Chrétiens gardent un petit dieu médicament chez eux. Chaque fois qu?ils ont mal à l?estomac, ils succombent à la tentation, et sont presque dans la même position que des spirites. Ils ont tellement été habitués à laisser entrer en eux leur dieu »drogue« qu?ils ne peuvent pratiquement plus s?en passer.
Il vous faut en permanence demander à ces gens de s?approcher, pour les bénir, les secouer presque jusqu?à l?épuisement, jusqu?à ce qu?ils puissent se tenir debout et laisser tomber leur dieu médicament, pour faire vraiment confiance au Dieu Vivant, au lieu d?essayer de le faire.
Peut-être dites-vous :
- »Qu?est-ce qui lui donne le droit de parler ainsi ?«
Au chapitre 15 de l?Exode, nous voyons l?alliance de guérison que Dieu a conclue avec les enfants d?Israël, lorsqu?ils eurent traversé la Mer Rouge, et qu?ils furent arrivés aux eaux de Mara.
Le Seigneur Tout-Puissant avait signé cette alliance en tant que Yahveh-Rapha, l?Eternel qui Guérit, et le peuple de Dieu a vécu de nombreuses années consécutives sous cette alliance. Pendant des siècles, Israël n?a jamais eu d?autre médecin. Nobles et gens du peuple, riches et pauvres, rois et mendiants, ont placé leur confiance dans le Dieu vivant et éternel.
On ne mentionne qu?une seule fois un homme ayant violé cette alliance. Il s?agissait d?Asa, roi de Juda. L?offense qu?il commit fut si remarquable qu?elle est rapportée dans les Chroniques. Lorsqu?il fut malade des pieds, il ne fit pas confiance au Seigneur, mais il alla consulter les médecins, et il »se coucha avec ses pères« (2 Chronique 16 : 13).
Cela nous rapporte bien peu de nous associer avec des incrédules, à moins de conserver intact l?esprit de notre foi. Quant Salomon voulut se marier, il descendit en Egypte et prit une quantité de femmes égyptiennes, qui emmenèrent leurs médecins païens avec elles à la cour de Jérusalem, et introduisirent en Israël la pratique de la médecine.
Finalement, le roi Asa abandonna sa confiance en Dieu, pour recourir aux méthodes païennes. Les médicaments ont toujours été les moyens de guérison des incrédules. Dieu a toujours été, et est toujours, le Remède des véritables Chrétiens.
David a donné le meilleur bulletin de santé qui ait jamais été écrit ! Il a dit :
»Nul ne chancela parmi ses tribus« (Psaume 105 : 37).
Quelle santé, gloire à Dieu ! Dieu avait donné l?alliance, et Il avait dit :
»Tant que tu la garderas, tu seras béni. Quand tu la violeras, tu en supporteras les conséquences naturelles.«
Ces conséquences naturelles s?appellent malédiction, déchéance, maladie, infirmité et toute la misère qui leur est associée.
Une grande démonstration
Il y a quelques années, j?assistai à l?une des grandes démonstrations de la puissance de guérison faites par John Alexander Dowie, à l?Auditorium de Chicago. À un certain moment, dix mille personnes se sont levées et ont témoigné de leur guérison. Il y avait sur l?estrade cinq grands paniers remplis de cartes portant les noms de soixante mille personnes qui avaient été guéries par Dieu.
Lorsque les dix mille personnes de l?auditoire se sont levées pour attester la puissance de Dieu, Dowie a désigné en même temps les paniers contenant les soixante mille noms, ce qui faisait un total de soixante-dix mille témoignages de guérison.
Je ne sais pas ce que les gens pensent de ceux qui ont suivi Dowie, mais vous pouvez aller visiter la ville qu?ils ont fondée à Zion, dans l?Illinois, aujourd?hui, en 1923, et consulter leurs statistiques démographiques. Vous verrez que leur taux de mortalité est plus bas que dans n?importe quelle autre ville de ce pays ayant une population comparable. Cela prouve que ceux qui mettent leur confiance en Dieu, et en Dieu seul, sont des gens en bonne santé, qui exercent un solide bon sens.

Pourquoi venez-vous à Dieu dans la repentance et l?honnêteté de c?ur ?
Pour que vous soyez délivrés du péché.
Pourquoi vous efforcez- vous de garder votre vie de la contamination du péché, par la prière, par vos efforts spirituels et vos larmes, si ce n?est pour bénéficier, par la grâce de Dieu, d?une plus grande mesure de Sa présence céleste et de Sa puissance ?
Les Chrétiens considèrent la guérison comme relevant de la grâce de Dieu, mais ils ne réalisent pas que la guérison est une science aussi bien qu?une grâce. Je dis aux gens qu?il n?existe pas seulement la grâce de la guérison, mais aussi l?art de la guérison. La guérison est une grâce parce qu?elle appartient à Dieu, et que la puissance de guérison n?est autre que l?Esprit du Dieu Vivant Lui-même.
Mais si vous voulez en parler en la considérant comme un art, vous comprendrez comment ouvrir votre être entier à Dieu, pour que Sa vie puisse s?écouler au travers de vous et vers les autres. C?est cela pratiquer l?art de la guérison. La repentance, avec tout ce qui l?accompagne, vous permet d?ouvrir votre c?ur au Seigneur, de la manière la plus grande possible.
La restitution apporte la guérison
Un jour, un monsieur souffrant de diabète vint me voir. Il m?expliqua son état et me montra un document établi par la Direction Nationale de la Santé, attestant l?évolution de sa maladie au cours des mois passés. Il me dit :
- »Je ne veux pas mourir. Je suis venu pour que vous m?aidiez.«
Je lui dis :
-»Cher frère, le Seigneur va vous aider.«
Nous nous sommes donc agenouillés près du fauteuil de mon bureau et nous avons commencé à prier. Pendant notre prière, tout ce qui me venait à l?esprit était la somme de 5.000 dollars. Je lui posai la question :
- »Frère, que veulent dire ces 5.000 dollars qui me viennent constamment à l?esprit ? Avez-vous volé 5.000 dollars ?«
Il éclata en sanglots et me dit :
- »Oui, c?est mon problème. J?ai volé 5.000 dollars à ma belle-s?ur lorsque mon frère est mort.«
Je lui dis :
- »Possédez-vous cette somme sur votre compte bancaire ?«
Il me répondit :
- »Oui.«
Je lui demandai :
- »Cela s?est passé il y a combien de temps ?«
Il répondit :
- »Il y a huit ans et trois mois.«

Je lui dis :
- »Si vous voulez être guéri, asseyez-vous ici et faites un chèque de ce montant, en y ajoutant les intérêts.«
Il rédigea le chèque, et je veillai à ce qu?il soit posté aussitôt. Puis je lui dis :
- »Maintenant, frère, revenez ici.«
Il était en train de partir en pleurant.
- »Maintenant, vous verrez que vous allez avoir la foi en Dieu.«
Il s?agenouilla à nouveau près du fauteuil de mon bureau, mais, cette fois, ce ne fut pas comme la première fois. Son c?ur était droit, il s?était repenti, et il avait restitué ce qu?il avait pris. Son c?ur s?ouvrit, et il pria comme un bon vieux Méthodiste. Cet homme est à présent l?un de mes proches amis, et il est en bonne santé.
Que Dieu soit béni, si vous voulez recevoir de Dieu l?une des merveilleuses choses qu?Il a pour vous, retournez chez vous et réglez tous les problèmes que vous avez avec votre épicier ou avec quiconque. Si vous voulez être honnête, et si vous n?avez pas l?argent, soyez un homme, téléphonez-leur et parlez-leur. Mettez-vous en règle avec les hommes et avec Dieu, et Il vous bénira.
On n?est pas toujours guéri en faisant des prières. On est guéri en obéissant à Dieu.
Dieu veut que les Chrétiens mettent la barre de la justice à la hauteur où Dieu la place, et qu?ils règlent leur vie en conséquence, que Dieu soit béni ! L?Eglise ne reconnaît pas cette vérité. Elle a presque entièrement négligé les enseignements et les leçons de l?Ancien Testament. Elle ne comprend plus aujourd?hui la source de ses problèmes.
Un jour, le gouvernement britannique se demanda quelle était la cause des problèmes de la nation. Certains membres du Parlement commencèrent à lire l?Ancien Testament, et les lois anglaises concernant la santé. Ils dirent :
- »Nous avons hérité des malédictions, mais nous avons manqué les bénédictions !«
Ils voulaient savoir ce qu?ils devaient faire pour hériter des bénédictions et se débarrasser des malédictions. Il y avait des conflits sociaux, des troubles juridiques, et les tribunaux croulaient sous les procès faits par ceux qui voulaient défendre leurs droits personnels. Ils étaient malades. Ils allèrent jusqu?à nommer une commission qui devait étudier le problème et faire un rapport.
Puis vint la Guerre Mondiale, et l?on classa l?affaire. Bien-aimés, si nous voulons la santé divine dans notre corps et dans notre vie, nous devons revenir à la bonne vieille obéissance à la Parole de Dieu.
Immunisés contre la maladie
Quand nous avons commencé à nous confier en Dieu pour notre guérison, il y a plus de vingt-cinq ans, ma femme et moi, nous avions la foi que Dieu nous guérirait si nous étions malades. Lorsqu?une épidémie de rougeole se déclara, nos enfants vinrent à la maison avec la rougeole. Le Seigneur les guérit. Cela dura pendant plusieurs années.
Un soir, en rentrant à la maison, je vis que deux de mes enfants avaient contracté la variole. C?était trop ! S?il y a quelque chose que je hais, c?est bien la variole. Voyant que mes enfants avaient la variole, nous avons invoqué la promesse du Psaume 91, qui dit :
- »Aucun fléau n?approchera de ta tente.«
Et nous avons chassé la maladie de notre foyer.
Très peu de Chrétiens réalisent qu?il y a dans la Parole de Dieu un merveilleux exemple de santé donné par l?histoire du peuple d?Israël.
Un seul autre exemple a été plus grand que celui-ci, c?est l?exemple donné par l?Eglise chrétienne au cours des trois premiers siècles. Les millions de chrétiens qui ont vécu à cette époque faisaient tous confiance au Seigneur pour leur guérison.
Une application scientifique de l?action de l?Esprit de Dieu
Si nous pouvions faire comprendre au monde la puissance de création et de vie de l?Esprit de Dieu, les hommes découvriraient que la guérison n?est pas seulement une question de foi et de grâce de Dieu, mais aussi une application parfaitement scientifique de l?action de l?Esprit de Dieu aux besoins des hommes.
L?Esprit de Dieu est une réalité aussi tangible que celle de l?électricité. Vous pouvez vous en saisir et la transmettre à quelqu?un d?autre. Vous recevez de Dieu cette puissance par la foi et la prière, et tout votre être se charge de cette énergie.
L?apôtre Paul prenait des linges ou des mouchoirs, et les tenait dans ses mains jusqu?à ce que ces linges et ces mouchoirs soient complètement imbibés de l?Esprit de Dieu. Puis on les envoyait aux malades, ceux-ci étaient guéris, et les démons étaient chassés (Actes 19 : 12).
Chapitre 6
La maladie d?Ezéchias et sa guérison
Nous allons étudier aujourd?hui l?histoire de la maladie d?Ezéchias et de sa guérison. Cette histoire est racontée à trois différents endroits dans l?Ecriture. Voici l?un de ces récits, dans 2 Rois 20 : 1-5 :
»En ce temps-là, Ezéchias fut malade à la mort. Le prophète Esaïe, fils d?Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle l?Eternel : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus. Ezéchias tourna son visage contre le mur, et fit cette prière à l?Eternel : O Eternel ! Souviens-toi que j?ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de c?ur, et que j?ai fait ce qui est bien à tes yeux ! Et Ezéchias répandit d?abondantes larmes. Esaïe, qui était sorti, n?était pas encore dans la cour du milieu, lorsque la parole de l?Eternel lui fut adressée en ces termes : Retourne, et dis à Ezéchias, chef de mon peuple : Ainsi parle l?Eternel, le Dieu de David, ton père : J?ai entendu ta prière, j?ai vu tes larmes. Voici, je te guérirai ; le troisième jour, tu monteras à la maison de l?Eternel.«
Comme son cri a atteint rapidement le ciel ! Comme Dieu a répondu rapidement ! Dieu veille sur nous, n?est-ce pas ? Nous avons parfois tendance à penser que le Seigneur entend nos prières, par la vertu de quelque communication téléphonique spirituelle, mais nous oublions qu?Il voit aussi nos larmes. Quelle merveilleuse leçon est contenue dans le dernier verset !
Après avoir été guéri, il devait monter à la maison de l?Eternel pour Lui rendre grâces. Dieu l?enseignait.
Beaucoup de gens ont saisi leur guérison comme l?aurait fait un chien ou un animal, et sont repartis en courant. Ils n?ont jamais pris la peine de remercier Dieu, dans »la maison du Seigneur.« Cela traduit une certaine bassesse de l?esprit et de l?ingratitude du c?ur.
Le manque de gratitude est très répugnant. Cela revient à faire preuve d?un comportement grossier. Bien-aimés, dans ces temps de déchéance, où il nous semble que la lumière de l?Esprit ait presque disparu, nous devons veiller, par la grâce de Dieu, à rester en harmonie avec l?Esprit de foi en Dieu, et à Lui montrer notre gratitude.
C?est bien dans la nature de notre Père que de donner bien plus que nous Lui demandons. Nous lisons comment, plus tard, lorsque les Assyriens vinrent avec une grande armée, le Seigneur accorda à Ezéchias une merveilleuse délivrance, par Sa puissance. Dieu avait tenu Sa Parole.
La prière d?Ezéchias
Je veux attirer votre attention sur la prière d?Ezéchias, telle qu?elle est rapportée dans Esaïe 38. Il décrit les choses qui se sont passées dans son âme, au moment où la bataille pour sa vie faisait rage.

»Cantique d?Ezéchias, roi de Juda, sur sa maladie et sur son rétablissement :
Je disais : Quand mes jours sont en repos, je dois m?en aller aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années ! Je disais : Je ne verrai plus l?Eternel, l?Eternel, sur la terre des vivants ; je ne verrai plus aucun homme parmi les habitants du monde ! Ma demeure est enlevée et transportée loin de moi, comme une tente de berger ; je sens le fil de ma vie coupé comme par un tisserand qui me retrancherait de sa trame. Du jour à la nuit tu m?auras achevé !« (Esaïe 38 : 9-12).
Ces simples phrases nous transmettent une profonde leçon. En examinant sa vie passée, vous verrez qu?à cause de sa désobéissance à Dieu, la maladie l?avait frappé. A présent, il confesse son péché. Ce n?est pas Dieu qu?il en rend responsable, mais lui-même. C?est l?esprit de la vraie confession.
»Je sens le fil de ma vie coupé comme par un tisserand qui me retrancherait de sa trame... O Eternel ! Je suis dans l?angoisse, secours-moi !«
Parvenir au bout de soi-même

Certains cantiques disent :
»Quand nous parvenons au bout de nous-mêmes...
« Quand nous parvenons au bout de nous-mêmes et de nos efforts personnels, alors nous crions de toute la force de notre c?ur : »Seigneur, secours-moi !«
Parfois, animés par notre puissance et l?inspiration de la foi qui est en nous, nous menons un grand combat. J?ai très souvent affronté la mort, et j?ai vaincu par la seule persévérance d?une foi tenace. Mais il y eut une occasion où je n?avais plus aucune force pour prier. Ce fut lorsque j?attrapai la grippe asiatique. Je descendis jusqu?aux portes de la mort. Mes doigts de pieds devinrent tout noirs, et la mort remonta le long de mes jambes et de mon corps jusqu?à ce qu?elle atteigne mon abdomen.
Puis mes doigts, mes mains, mes épaules furent touchés par la mort. La mort atteignit le sommet de ma tête et redescendit jusqu?à mon c?ur. Mon cerveau était si faible que je pouvais à peine penser. Bien entendu, je n?avais plus la force de prier.
Ma femme était épuisée, et elle avait décidé de dormir au rez-de-chaussée. Tout le monde était épuisé à cause des soins qu?il fallait prodiguer à ceux qui étaient atteints par l?épidémie. Mon infirmière, Madame Mero, s?assit sur un fauteuil à bascule et s?endormit profondément. Après un moment, j?en arrivai au point où je pouvais à peine penser. Je ne pouvais pas prier. Je m?installai au milieu de mes oreillers comme un petit enfant. Je ne pouvais pas prononcer une prière à haute voix, mais j?ai simplement pensé :
- »Seigneur, je suis trop faible pour prier. Je veux simplement me blottir entre tes bras. Je suis dans la paix, Seigneur, mais est-ce vraiment le moment pour moi de partir à la maison céleste ? Je suis prêt, Seigneur, mais je ne crois pas que ce soit le moment. J?ai à peine commencé à faire toutes les choses que je désirais faire dans ma vie.« Alors que j?étais allongé dans cette position, parfaitement tranquille, après environ trente minutes, j?entendis la voix de Dieu parler à mon c?ur. Sa voix était en train de chasser cette maladie :
- »Tu iras jusque-là, et pas plus loin !«
Dès cet instant, je commençai à recouvrer la santé.
Des résolutions prises sur un lit de mort
Vous savez qu?il y a des résolutions prises sur un lit de mort, de même que des repentances de dernière minute. Dans sa prière pour être guéri, Ezéchias avait promis ceci au Seigneur :
»Je marcherai humblement jusqu?au terme de mes années, après avoir été ainsi affligé« (verset 15).
Je me demande combien de gens, comme Ezéchias, ont promis au Seigneur de »marcher humblement« devant Lui, et ont par la suite oublié leur promesse ! Cela me rappelle le dicton :
- »Diable malade veut être saint. Diable guéri l?a vite oublié !«
Ce qui est triste, c?est qu?Ezéchias n?a pas tenu sa promesse. Nous lisons dans 2 Chroniques 32 : 25-26 :
»Mais Ezéchias ne répondit point au bienfait qu?il avait reçu, car son c?ur s?éleva ; et la colère de l?Eternel fut sur lui, sur Juda et sur Jérusalem. Alors Ezéchias, du sein de son orgueil, s?humilia avec les habitants de Jérusalem, et la colère de l?Eternel ne vint pas sur eux pendant la vie d?Ezéchias.«

Quand le châtiment le menaça, il accepta de s?humilier.
Beaucoup de gens font comme cela.
Il vaut mieux appren- dre à rester aux pieds du Seigneur, afin que Sa colère ne vienne pas du tout sur nous !
Dans cette leçon, quel appel à marcher humblement devant l?Eternel Dieu, car c?est de Lui que nous recevons la bénédiction !
Le signe du cadran solaire
L?importance que Dieu attache à la guérison nous est montrée dans une leçon qui me semble l?une des plus profondes et les plus puissantes de toute cette histoire. Lorsqu?Esaïe vint dire à Ezéchias ce que le Seigneur lui avait dit, qu?il ne mourrait pas mais qu?il vivrait, et que le Seigneur ajouterait quinze années à sa vie, Ezéchias dit :
»A quel signe connaîtrai-je que l?Eternel me guérira... ? (2 Rois 20 : 8).
Voici la réponse de Dieu :
« Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l?ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d?Achaz. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendu » (Esaïe 38 : 8).
Réfléchissez au caractère fantastique de la chose que proposait le prophète Esaïe, le fait que l?ombre du soleil reculerait de dix degrés ! Il n?y a qu?un seul autre événement semblable dans toute la Parole de Dieu. Il figure dans Josué 10 : 12-13 :
« Alors Josué parla à l?Eternel, le jour où l?Eternel livra les Amoréens aux enfants d?Israël, et il dit en présence d?Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d?Ajalon ! Et le soleil s?arrêta, et la lune suspendit sa course, jusqu?à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis. Cela n?est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le soleil s?arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour. »
Ce signe donné à Ezéchias m?a frappé avec une nouvelle force aujourd?hui. Ma femme m?a relu cette histoire dans la voiture, alors que nous étions sur l?autoroute entre Eugene et Portland. Elle m?a dit :
- « N?est-il pas étrange que Dieu donne un
signe aussi
fantastique pour une simple guérison ? » 
Il pourrait naturellement nous sembler qu?une guérison est une chose insignifiante, comparée au signe donné par le prophète à Ezéchias pour l?assurer de sa guérison.
Bien-aimés, cela ne prouve-t-il pas que la guérison du roi, ou que la guérison de quiconque, est aussi grande et merveilleuse pour Dieu que le fait de faire reculer l?ombre du soleil de dix degrés, ou d?arrêter le soleil et la lune dans la vallée d?Ajalon ? Dieu a considéré que la bénédiction qu?il voulait accorder à Ezéchias était aussi importante pour Lui que le fait de faire reculer l?ombre du soleil sur le cadran solaire.
Bien-aimés, je me demande si nous ne nous habituons pas trop à recevoir toutes ces guérisons merveilleuses de Dieu, et si nous ne partons pas avec elles comme si nous avions reçu un jouet, et comme si l?Eternel Dieu de l?univers n?avait pas pris du temps et de la peine pour nous guérir ! Oh, combien nous oublions qu?il s?agit d?une question de vie ou de mort ! Notre guérison est tellement importante aux yeux de Dieu qu?Il serait prêt à arrêter, s?il le fallait, la révolution d?une planète pour l?accomplir !
Hier après-midi, avec un groupe de serviteurs de Dieu, nous sommes allés prier pour quelques malades dans divers endroits de la ville. Dans une maison, nous avons prié pour une famille tout entière. Certains membres de cette famille étaient morts récemment, plusieurs autres étaient complètement invalides. Cela m?a rendu le c?ur malade ! J?ai dit à l?un des serviteurs de Dieu :
- « Un tel spectacle révèle bien que notre christianisme aujourd?hui n?a plus aucune puissance ! Que se passerait-il si Jésus-Christ venait dans cette maison ? Il montrerait ce qu?est le véritable christianisme en guérissant toute cette famille. N?est-il pas temps de mettre fin à nos misérables débats théologiques, de nous saisir de Dieu, et d?invoquer la puissance de Christ sur cette maison ? »
Il y avait un esprit d?infirmité dans cette maison. Toute la famille était dans le même état. Seul l?Eternel Dieu et Sa puissance éternelle peuvent détruire la malédiction de la maladie et la chasser de tous ces foyers, pour libérer l?humanité !
Imaginez cinq ou six splendides serviteurs de Dieu se réunissant dans n?importe quelle ville, pour débattre de toutes sortes de petits chipotages, comme :
- « Est-ce que le Seigneur veut guérir ? » « Le temps des miracles est-il passé ? » « Va-t-Il guérir de telle manière, ou de telle autre manière, ou va-t-Il seulement guérir ? »
Bien-aimés, par pitié pour un monde qui se meurt, acceptez de payer le prix, recevez la puissance de Dieu, et libérez les captifs !
Imaginez Jésus-Christ venant sur la terre après tous ces siècles, trouvant l?Eglise endormie et les hommes en train de mourir dans d?affreuses souffrances ! Je me demande si nous faisons beaucoup de cas de la lumière que Dieu nous a donnée ! Je me demande si nous nous rendons compte de ce que cela signifie que d?avoir nos foyers en bonne santé et dans la sainteté !
La loi de la mort
La maladie d?Ezéchias était « pour la mort. » Dieu, dans Son amour, avait envoyé Son prophète pour dire au roi :
« Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus » (Esaïe 38 : 1).
Il se peut que vous ayez attiré sur vous une terrible malédiction, tout comme Ezéchias. Car il a lui-même confessé que c?était son péché qui avait causé cette calamité. Quel péché avez-vous commis ? Est-ce la négligence et la paresse de l?âme, cet état particulièrement léthargique qui s?abat sur le c?ur des Chrétiens, jusqu?à ce qu?il se produise quelque événement pénible qui les réveille ? Dieu avait donc dit :
« Tu vas mourir, et tu ne vivras plus. »
C?est cela, la loi du péché. C?est la loi des circonstances. Selon toute loi connue à l?époque, il devait mourir. Dieu le savait, et Dieu voulait qu?il se prépare. Cela ne résultait pas de la volonté de Dieu. Ce n?était pas Dieu qui le faisait mourir ou qui lui donnait cette maladie. C?était quelque chose qui résultait du péché. Dieu se soucie de ceux que nous laissons derrière nous. Ezéchias devait s?occuper de l?avenir de son royaume lorsqu?il ne serait plus là.
La cause de la maladie
Je veux vous dire ceci : quand vous commencez à analyser le sujet de la maladie, vous découvrirez en général que le problème vient de ce qu?elle est causée par le péché. Je ne dis pas que la maladie est toujours causée par un certain péché ou un péché que vous auriez personnellement commis, mais, plus probablement, par une paresse de l?âme, par l?inactivité de notre esprit, la négligence de la Parole de Dieu, ou l?abandon de la foi, de l?amour et de la prière. Ce sont en général ces choses qui causent et provoquent les problèmes de notre vie.
La puissance de guérison des larmes
Mais Dieu vous guérira si vous vous repentez, si vous Lui confessez votre péché et si vous Lui dites que vous avez besoin de Lui. Dieu aime exaucer les prières. Combien Dieu aime une repentance sincère ! Combien Dieu aime un c?ur assez grand pour se répandre devant Lui dans la prière et pour verser des larmes ! Nous ne voyons plus assez de larmes aujourd?hui.
Un jour, je parlais avec un frère du Baptême du Saint-Esprit, et je lui dis :
- « Il y a une chose dont nous avons besoin, c?est un baptême de larmes ! »
Un baptême de larmes versées sur l?état léthargique de notre vie, et sur la malédiction que notre âme a tolérée. Combien les Eglises doivent le confesser !
Avez-vous récemment pleuré sur vos péchés, ou à propos de votre maladie ? Que Dieu soit béni si vous l?avez fait, le Seigneur a entendu vos prières, Il a vu vos larmes.
Quand nous tombons malades, notre problème, c?est que nous n?allons pas jusqu?à verser des larmes. En général, avant que les Chrétiens atteignent ce point, ils sont prêts à courir à l?hôpital pour qu?on leur coupe quelque chose ! Laissez cette opération se faire dans le c?ur et dans la tête, et la maladie disparaîtra ! Que Dieu soit béni ! Ajoutez quelques larmes à vos prières, vous verrez si cela ne vous permettra pas d?obtenir du ciel ce que vous désirez !
Je ne peux pas me rappeler d?une seule occasion où j?ai prié pour une personne dont le c?ur était brisé et qui pleurait abondamment, et qui n?ait pas été guérie ! Il est beau de voir la dureté de la nature humaine se dissoudre dans les larmes, lorsque ce sont des larmes de vraie repentance devant Dieu.
Comment Dieu a guéri une femme
Un jour, je prêchais à Chicago, et une chère s?ur vint devant l?estrade. Elle me dit qu?elle cherchait la guérison depuis sept ans. Elle avait été partout. On avait prié pour elle des dizaines de fois. Je l?ai observée pendant un moment, mais je ne lui ai pas proposé de prier pour elle. Lorsque je suis sorti de la réunion avec le frère Fockler, il me dit :
- « Lake, vous n?avez pas prié pour cette femme ! »
Je lui dis :
- « J?ai senti dans mon âme qu?il serait bon de la laisser seule pendant quelque temps. »

Après une heure ou deux, nous sommes reve- nus, et cette pauvre âme était toujours là, à genoux.
Les larmes cou- laient de ses yeux et avaient formé une flaque sur le plancher.
La réunion suivante allait bientôt com- mencer. En prenant mon livre de cantiques, je vis cette pauvre âme, et je dis :
- « Venez, frère Fockler, nous al- lons prier pour elle maintenant. »
Nous avons posé nos mains sur sa tête. A ce moment précis, le feu de Dieu l?a frappée. Ce fut la fin de sa maladie pour toujours ! Elle fut instantanément guérie.
Bien-aimés, mêlez des larmes à vos prières quand vous venez à Dieu. Si vos prières sont assez profondes dans votre esprit pour produire des larmes, que Dieu soit béni, cela signifie que Dieu est en train de Se frayer un chemin dans votre vie ! Dieu a eu du mal à nettoyer toutes les saletés qu?il y avait dans vos pensées et dans votre c?ur, et à nous tourner vers ce qui était vraiment important pour notre vie.
Parmi tous ceux qui sont venus ici pour être guéris, combien ont confessé leur péché à Dieu ? Combien, parmi vous, ont réellement demandé à Dieu de les sauver de leurs péchés, en le désirant vraiment ? Combien parmi vous se sont réellement placés sur l?autel de Dieu ? C?est en faisant cela que l?on permet à Dieu d?agir. Le char de Dieu passera sur une route dont les pierres ont été dégagées. Que Dieu soit béni !
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Chapitre 7
La réalité tangible de l?Esprit
L?une des choses les plus difficiles à comprendre, pour ceux qui ne sont pas habitués au ministère de guérison, est de réaliser que l?Esprit de Dieu est une réalité tangible, concrète, vivante, tout aussi réelle que l?électricité, toute aussi réelle que n?importe quelle force que l?on rencontre dans la nature. Oui, et infiniment plus réelle ! L?Esprit de Dieu est le principe de vie qui soutient partout toutes les manifestations de la vie.
Votre esprit est cette qualité de vie qui est en vous, le principe de vie qui vous donne le mouvement. Il ne s?agit pas seulement de votre intelligence, mais de l?Esprit de Dieu qu?Il a soufflé en vous, cet esprit que Dieu a soufflé dans l?homme. Il est éternel. Prenez l?homme extérieur et enterrez-le, les vers le mangeront. Mais ils ne mangeront pas l?homme réel, celui qui vit à l?intérieur du corps.
Peu de gens pensent donner à cet homme intérieur sa place normale, peu reconnaissent le droit divin de cet homme intérieur de diriger et de gouverner notre être entier.
Le secret de la conversion, pour un chrétien, revient à donner à Dieu le droit d?entrer dans votre vie et d?habiter dans votre être entier. Vous aviez un esprit en vous, avant que Dieu vienne vous sauver. C?était un esprit insufflé par Dieu, un esprit éternel que Dieu avait insufflé en vous au commencement. Il fallait cet esprit pour faire de vous un être humain.
Mais cela n?est pas le salut.
Quand Jésus-Christ entre dans l?âme d?un homme pour le sauver, Il envoie Son Esprit dans votre nature pour vous sauver par Sa grâce. Il prend possession de votre esprit, de votre âme, et de votre corps. Le salut est la chose la plus réelle qui soit au monde, que Dieu soit béni !
L?homme qui tomba dans la rivière

Un jour, je traversais l?un des ponts de Chicago, quand un homme tomba dans la rivière. C?était l?époque où toutes les eaux usées de Chicago se déversaient dans la rivière. Un homme, qui avait plus de présence d?esprit que moi, saisit une corde dans un camion et réussit à sortir l?homme de l?eau, mais il était évanoui. On avait appelé un docteur. Il plaça l?homme sur un tonneau, face contre terre, et commença à le secouer.
Un monsieur dit :
- « Grâce à Dieu, il est vivant ! »
Mais le docteur répondit :
- « Pas trop vite ! Nous l?avons sorti de la rivière, mais maintenant nous devons sortir la rivière de lui ! »
Et il continua à faire sortir de l?homme cette eau noire et boueuse, pour que l?air pénètre dans les poumons de l?homme.
Beaucoup de gens sont sauvés de la même manière. Ils ont saisi Dieu par la foi. Lorsqu?ils seront morts, ils iront au ciel pour être avec le Seigneur. Mais il y a quelque chose de bien meilleur que cela. Le salut en Jésus-Christ consiste aussi à « faire sortir la rivière » de vous ! A enlever la boue de votre esprit, afin qu?il soit pur et doux comme l?Esprit de Dieu. A l?enlever de vos pensées, pour qu?elles soient guéries, et que vous puissiez avoir les pensées et la conscience de Dieu, pour que vous soyez nettoyé de toutes ces saletés et pourritures, par la puissance de Dieu. C?est cela, le salut !
Jésus n?a jamais rien enseigné d?autre. Il nous enseigne un plein salut pour l?esprit, l?âme et le corps, qui doivent glorieusement manifester l?homme racheté, que Dieu soit béni !
Mon c?ur chante et mon âme carillonne de joie quand je pense à ce véritable salut !
Le monde passe à côté. L?Eglise passe aussi à côté, dans la mesure où cette conception du véritable salut ne correspond plus au modèle de Dieu, mais se réduit à ce qui se passe au ciel. On a perdu la saveur et la puissance de Sa grâce rédemptrice. On commence seulement à retrouver lentement cette vision.
Nous qui avons suivi, au cours des dernières semaines, les leçons de l?Ancien Testament, nous avons pu établir les véritables fondations sur lesquelles va pouvoir s?appuyer toute la structure ultérieure de la foi en la guérison. Nous avons étudié les expériences des patriarches, et l?alliance que Dieu a conclue avec les enfants d?Israël :
« Si tu écoutes attentivement la voix de l?Eternel, ton Dieu. »
C?est le premier principe de la guérison : l?obéissance à la Volonté de Dieu.

Quand on vit en harmonie avec Dieu et avec la Parole de Dieu, on a déjà pratiquement éliminé la moitié des causes de maladie !
Mardi dernier, un homme est entré dans mon bureau en disant :
- « Oh, je suis en train de devenir fou ! »
Je lui dis :
- « Oui, cela m?en a tout l?air ! »
Il ajouta :
-« J?ai envie d?aller me noyer ! »
Je répondis :
- « Sois un homme, prends un siège et dis-moi ce qui se passe ! »
Il répondit :
-« Ma femme veut me quitter. »
Je lui dis :
-« Ce qui est remarquable, c?est qu?elle veuille seulement te quitter maintenant ! C?est un prodige qu?elle ne l?ait pas déjà fait ! »
J?ajoutai :
- « Bien, je vais te dire ce que tu devrais faire. Tu dois aller vers Dieu, te repentir de ton péché et te mettre en règle avec Lui. Quand tu auras fait cela, tu pourras te mettre en règle avec ta femme et avec tout le monde. Tant que tu ne l?auras pas fait, ton foyer sera un enfer. C?est toi qui es le problème et qui as causé tout cela ! »
Que Dieu soit béni, c?est ce qu?il a fait. Il est à présent sauvé, et son foyer est sauvé. Cette famille n?a pas été détruite.
Oui, mes amis, l?obéissance à la Parole de Dieu est le premier principe par lequel nous pouvons établir une relation avec Dieu.
La manière normale d?être guéri
Une dame avait un frère qui se mourait d?hydropisie. Il vint ici et commença à guérir pendant une semaine ou deux. Puis il reçut une conviction de péché qui absorba ses pensées et son âme. Ensuite, sa santé recommença à se détériorer. Il fut tout près de mourir. Alors il leva les mains au ciel et s?abandonna à Dieu. Son âme fut en paix. Puis la puissance du Seigneur vint et le guérit.
Nous sommes heureux que Dieu veuille sauver les hommes par les moyens qu?Il choisit, mais la manière naturelle et normale est de venir confesser vos péchés pour vous mettre en règle avec Dieu. Vous êtes alors sur le terrain de la foi, votre c?ur est en repos, votre âme est en paix, et vous avez dans votre esprit la conscience du salut de Dieu.
La foi pour la guérison est alors naturelle.

Nous sommes allés prier pour un cher monsieur qui était en train de mourir d?une maladie chronique.
Son état continua à empirer. Puis il commença à se préoccuper sé- rieusement de son salut.
Son anxiété aug- menta, jusqu?à ce qu?elle absorbe complètement son âme. Je dis :
- « Cela ne sert à rien de prier pour sa guérison. Il ne guérira jamais tant que son c?ur ne sera pas en paix avec Dieu. »
Je dis au frère qui allait le visiter de prier pour que la puissance de Dieu vienne sur lui pour le sauver de son péché. Quand il revint, il nous dit que le visage du malade était rayonnant. Le Seigneur était venu et l?avait sauvé de ses péchés, puis Il l?avait guéri.
« Car la loi de l?Esprit de vie en Jésus-Christ m?a libéré de la loi du péché et de la mort. »
Dans ce passage de l?Ecriture, vous avez l?une des déclarations les plus merveilleusement condensées, qui nous révèle en peu de mots les plus grands principes spirituels. Voici un autre passage semblable :
« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. »
En voici encore un autre dans 1 Corinthiens 8 : 6 :
« Néanmoins pour nous il n?y a qu?un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

Il est le Dieu qui était à l?origine, de qui viennent toutes choses. C?est par Sa vie, Sa nature, Son caractère et Sa substance que Jésus-Christ le Créateur a fait toutes choses. Ainsi, celui qui prie prend de l?Esprit et de la Substance de Christ et, par la foi, forme et crée ce que son âme désire, que cela concerne la sainteté ou la guérison.
Nous pouvons, par l?action de notre volonté, nous libérer de la puissance de la loi du péché et de la mort et, par l?action de notre volonté, nous mettre consciemment en contact et en relation avec la loi de l?Esprit de Vie.
Libéré de la loi de la gravité
Nous pouvons lire l?histoire d?un homme qui vivait vers le seizième siècle, et que l?on appelait le « moine volant. » Quand il se trouvait dans un certain état spirituel, cet homme possédait la particularité de s?élever en l?air et de flotter dans la pièce où il se trouvait. Un jour qu?un certain prince royal le visitait, il est dit qu?il s?est envolé par la fenêtre !
On pensait que cet homme avait réussi à se mettre en relation avec une certaine loi qui le libérait de la loi de la gravitation, et qui lui avait permis de s?élever de sa chaise pour s?envoler par la fenêtre !

S?il avait pu rester en contact avec cette loi, je me demande jusqu?où il aurait pu aller !
Lorsque, dans l?Ancien Testament, les prophètes sont allés chercher Elie, ils ont dit :
« Peut-être que l?Esprit de l?Eternel l?a emporté et l?a jeté sur quelque montagne ou dans quelque vallée » (2 Rois 2 : 16).
Ils comprenaient mieux certaines lois spirituelles que notre génération ne les comprend. Mais Elisée répondit :
« Ne les envoyez pas ! »
Car il savait, lorsqu?il se trouvait près de la rivière, que la gloire de Dieu était descendue du ciel, et qu?Elie était monté dans le char de Dieu pour aller dans la gloire.
Y a-t-il quelque chose qui vous tient lié ?
Nous marchons dans cette vie en fermant nos pensées et en fixant notre c?ur sur ce vieux monde. Combien le c?ur et la vie des hommes sont attachés à ce monde ! Le directeur d?un cinéma m?envoya chercher, et je priai pour trois personnes dans son bureau. Il me dit :
-« Je possède seize cinémas. Chaque matin, je reçois un rapport de chaque cinéma, par télégraphe ou par téléphone, pour me donner tous les détails de la marche de l?affaire. Tout cela m?épuise complètement ! »
Je dis dans ma prière :
- « Cher Seigneur, voici un homme qui est entièrement absorbé par une seule chose, la direction d?un groupe de cinémas. Il n?a aucune vision de Dieu, de la vie, ni de rien d?autre. Voici un homme qui vit dans ce petit cercle misérable. Tout ce dont il est capable, c?est faire marcher cette grande machine de cinémas ! »
Y a-t-il quelque chose qui vous tient lié, mon frère, ma
s?ur ?
Une petite maison le long de l?autoroute, ou dans l?une de ces
rues ? Vous ne pourrez pas l?emmener avec vous dans la gloire.
Un
de ces jours, vous allez mourir, vous devrez la laisser, et où
serez-vous ? 
La plupart de nous avons pour notre vieille maison, notre vieux terrain, ou quelques autres babioles, plus de considération que pour notre propre vie. Jésus a essayé de nous faire comprendre cette leçon, lorsqu?Il a dit :
« La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » (Luc 12 : 23).
Les Chrétiens ont été suscités pour être la révélation de la divine puissance de Jésus-Christ, qui doit venir dans l?esprit de l?homme pour le changer et le rendre doux et aimable comme Dieu Lui-même ; qui doit venir dans les pensées de l?homme, et prendre possession de toutes ses facultés ; qui doit venir dans la nature de l?homme, et la changer par la puissance de Dieu, jusqu?à ce que ses pensées soient pures, saintes, et pleines d?amour ; qui doit venir dans son vieux corps malade, jusqu?à ce que l?action de Dieu révolutionne toutes les cellules de son sang.

Je crois que lorsque le Sang de Jésus-Christ est appliqué à la nature humaine, à son esprit, son âme et son corps, lorsque son péché est pardonné, les effets de ce péché devraient être éliminés de sa vie.
Cela peut ne pas être vrai pour tous les Chrétiens, parce que nous n?avons pas été enseignés, dans notre foi chrétienne, à croire à notre purification physique avec la même force et la même puissance que nous croyons à la purification de notre âme.
Mais la Parole de Dieu dit :
« Je vengerai (je purifierai) leur sang que je n?ai point encore vengé, Et L?Eternel résidera dans Sion » (Joël 3 : 21).
C?est peu de chose pour Dieu que de faire une opération. Tout le but du salut est de stopper la progression du péché et de la maladie dans l?homme. Les hommes vivent comme des animaux. Je ne veux pas dire qu?ils vivent grossièrement et vulgairement. Ils mangent, dorment, se distraient, et travaillent, mais ils ne sont pas du tout en contact avec Dieu.
Puis l?homme finit par s?éveiller. Comme le disait ce vieux prédicateur noir en parlant du fils prodigue :
- « Il a enlevé son manteau et l?a vendu. Puis il a enlevé sa veste et l?a vendue. Il a enfin enlevé sa chemise. Quand il n?a plus eu de chemise, il ne lui restait plus que lui-même. »
Nous arrivons à la limite de nos possibilités personnelles de plusieurs manières.
Benjamin Franklin croyait qu?il pouvait mettre l?électricité en bouteille. Il pensait qu?elle était une substance réelle et tangible et qu?on pouvait s?en saisir. Il croyait que l?éclair était de la même nature que l?électricité. Il construisit alors un cerf-volant et attacha une clef à la corde. Il étendit la main vers la clef et reçut une décharge électrique.
Les conséquences de cette expérience révolutionnèrent le monde. Les hommes commencèrent à étudier les lois de l?électricité et à les mettre en pratique.
Jésus-Christ a révélé et appliqué les lois de l?Esprit
Jésus-Christ est venu pour nous révéler les lois de l?Esprit et pour les appliquer.
Il y a dans le c?ur de Dieu une puissance dynamique qui est assez grande pour sauver tous les hommes du monde, pour guérir tous les hommes du monde, pour les guérir de toutes leurs maladies, de toutes les formes de péché et de toutes les formes de maladie, et pour ressusciter les morts. Que Dieu soit béni !
Voici comment j?imagine ce que le Fils de Dieu pouvait penser :
- « Si j?arrive à faire comprendre ces vérités à l?intelligence des hommes, pour qu?ils puissent les voir et se les approprier pour leur bénéfice, alors le monde sera sauvé ! »
De toute manière, c?est ce qu?Il a entrepris de faire ! Ainsi, par Sa vie, par Sa mort, par Sa résurrection d?entre les morts, étape après étape, Il est allé jusqu?au trône de Dieu, S?est présenté au Père, et a reçu du Père le don du Saint-Esprit. Puis Il a dit : « C?est fait ! » Et Il a commencé à Le répandre pour bénir le monde (Actes 2).
Depuis lors, Il n?a pas arrêté de Le déverser sur le monde, sur tous ceux qui Le reçoivent.
Que Dieu soit béni !
Le Saint-Esprit accomplira pour vous, par Sa puissance, ce qu?Il a accompli pour n?importe quelle autre personne dans ce monde. Mais, bien-aimés, vous devez venir à Dieu avec sérieux, sincérité et foi, et vous emparer de cette puissance.
Croyez-vous que Benjamin Franklin aurait découvert l?électricité s?il n?avait pas cru que l?électricité existait ?
Vous ne recevrez aucune guérison de Dieu si vous ne croyez pas qu?il y a une guérison pour vous. Vous ne la recevrez jamais dans votre corps, dans votre âme ou dans votre esprit, tant que vous ne vous en saisirez pas d?une manière intelligente.
C?est pour cela que nous demandons aux gens de témoigner de ce que Dieu a fait, et d?essayer de raconter aux autres comment Dieu a agi dans leur vie, pour que votre âme parvienne à l?intelligence de la foi, et que vous compreniez que la rédemption de Jésus-Christ n?est pas un mythe, mais une réalité scientifique.

Christ n?était pas un rêveur sentimental. Il tenait dans Ses mains les clefs de l?univers. Il connaissait les trésors cachés dans le c?ur du Dieu éternel. Il S?est dit : « Il faut que je donne tout cela aux hommes ! Il faut qu?ils le voient, qu?ils le sentent, qu?ils en fassent l?expérience ! Il faut qu?ils en soient complètement transformés et que leur vie soit révolutionnée ! »
Que Dieu soit béni !
Devant moi se trouve assis un homme qui a été guéri d?une hernie. Cette hernie le plongeait dans des souffrances infernales. Il devait parfois s?efforcer toute la nuit de remettre ses organes à leur place. Il a souffert le martyre pendant dix-sept ans. Un soir, des amis l?on emmené à une réunion de maison. Quelques Chrétiens l?ont entouré et lui ont imposé les mains. Le feu de Dieu, cette puissance que Jésus nous a acquise par Sa mort et que Jésus a reçue du c?ur du Père, est descendu sur son âme et sur son corps. Il s?est relevé guéri de sa hernie.
Quel merveilleux salut, n?est-ce pas ?
Chapitre 8
Naaman et l?homme de Dieu
(Au commencement de la réunion, le Dr Lake fait monter sur l?estrade une jeune femme s?appelant Celia Prentice. Elle avait été guérie d?une jambe plus courte que l?autre).
Cette jeune fille a maintenant dix-sept ans. Quand elle est née, elle était paralysée de tout le bas du corps, à partir de la taille. A l?âge de neuf ans, un chirurgien lui a fait faire toute une série d?appareils en acier, qu?il lui fallait porter pour pouvoir se tenir debout et marcher avec des béquilles. La jambe gauche était plus courte que l?autre de plus de six centimètres, depuis sa naissance.
Elle est venue pour la prière et en l?espace de dix jours sa jambe avait repoussé jusqu?à sa longueur normale. Elle devait aussi porter une chaussure spéciale avec un talon de six centimètres et un dessus spécial.
Dans son cas, il y a eu une action créatrice. Quand Dieu l?a touchée, sa jambe plus courte de six centimètres est devenue normale.
Combien cela illustre merveilleusement la puissance de Dieu dans l?âme des hommes ! Les gens disent :
- « Je suis né avec telle infirmité, ou avec telle autre infirmité... »
Ou bien :
- « C?est telle ou telle disposition mentale », comme s?ils devaient garder cela pour toujours !
Comme si Dieu n?existait pas ! Comme si Sa volonté n?était pas de restaurer leur personnalité, leur corps, leur âme et leur esprit, pour les faire grandir à la ressemblance de Jésus-Christ, l?Homme Parfait !
On peut avoir une guérison instantanée et une guérison graduelle, comme il y a des conversions instantanées et des conversions où l?on est éclairé progressivement. Combien ici savaient tout de la plénitude du salut de Christ lorsque vous vous êtes convertis ? Combien ici n?ont jamais fait aucun progrès depuis que le Seigneur leur a pardonné ?
S?il y a quelque chose que je dois reprocher à l?Eglise en général, c?est sa puérilité permanente. Dieu fait passer des gens par une nouvelle naissance, mais ils restent des petits enfants. Ce n?est pas l?idéal de Dieu.
Voilà près de trente-quatre ans que je prêche l?Evangile, dont les neuf premières années sans connaître Christ comme Celui qui guérit. J?ai donc fait dans mon ministère quelques expériences, particulièrement en ce qui concerne la guérison divine et le baptême dans le Saint-Esprit. Je parle donc d?expérience.
La leçon de l?Ecriture
« Naaman, chef de l?armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d?une grande considération ; car c?était par lui que l?Eternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux » (2 Rois 5 : 1).
Naaman était votre général Pershing, votre général Haig, votre maréchal Foch ou votre maréchal Hindenburg. C?était un conquérant. Il avait délivré la Syrie de l?oppression des nations environnantes. C?était un homme puissant et vaillant, mais il était lépreux. C?est une triste histoire !

Mais, grâce au témoignage d?une brave petite servante, son maître apprit que Dieu manifestait Sa puissance de guérison dans la terre d?Israël.
Le roi de Syrie envoya Naaman vers le roi d?Israël. Le roi d?Israël n?avait aucun pouvoir de guérir les lépreux. Mais Elisée vint au secours de Naaman, et dit :
« Laisse-le venir à moi, et il saura qu?il y a un prophète en Israël. »
Je veux parler d?un aspect de la guérison divine qui me semble négligé. Je crois que l?on représente mal le Seigneur. Je crois que beaucoup d?enseignants de la guérison divine n?ont pas atteint en Christ une stature leur permettant de prendre la position que demande le Seigneur dans Sa Parole.
On essaye toujours de rejeter la responsabilité sur le malade. Quand on ne peut pas le faire, on essaye de rendre Dieu responsable.
Ne voyez-vous pas que l?Eglise a été conduite à prendre cette position à cause de son incrédulité et de son manque de foi ?

Dans l?Eglise primitive, la méthode normale était d?appeler les anciens de l?Eglise. Ils oignaient d?huile le malade et la prière de la foi le guérissait. Le malade était guéri, et s?il avait commis des péchés, il était pardonné.
Quand les premiers Chrétiens faisaient une onction d?huile, ils faisaient la prière de la foi. Cela signifiait que les bienfaits et la puissance de la croix de Jésus-Christ étaient mis à la disposition du malade. Quand l?huile le touchait, cela signifiait que l?Esprit de Vie, l?Esprit de Dieu, était présent pour accomplir la guérison.
Après quelque temps, l?Eglise s?est mise à rétrograder. Elle a abandonné les dons de Dieu, s?est débarrassée du don du Saint-Esprit, et s?est lancée dans le formalisme.
Elle a traversé ainsi mille années d?une période bien sombre, de plus en plus sombre, jusqu?à ce que Martin Luther paraisse, au moment où le monde chrétien avait complètement perdu la vérité du salut par la foi. L?Eglise l?avait remplacé par une création humaine appelée « pénitence. »
C?est tout ce qui restait du salut. Le message de Martin Luther est tout entier résumé dans cette phrase :
« Le juste vivra par la foi. »
C?était une révélation de Dieu. Un salut acquis non par la pénitence, mais par la foi en un Fils de Dieu vivant.
On ne peut pas imaginer comment l?Eglise a pu s?égarer ainsi et se mettre dans une telle condition ! Cela démontre à quel point l?Eglise s?était éloignée de la pure doctrine du Seigneur Jésus-Christ et des temps apostoliques.
Il nous faut faire un long retour en arrière ! Nous ne sommes que de petits enfants. Quand on les compare à ce que les premiers Chrétiens possédaient et connaissaient, nos plus grands hommes de Dieu ne sont que des enfants qui babillent sur le rivage d?un immense océan de lumière, de puissance et de vie.
Eh bien, lorsqu?ils eurent perdu la foi, il fallut la remplacer par quelque chose d?autre. Les anciens et les prêtres ont continué à prier pour les malades, mais ils n?avaient plus de foi dans leur c?ur, et les malades ont commencé à mourir. Ils priaient pour d?autres malades, qui ont continué à mourir.
Imaginez l?état où étaient tombés les anciens et l?Eglise, après avoir autrefois été oints de la gloire et de la puissance de Dieu ! La puissance avait disparu, mais les anciens continuaient à se rendre à une cérémonie. Ils oignaient d?huile et priaient, mais plus rien ne se passait. Alors l?Eglise s?est consolée avec la cérémonie.

Elle a pris cette belle cérémonie de l?onction d?huile et de la prière de la foi, et l?a transformée en ce qui est appelé « le sacrement de l?extrême-onction. »
Ils ont enlevé toute idée de guérison et en ont fait une cérémonie de consolation pour les mourants.
Bien-aimés, quand l?Eglise Protestante est née, elle n?avait pas davantage de foi ! Sous Martin Luther, l?Eglise Protestante est née avec la foi pour le salut de l?âme des hommes, mais elle n?a pas levé la barre plus haut. La guérison de Philippe Mélanchton est un cas unique, obtenu par le désespoir de Luther plus que par sa foi !
Dans la vie de Wesley, des progrès ont été faits. Wesley a noté dans ses écrits deux cent quarante cas de guérisons de toutes sortes de maladies. Il considérait apparemment ces délivrances comme des triomphes de la foi humaine, et il soulignait que l?extrémité de l?homme constituait l?opportunité de Dieu.
Mais ce n?est pas le véritable fondement de la guérison. Dieu ne guérit pas parce que l?homme en a besoin, mais parce que le but de Dieu en Jésus-Christ est de racheter l?homme de tout péché et de toute conséquence du péché. Puisque la maladie est la conséquence du péché, et que la mort est aussi la conséquence du péché, le Seigneur les attribue tous deux au diable.
La mort n?est pas une servante de Dieu, mais Son ennemie, et Jésus-Christ va détruire la mort.
« Le dernier ennemi qui sera détruit, c?est la mort » (1 Corinthiens 15 : 26).
Que Dieu soit béni, c?est là le but final de Dieu ! Alors seront pleinement manifestées dans le monde l?absence de péché, l?absence de maladie, et l?absence de mort !
« Aucun n?enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu?au plus grand d?entre eux » (Hébreux 8 : 11).
Quand il n?y aura plus de maladie, on n?aura plus besoin de médicaments ni d?opérations. Plus de bruits de pelletées de terre qu?on lance sur un cercueil, car « la mort a été engloutie dans la victoire. »
C?est pour cela que Jésus-Christ est mort. Dieu n?a jamais eu d?autre objectif pour l?Eglise que la victoire sur la maladie. Mettons cet objectif bien haut, là où Jésus l?a placé. Je voudrais qu?il soit toujours parfaitement clair dans votre esprit que le but de la rédemption acquise par Christ est la disparition du péché, de la maladie, et, finalement, de la mort.
Que Dieu soit béni, voilà Son idéal pour l?homme ! Dieu veut que l?homme devienne aussi parfait que Christ est parfait (Matthieu 5 : 48).

Peut-être n?atteindrons-nous jamais que la moitié ou le quart de cet idéal. N?essayez jamais d?abaisser l?objectif de Dieu à votre niveau ! Mais, par la grâce de Dieu, mettez la barre là où Jésus l?a placée, et efforcez-vous de vous en rapprocher le plus possible.
Quand l?Eglise a perdu la foi en Dieu, elle a commencé à dire des mensonges sur Dieu. On venait visiter un malade alité, et on lui disait :
- « Votre maladie est la volonté de Dieu. »
Mais elle est l??uvre du diable.
En fin de compte, toute mort est l??uvre du diable. Jésus Lui-même a dit, lorsqu?Il a été crucifié :
« Mais c?est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » (Luc 22 : 53).
Christ est mort comme notre substitut. Sa mort était la conséquence de la loi du péché, et non la conséquence de la loi de la vie.
Lorsque Christ mettra finalement en ?uvre Sa toute-puissance, pour abolir définitivement la mort, on en aura fini pour toujours avec le péché, la maladie et la mort.
Le patriarche Job a commencé à répandre une erreur concernant la volonté de Dieu. Lorsqu?un cyclone est venu du désert prendre la vie de ses enfants, il a dit :
- « L?Eternel a donné, et l?Eternel a ôté ; que le nom de l?Eternel soit béni ! » (Job 1 : 21).
Cette affirmation n?est vraie que dans le sens de la volonté permissive de Dieu. Les Ecritures montrent clairement que ce fut Satan qui causa ces malheurs, lorsqu?il se retira de devant la face de l?Eternel.

Mais le monde a continué à répan- dre ce mensonge.
Beaucoup de prédi- cateurs utilisent cette phrase pour des enterrements, et s?efforcent de l?imprimer dans les pensées impressionnables des hommes.
Dans ces conditions, ce qui me surprend, ce n?est pas qu?il y ait si peu de malades guéris, mais qu?il y ait tout de même des malades guéris !
Pendant 1400 ans, les hommes se sont trompés quant à la volonté de Dieu, jusqu?au point où le monde en est devenu presque complètement incroyant.
Il y a des occasions où Dieu exige l?action et non la prière
Moïse était arrivé devant la Mer Rouge. Il y avait sur la gauche et sur la droite des montagnes infranchissables. Les armées de Pharaon les poursuivaient par le défilé d?où ils venaient. Il avait en charge deux millions d?hommes, de femmes et d?enfants.
Devant lui s?étendait la Mer Rouge.

Lorsqu?il fut arrivé devant la Mer Rouge, il s?arrêta et fit ce que vous faites aussi, ce que tout le monde essaye de faire quand on se trouve dans une situation difficile : se mettre à l?écart et commencer à prier.
Aussi, au lieu d?avancer dans l?eau et d?étendre sa verge, il se mit à l?écart et commença à prier. Le Seigneur le lui reprocha. C?est l?une des occasions où nous voyons le Seigneur reprocher à quelqu?un de prier.
Tant de personnes essayent de prier pour se dégager péniblement de leurs problèmes !
« L?Eternel dit à Moïse : Pourquoi ces cris ? (Certaines versions traduisent : »Pourquoi cries-tu à moi ?« ) Parle aux enfants d?Israël, et qu?ils marchent. Toi, lève ta verge, étends ta main sur la mer, et fends-la ; et les enfants d?Israël entreront au milieu de la mer à sec » (Exode 14 : 15-16).
En d?autres termes, Dieu dit :
- « Moïse, c?est à toi de fendre la mer ! »
Quelquefois, nous prions :
- « Seigneur, viens guérir cet homme ! »
Voyez-vous l?erreur ? Ce n?est pas de cette manière que Pierre a guéri les malades. Pierre a parlé au boiteux et lui a dit :
- « Je n?ai ni argent ni or, mais ce que j?ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » (Actes 3 : 6).
Que Dieu soit béni, Pierre avait quelque chose à donner ! C?était la puissance de Dieu.
La responsabilité du Chrétien
Notre Dieu Tout-Puissant rend responsable celui qui Le connaît, et non pas celui pour lequel nous prions. Un jeune homme vint me voir, malade de la tuberculose. Il me dit :
- « M. Lake, je suis tuberculeux. Les docteurs m?ont abandonné. J?ai entendu dire que des gens étaient guéris ici, mais je n?ai aucune foi. »
Je lui ai répondu :
- « Cher jeune homme, si vous n?avez pas la foi, moi, je l?ai ! Je connais Dieu. Je suis un enfant de Dieu ! »
C?est le Chrétien qui devrait avoir la foi. C?était l?attitude de l?Eglise primitive. Jésus a dit :
- « Allez, guérissez les malades... »
Ils sont allés et les ont guéris. Ce jeune homme est aujourd?hui l?un de nos prédicateurs.
Ne rejetez pas entièrement la responsabilité sur le malade. S?il n?a pas de foi, donnez-lui en un peu ! Instruisez-le, donnez-lui la Parole de Dieu.
Jésus transmettait la foi de Dieu au cours de Ses réunions, afin que les gens puissent recevoir la guérison. L?Esprit de Dieu transmis par Jésus était puissant pour produire la foi dans l?âme des hommes, et pour les guérir. Les corps, les âmes et les esprits étaient guéris.
La Reine Wilhelmine de Hollande se trouva enceinte par six fois, mais ne put jamais mener ces grossesses à leur terme. Toute la science de l?Europe fut incapable de permettre à ces enfants de naître.
Il y avait dans notre assemblée, en Afrique du Sud, une chère S?ur qui avait été auparavant l?infirmière de la Reine Wilhelmine. Son propre fils avait été merveilleusement guéri alors qu?il se mourait d?une fièvre africaine, après être resté inconscient pendant six semaines.
Etant liée d?amitié avec la Reine, elle lui écrivit l?histoire de la guérison de son fils. Après quelques correspondances, nous reçûmes une lettre nous demandant de prier Dieu pour qu?elle puisse enfin devenir mère.
Un dimanche soir, j?apportai la lettre à notre assemblée, et toute l?Eglise se mit à genoux pour prier. Avant même de me relever, je me retournai et dis :
- « C?est bien, maman, écrivez à la Reine et dites-lui que Dieu a exaucé sa prière. Elle mettra au monde un enfant. »

Moins d?un an plus tard, elle eut un enfant, l?actuelle Prin- cesse Juliana de Hollande.
Les rois et les reines ne sont que des hom- mes et des femmes.
Ils ont besoin de la rédemption de Jésus, sans laquelle ils sont vraiment pauvres !
« Après avoir lu la lettre, le roi d?Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu?il s?adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu?il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu?Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d?Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu?il y a un prophète en Israël » (2 Rois 5 : 7-8).
Savez-vous que je pense de plus en plus que nous autres, prédicateurs, nous nous comportons trop comme si nous avions besoin de nous excuser. C?est comme si nous nous excusions auprès du monde.
Nous avons recours à tellement de finesses que nous avons peur d?affirmer que nous sommes des hommes de Dieu. En fait, nous employons toutes sortes de finasseries, en pensant que ce sont des subtilités.
Nous ne comprenons pas la dignité et la responsabilité qui devraient se manifester dans la vie d?un homme de Dieu. En fait, nous éludons la question.
Un Chrétien devrait avoir davantage de hardiesse. Avant que nous puissions nous emparer du monde pour Christ, nous devrions adopter une autre attitude devant le péché, les puissances des ténèbres, et l?enfer !

« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s?arrêta à la porte de la maison d?Elisée. Elisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s?en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l?Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l?Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d?Israël ? Ne pourrais-je pas m?y laver et devenir pur ? Et il s?en retournait et partait avec fureur » (2 Rois 5 : 9-12).
Ce n?étaient pas les eaux du Jourdain qui pouvaient le rendre pur. C?était son obéissance au Seigneur Tout-Puissant. Les gens n?ont pas très bien appris la leçon. Il y a longtemps, un homme est venu me voir. Je priai pour lui et lui dis :
- « Venez chaque jour pendant les trente prochains jours, et vous serez guéri. »
Il vint pendant une semaine puis se lassa et ne revint plus. Deux mois plus tard, il revint me voir, et je lui dis :
- « Quand vous serez prêt à obéir à Dieu, je prierai à nouveau pour vous. Je vous avais dit de venir pendant trente jours ! »
Il me dit :
- « Je suis venu pendant huit jours ! »
Eh bien, Dieu a laissé cet homme venir pendant vingt-neuf jours. Sa guérison fut complète le vingt-neuvième jour. Mais beaucoup d?autres choses se passèrent avant cela. Il reçut une conviction de péché, et découvrit qu?il y avait un Dieu dans le ciel, et qu?il y avait autre chose dans la vie que la guérison de son corps. Dieu a besoin d?un peu de temps pour redresser tout ce qui ne va pas dans notre âme !

Les guérisons les moins satisfai- santes sont les guérisons ins- tantanées !
La plupart du temps, vous avez un bébé guéri sur les bras, et vous devez courir avec un biberon pendant un ou deux ans pour le faire tenir droit et pour lui apprendre à marcher fermement avec le Seigneur.
La foi n?est pas une impulsion spasmodique. C?est une attitude de l?âme. C?est une disposition de l?esprit. Il y a un poème que j?aime beaucoup, et qui dit :
Ce voilier cingle à l?est, cet autre à l?opposé,
Et
tous deux
sont poussés par une même brise.
C?est le sens de la voile et
non
pas la risée,
Qui définit la voie que l?un et l?autre ont
prise !
Vous orientez votre âme vers Dieu, sachant que le Sang de Jésus-Christ a pourvu pour votre rédemption du péché et de la maladie, et continuez jusqu?à ce que vous ayez trouvé ce que vous cherchez.
Lorsque nous étions en Afrique, nous connaissions un Africain qui s?appelait Edouard Lion. Lorsque nous l?avons connu, c?était un Zoulou païen et sauvage, qui n?avait pour seul vêtement qu?un petit tablier de peau de bête de vingt-cinq centimètres de côté. Il se convertit, et environ un an et demi après, il fut baptisé dans le Saint-Esprit. En 1912, le soir de Noël, dans le Basutoland, en Afrique du Sud, nous avons servi la Sainte Cène à soixante-dix lépreux guéris par le ministère de cet homme.
« Mais ses serviteurs s?approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t?eût demandé quelque chose de difficile, ne l?aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu?il t?a dit : Lave-toi, et tu seras pur ! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l?homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d?un jeune enfant, et il fut pur » (2 Rois 5 : 13-14).
Alors que je dirigeais une réunion de guérison divine à Wakerstrom, en Afrique du Sud, on nous amena soixante-cinq malades. Nous les fîmes aligner, et nous avons prié pour chacun d?eux successivement. Soixante furent guéris. Cinq ne furent pas guéris.
Comme je voulais parler avec ces cinq, nous les avons repris chacun séparément. Je leur ai demandé :
- « Quel est le problème ? Connaissez-vous une raison quelconque qui pourrait expliquer que vous n?avez pas été guéri ? »
L?un d?eux confessa l?adultère. Lorsqu?il s?en repentit devant Dieu, nous avons prié à nouveau, et il fut guéri instantanément. Une femme confessa qu?elle ne cessait de voler. Nous lui avons demandé d?aller confesser son péché et de restituer ce qu?elle avait volé aux personnes concernées, autant qu?il était possible. Elle accepta de le faire, et fut guérie au moment où elle confessa son péché et prit son engagement devant Dieu.
« Si notre c?ur ne nous condamne pas, nous avons de l?assurance devant Dieu. »
Vous n?avez pas besoin de faire entrer de force la foi dans le c?ur d?un homme dont le péché a été ôté et qui vit dans l?obéissance, que Dieu soit béni ! La voie est alors libre. Il nous a fallu quatre heures pour régler les problèmes de ces cinq personnes, mais j?ai eu la joie de pouvoir écrire dans mon journal :
- « Nous avons prié pour soixante-cinq personnes et toutes ont été guéries ! »
Nous ne savons pas encore grand-chose sur les dons de l?Esprit. Ma première femme, qui est morte à présent, avait un don de discernement plus grand que le mien. Quand je priais pour les malades, si certains n?étaient pas guéris, je les envoyais dans une autre pièce. Quand j?avais fini, j?appelais ma femme. Elle imposait les mains à un malade, et disait :
- « À telle époque, vous avez commis tel péché. »
À tel autre, elle disait :
- « Le Seigneur me montre que votre problème est le suivant... »
Et lorsque tous avaient réglé leurs problèmes devant Dieu, nous recommencions à prier, et le Seigneur les guérissait.
Bien-aimés, la seule présence des dons de guérison et du baptême du Saint-Esprit ne suffit pas pour dire que nous avons pleinement atteint le but de Dieu. Le ministère du Saint-Esprit s?exerce au travers des neuf dons du Saint-Esprit. Nous avons cherché une Eglise qui manifeste tous ces dons. Mais je suis heureux de voir que depuis la manifestation du glorieux baptême du Saint-Esprit, toutes ces choses commencent à devenir réelles pour l?Eglise de Jésus-Christ. Pendant les quinze premières années de mon ministère, on me traitait de fou et de fanatique parce que Dieu m?avait révélé le ministère de guérison divine, et m?utilisait dans ce ministère.
Beaucoup de vous sont comme cette chère s?ur qui est venue nous voir ici. Elle est venue l?autre jour, et m?a dit :
- « M. Lake, on a prié trois fois pour moi, et je ne pense pas qu?il y ait quoi que ce soit de changé dans mon état. »
Je lui ai répondu :
- « Je ne pense pas qu?il y aura la moindre amélioration à votre état, tant qu?il ne se passera pas quelque chose dans votre vie. Vous êtes venue en pensant recevoir quelque chose de la part de Dieu, mais avec l?idée que si vous n?étiez pas guérie, vous pourriez toujours aller vous faire opérer. Maintenant, si votre consécration à Dieu ne va pas plus loin que cela, vous ne faites que jouer avec Dieu. Dieu veut que vous preniez clairement position. »

La consécration signifie quelque chose ! Jésus-Christ est descendu au Jourdain, et a pour toujours consacré à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit. Jésus nous a donné un modèle unique et parfait de consécration chrétienne, valable pour tous les temps. Il a donné à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit, une fois pour toute et pour toujours, et Il l?a montré dans Sa vie.
C?est pour cette raison que lorsque j?ai invité Jésus-Christ à venir dans mon c?ur et à devenir mon médecin, je n?ai plus jamais fait confiance à quelqu?un d?autre dans ce domaine. Nous représentons le royaume des cieux et le Dieu vivant. Nous vivons pour les révéler à l?humanité, et nous sommes prêts à mourir pour cela. Que Dieu soit béni !
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Chapitre 9
Consécration, épreuve, puissance et victoire.
J?aimerais que nous puissions marcher aujourd?hui sur les traces du Seigneur Jésus, et dans l?anticipation de Sa victoire. Vous savez, nous avons les yeux tellement fixés sur le fait que Jésus était le Fils de Dieu, donc de nature divine, que nous perdons de vue le fait qu?Il était aussi un Homme, semblable à n?importe quel homme.
Jésus a dû affronter toutes les batailles de l?âme, que tout autre homme doit aussi affronter. C?est la compréhension de cette réalité qui crée une telle communion entre Lui et nous. Il me semble que le christianisme moderne a péché en isolant Jésus dans une catégorie complètement à part. Les Chrétiens commencent ensuite à invoquer toutes sortes d?excuses, en prétextant que Jésus était Dieu.
- « Jésus a fait cela parce qu?Il était Dieu... Jésus a guéri parce qu?Il était Dieu... »
Non, bien-aimés, Jésus était tout autant Homme que vous et moi. Jésus a affronté tous les combats de l?âme, exactement comme vous et moi devons les affronter. Mais Jésus voulait accomplir la volonté de Dieu, et connaître la volonté de Dieu.
Comment entrer dans la volonté de Dieu. Deux étapes.
Nous devons franchir deux étapes pour entrer dans la volonté de Dieu. La première étape consiste à consacrer notre volonté, pour accomplir la volonté de Dieu. La plupart des gens pensent que le fait d?accomplir la volonté de Dieu leur fait perdre toute existence propre. Dieu n?a pas pour idéal de vous conduire comme on conduit une machine, ou de vous faire marcher comme une pièce de mécanique !
L?autre étape consiste à vous reconnaître comme un fils de Dieu et un serviteur des hommes. Je pense que la démonstration la plus merveilleuse que Dieu puisse nous donner de cette vérité réside dans le fait qu?Il nous donne le Saint-Esprit, auquel nous pouvons avoir recours pour le service de Dieu.
Par exemple, le Seigneur a dit :
« Ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. »
Mais si vous n?imposez jamais les mains à un malade, personne ne sera guéri !
En revanche, si vous avez la foi pour croire que vous disposez du Saint-Esprit, pour être utilisé par Lui et pour Lui, vos mains et votre c?ur seront prêts. C?est pour moi un sujet de tristesse de penser que Dieu doit lancer une campagne spéciale pour aller à la recherche d?une âme, et pour lutter avec elle pour la décider à faire quelque chose pour Lui.
Il y avait dans l?Ohio une Ecole Biblique, où l?on a continuellement entretenu une réunion de prière pendant neuf mois, pour obtenir les dons du Saint-Esprit. Je leur ai dit :
- « Il me semble que vous pourriez continuer ainsi pendant dix ans, sans jamais obtenir les dons du Saint-Esprit ! Mais si vous vous retroussez les manches, pour commencer à utiliser ce que Dieu vous a donné pour bénir les autres, Il vous donnerait davantage ! »
Jésus a commencé par Se consacrer Lui-même
Jésus a commencé par Se consacrer Lui-même. C?est le secret de la vie qu?Il a vécue. Il S?est consacré à faire non pas Sa volonté propre, mais la volonté de Son Père. C?est la signification de Son baptême dans le Jourdain. Jésus avait consacré à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit.

Combien parmi vous ont consacré à Dieu leur corps, leur âme et leur esprit ? (De nombreuses mains se lèvent). Maintenant, que tous ceux qui ont pris au moins une pilule au cours des deux ou trois derniers mois lèvent la main ! (Aucune main ne se lève). Les amateurs de pilules n?aiment pas lever la main !
Je veux vous montrer par là que la consécration de votre corps, de votre âme et de votre esprit signifie réellement quelque chose ! Cela signifie que vous avez cessé de vous confier aux mains des hommes et aux mains du diable, pour rester toujours engagé dans les voies de Dieu, et être décidé à faire la volonté de Dieu.
Supposez que vous ressentiez un problème dans le domaine de votre esprit. A qui vous adresseriez-vous pour avoir du secours ? Vous pourriez aller consulter ces spirites, ces gens qui font de l?occultisme. C?est pourtant ce que font beaucoup de pauvres gens !
L?un de nos voisins avait été un ardent spirite. Un jour, je l?ai pris en voiture pour aller en ville, et il m?a dit combien il était fasciné par toutes ces choses occultes. La semaine dernière, il est parti avec la femme d?un autre.
J?ai beaucoup à dire dans ce domaine. J?ai bien observé pendant des années comment évolue la pratique du spiritisme, et cela finit en général de cette manière. La tendance est vers le bas, vers l?égoïsme et la sensualité, et non vers le haut.
Non, lorsque nous avons un problème dans notre esprit, nous allons consulter le Père des esprits ! Quand nous avons un problème dans notre âme, nous n?allons pas consulter l?esprit de ce monde ! Nous allons au Seigneur.
Lorsque nous avons un problème dans notre corps, à qui nous adressons-nous ?

La plupart des Chrétiens vont consulter le monde, la chair et le diable. Le problème se trouve au niveau de notre consécration. Nous n?avons pas une claire compréhension de ce que doit être la consécration d?un chrétien, ni de ce que constitue la consécration.
Le Seigneur nous offre un salut pour notre esprit, un salut pour notre âme, et un salut pour notre corps. Celui qui viole la loi du Seigneur n?est pas seulement un chrétien faible, c?est un pécheur. Il pèche contre la volonté de Dieu et contre l?esprit de la consécration chrétienne, car la consécration chrétienne exige une séparation pour Jésus-Christ de tout ce que Jésus-Christ a sanctifié pour le Père.
C?était la consécration des premiers Chrétiens.
L?Eglise primitive considérait le Chrétien qui suivait la voie du monde, et qui prenait ses pilules et ses médicaments, comme s?étant écarté de la voie de Jésus. Elle le disciplinait avec amour, exactement comme s?il avait volé un cheval ou commis quelque autre péché. Il était traité comme ayant commis un péché et ayant besoin d?être restauré dans sa communion leur Dieu.
Vous dites :
- « Mais c?est très sévère ! »
Peut-être, mais c?est la vérité. C?est la loi de Dieu. Non seulement c?est la loi de Dieu, mais c?est aussi la « loi de l?Esprit de vie en Jésus-Christ. »
Croyez-vous, quand vous irez au ciel, que vous y trouverez beaucoup de gens qui avalent toutes sortes de pilules, de comprimés contre les maux de tête, ou de vomitifs ?

L?une des prescriptions du Talmud pour la guérison consiste à répéter le Psaume 91 sept fois par jour. Eh bien, si quelqu?un répète le Psaume 91 sept fois par jour, cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps pour que l?Esprit de Foi dans le Dieu Tout-Puissant pénètre dans son âme ! C?était un bon médicament pour l?âme, un bon médicament pour le corps également !
Jusqu?où allait la consécration de Jésus
Si vous vous demandez jusqu?où allait la consécration de Jésus, vous pouvez le voir pleinement dans le récit de Sa tentation dans le désert. Satan L?a tenté dans les trois domaines de Sa vie. Tout d?abord sur le plan physique. Ensuite sur le plan psychologique. Puis sur le plan spirituel. Il a commencé par être tenté pour qu?Il change les pierres en pain, pour la satisfaction de Ses besoins physiques. Puis Il fut tenté pour qu?Il reçoive l?acclamation des foules. Beaucoup de prédicateurs tombent encore dans ce piège.
Satan Le transporta sur le pinacle du Temple, en Lui demandant de Se jeter dans le vide. Une tentation psychologique intervient dans le domaine de l?âme.
La troisième tentation était spirituelle. Satan transporta Jésus sur une montagne très élevée, et Lui montra tous les royaumes de la terre avec leur gloire. Il Lui dit qu?il Lui donnerait tout cela, s?Il Se prosternait à ses pieds pour l?adorer.
Vous voyez donc que Jésus avait consacré Son corps à Dieu, ainsi que Son âme. Il ne les avait consacrés à personne d?autre. Il était entièrement consacré à Dieu. Je parlais hier à mon épouse, alors que nous étions en voiture. Je lui ai dit :
- « Florence, mon plus grand sentiment de liberté et mes jours les plus heureux, je les ai connus lorsque j?ai distribué tout ce que je possédais ! »
Le soir où j?ai prêché mon premier sermon dans la plénitude de l?Evangile, j?ai volontairement donné à une veuve les cinq derniers dollars qui me restaient. Je voulais simplement m?en débarrasser. Ce fut merveilleux de me décharger de tous les fardeaux de mon âme !
Bien-aimés, quelles sont les difficultés dans lesquelles vous vous débattez ? Qu?est-ce qui maintient votre âme oppressée ? Que Dieu vous bénisse, dans la plupart des cas, ce sont des bagatelles ! C?est au moment où il ne me restait plus un centime que le Seigneur m?a envoyé en Afrique. Je ne crois pas qu?Il m?aurait demandé d?y aller s?Il ne savait pas que je voulais Lui obéir.
Dieu m?a dit :
- « Tu vas aller en Afrique ! »
Je n?avais plus un sou. La plupart d?entre vous savent de quelle manière je suis allé en Afrique. Nous avions une très belle maison là-bas. Elle était construite en bois, ce qui était inhabituel. Elle n?était pas aussi belle que la première maison en bois que nous avions en Amérique, mais nous n?avons jamais été aussi heureux que dans cette maison ! Le toit était en tôle ondulée. Je dormais dans le grenier. En été, sous le soleil africain, il faisait sept fois plus chaud que dans la fournaise ardente de Babylone ! Et dès que le soleil se couchait, il y faisait plus froid que dans un frigidaire !
Mais je dormais dans ce grenier, et c?est là que j?ai reçu du Sei- gneur certaines des choses les plus merveil- leuses qu?Il m?ait don- nées.
C?est là que me furent révélées beaucoup des vérités que je vous prêche aujourd?hui.
Consacrez-vous d?abord à Dieu. Je me demande si vous l?avez fait ? Quant à vous, Chrétiens de longue date qui continuez à prendre des pilules et toutes ces choses du passé, vous êtes-vous consacrés à Dieu ? Finissez-en avec tout cela et consacrez votre corps à Dieu. Faites de Jésus-Christ votre médecin pour toujours ! Prenez-Le comme votre seul remède !
Le résultat de la consécration
Le résultat de cette consécration, c?est que personne n?aurait pu empêcher Jésus de recevoir le Baptême dans le Saint-Esprit ! Dieu attend depuis longtemps que certains se consacrent ainsi ! Le c?ur de Dieu répond à cette sorte de consécration !
Quand Jésus S?est tenu devant les eaux du Jourdain en faisant cette consécration, quelque chose se passa dans l?âme du Père, et les flots de la gloire céleste sont descendus, sous la forme d?une Colombe venant reposer sur Christ. Tout au moins, il sembla à Jean qu?une Colombe vint reposer sur Jésus.
L?Esprit n?est pas venu au compte-gouttes !
« Il ne Lui a pas donné l?Esprit avec mesure. »
Il est descendu du ciel dans Sa plénitude, venant du c?ur de Dieu.
Tout d?abord, Jésus a consacré toute Sa vie au Père. En conséquence, le Saint-Esprit est descendu sur Lui, et Jésus fut rempli de l?Esprit. Lorsque vous êtes rempli de l?Esprit, vous recevez quelque chose qui ne signifie pas uniquement de la gloire, du bonheur et des cris de joie !

Satan est tout de suite venu sur les traces de Jésus. Il sera aussi sur les vôtres, si vous faites une telle consécration. Lorsque quelqu?un reçoit la plénitude du Saint-Esprit, Satan sait qu?il va avoir des problèmes. Il se met aussitôt à l??uvre et ne lâche pas cette personne d?une semelle s?il le peut. Aussi Jésus fut-Il conduit dans le désert, non par le diable, mais par le Saint-Esprit.
N?est-il pas étrange que le Saint-Esprit L?ait conduit dans le désert ? Pour quel but ? Pour y rencontrer le diable ! Pourquoi ? Pour que le diable Le tente, et qu?il voie s?Il en sortirait vainqueur ou non. Pour voir s?Il voulait vraiment dire ce qu?Il avait dit au Jourdain.
Le diable a dit :
- « Étais-Tu sérieux quand Tu as fait cette consécration ? Étais-Tu sérieux quand Tu as donné Ton Corps et Ton Àme au Seigneur près du Jourdain ? Était-ce réellement pour toujours ? »

La plupart des gens sont sérieux quand ils se consacrent, le jour de leur baptême, mais ils l?oublient la première fois que le diable se manifeste, ou dès qu?ils ont mal à l?estomac.
Le Seigneur Jésus S?est consacré pour toujours.
Que ce soit aussi une décision définitive dans votre âme et dans votre esprit.
Il n?y a jamais eu une autre période de l?histoire où le monde ait eu autant besoin qu?aujourd?hui d?avoir la démonstration que le Seigneur peut garder Ses enfants en permanence, et dans n?importe quelle condition !
Ainsi, lorsque Jésus eut consacré à Dieu pour toujours Son Corps, Son Ame et Son Esprit, Satan l?a tenté au maximum sur chacun de ces points.
Une femme qui a récemment reçu le salut devint désespérée peu après. Depuis le jour de sa conversion, tout allait mal. Elle était mariée à un homme impossible. Il lui a dit que si elle devenait chrétienne, ce serait fini entre eux, et il l?a quittée.
Tout de suite après, sa meilleure amie est devenue folle. Ensuite, sa mère donna son c?ur à Dieu.
Cela faisait une semaine qu?elle était chrétienne lorsque son mari lui dit :
- « Qu?est-ce qui t?est arrivé ? »
Elle lui a répondu qu?elle avait trouvé Dieu. Il lui a dit : « Au-revoir ! » Et elle n?a plus entendu parler de lui. Il fallait qu?elle s?occupe de sa mère et de son amie folle. Elle était affolée et désespérée.

Un jour, dans l?agonie de son désespoir, elle était prête à tout laisser tomber. Elle dit :
- « O Dieu, après tout ce que je viens de vivre, il ne me reste plus rien d?autre à faire ! Je retourne dans le monde ! »
À peu près à la même époque, l?Esprit me dit :
- « Va immédiatement à la Rue Salmon ! »
J?y suis allé et je l?ai rencontrée. Elle descendait les escaliers. Je lui tendis la main et lui demandai :
- « Alors, comment ça va ? »
Elle répondit :
- « N?en parlez pas ! C?est l?enfer ! C?est ça qu?on reçoit quand on devient chrétien ? »
Je lui dis :
- « Je ne sais pas, chère S?ur, mais je sais une chose : quand vous serez sortie de là, vous saurez si vous êtes une Chrétienne ou non ! »
Puis je l?exhortai :
- « Chère petite S?ur, ce n?est pas le moment de tout laisser tomber, en plein milieu de la bataille ! N?importe quel fou peut faire cela. Gagnez d?abord cette bataille, puis retournez dans le monde ! »
Elle répondit :
- « D?accord, je vais continuer à combattre pendant deux semaines. »
Je lui dis :
- « C?est entendu ! »
Lorsque les deux semaines furent terminées, je lui dis :
- « A présent, chère S?ur, vous pouvez retourner dans le monde ! »
Elle sourit et me dit :
- « Non, je ne le pense pas ! »
Son amie qui était devenue folle fut guérie. Sa chère vieille mère fut guérie. Certains amis découvrirent ce qui se passait et remplirent leur maison de malades, qui furent guéris. Cela paye de persévérer jusqu?au bout !
Ainsi, Jésus commença par consacrer à Dieu le Père Son Etre entier, Corps, Àme et Esprit. Ensuite, le Saint-Esprit descendit du ciel sur Lui. Il était rempli de l?Esprit avant d?être tenté dans le désert. Il revint du combat dans la puissance de l?Esprit.

J?ai prié pendant neuf mois pour recevoir le baptême dans le Saint-Esprit. Si un homme a jamais prié honnêtement et sincèrement dans la foi, ce fut bien moi. Finalement, un jour, j?étais prêt à tout laisser tomber et abandonner. Je dis :
- « Seigneur, c?est peut- être pour d?autres, mais ce n?est pas pour moi. Tu ne peux pas me le donner, tout simplement. »
Je n?ai pas accusé Dieu.
Un soir, un homme appelé Pierce me dit :
- « M. Lake, cela fait longtemps que je souhaite que vous veniez passer une nuit de prière avec moi. Nous avons prié pour le baptême dans le Saint-Esprit depuis une année complète, et aucun de nous ne l?a encore reçu. Frère, je ne crois pas que vous l?ayez encore reçu, aussi nous pourrions prier l?un pour l?autre. »
J?étais si désireux de prier, aussi je répondis à son invitation, rempli d?intentions de prier pour tout le reste. Nous avions commencé à prier depuis guère plus de cinq minutes, lorsque la lumière de Dieu commença à briller autour de moi. Je vis que je me trouvais au centre d?un arc de lumière de plus de trois mètres de diamètre.
Cette lumière était la plus blanche de tout l?univers. Tellement blanche ! Combien elle me parlait de pureté ! Depuis ce moment, quand je repense à cette blancheur, à cette merveilleuse blancheur, je la considère comme l?idéal de la pureté de la nature de Dieu.
Une Voix sortit de la Lumière
Alors une Voix commença à me parler depuis cette lumière. Je ne vis aucune forme. Cette Voix commença à me rappeler toutes les fois où j?avais désobéi à mes parents, depuis mon enfance. Elle me rappela mon entêtement, et les dizaines et dizaines de fois où Dieu m?avait conduit à placer pour toujours sur l?autel de la consécration mon corps, mon âme et mon esprit.
Cela faisait dix ans que j?avais placé mon corps sur l?autel, et j?étais un ministre de l?Évangile. Mais lorsque le Seigneur Se révèle, Il ouvre à notre âme des profondeurs qui n?ont jamais été touchées auparavant dans notre vie. Savez-vous que lorsque je fus baptisé dans le Saint-Esprit, Il a révélé, dans les profondeurs de ma nature, des choses qui n?avaient jamais été touchées auparavant.

Tout ce qui était dans l?ombre, tout ce qui était lointain et flou, devint clair et réel.
Dieu S?ap- procha et fit briller Sa lumière en moi.
Peu de temps après, je reçus le Saint-Esprit.
Cela fait peut-être longtemps que vous traînez loin derrière. Vous L?avez peut-être suivi une semaine ou deux, puis vous vous êtes retiré. Bien-aimés, vous n?irez jamais nulle part de cette manière. Dieu a pris beaucoup de peine à nous secouer pour nous faire atteindre le point où nous allons enfin nous engager en nous appuyant sur Dieu et en tenant ferme.
Jésus est passé au travers de ces horribles épreuves. Que ce serait-il passé s?Il avait faibli ? Que se serait-il passé s?Il avait fini par aller acheter une boîte de pilules ? Il n?aurait plus été l?Agneau sans tache.
S?Il ne l?avait fait qu?une seule fois, cela aurait ôté toute signification à Sa consécration. Lorsqu?Il est entré dans le désert, Il possédait l?Esprit, mais, après être sorti vainqueur de l?épreuve, c?est l?Esprit qui Le possédait ! Comprenez-vous ? Beaucoup de gens ont l?Esprit de Dieu. Tout enfant de Dieu possède l?Esprit de Dieu, dans une certaine mesure. Mais lorsqu?il est allé jusqu?au bout avec Dieu, c?est l?Esprit de Dieu qui le possède.
Le résultat de la tentation dans le désert
Lorsque Jésus est sorti du désert dans la Puissance de l?Esprit, le Saint-Esprit Le possédait tout entier, Corps, Ame et Esprit, dans chaque fibre de Son être. Il était prêt à commencer Son ministère et à démontrer la vraie nature du christianisme. Nous lisons dans Matthieu 4 : 23 :
« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. »

Tout le monde veut se lancer dans la prédication mais, que Dieu soit béni, lorsque nous acceptons de passer avec Jésus dans ce processus de préparation, alors nous pourrons le faire avec efficacité, avec puissance, et avec l?amour de Dieu.
Charles Parham prêchait un jour dans l?Etat du Kansas. Un vieux fermier était très intéressé, et il disait tout le temps :
- « Oh ! Je voudrais bien que le Seigneur m?enlève toutes mes fermes, tout mon bétail et tous mes biens, pour me laisser prêcher l?Evangile ! »
Alors, un soir, Parham s?agenouilla pour prier et dit :
- « Seigneur, Dieu du Ciel, envoie la peste pour tuer son bétail ! Envoie la foudre brûler ses moutons ! »
L?homme se leva d?un bond et dit :
- « Mais pourquoi donc priez-vous ainsi ? »
Parham lui répondit :
- « Mais ne pensiez-vous donc pas ce que vous disiez ? »
Que Dieu vous bénisse, nous ne pensons pas sérieusement la moitié de ce que nous disons dans la prière ! Finalement, ce vieux fermier commença à comprendre ce qu?était une véritable consécration. Un jour, il commença à employer son argent pour répandre l?Evangile de Jésus-Christ et pour sauver des âmes. Il soutint une douzaine de comités missionnaires.
Des années plus tard, je marchais dans une rue de Johannesburg, en Afrique du Sud, quand un tramway passa à côté de moi. Quelqu?un me cria de monter. Le premier homme que je vis fut ce fermier. Il me dit qu?il venait juste de conduire une équipe missionnaire au Congo et de l?y installer. Puis il fit cette remarque :
- « L??uvre que nous avons implantée là-bas va se poursuivre jusqu?au retour de Jésus et ne s?arrêtera jamais ! »
N?aimeriez-vous pas implanter quelque chose qui durerait jusqu?au retour de Jésus, et qui serait une bénédiction pour l?humanité ?

Un soir de 1909, je prêchais à Los Angeles. Au cours de mon message, je dis que là où j?étais, en Afrique, les conditions étaient telles que je pouvais garantir une âme sauvée pour chaque cent investi ! Puis je suis allé à Portland. J?avais réuni une équipe de huit personnes que je voulais amener avec moi en Afrique.
J?avais assez d?argent pour payer mon voyage, mais je n?en avais pas pour payer le leur.
Un soir, je me suis agenouillé auprès de mon lit, et j?ai fait cette prière :
- « Seigneur, j?ai travaillé pendant six mois et ces huit personnes ont accepté d?aller avec moi en Afrique. Je crois qu?elles sont vraiment appelées par Toi. Mais je n?ai pas un sou pour payer leur voyage. Maintenant, c?est à Toi d?agir ! »
Je me glissai dans mon lit avec le sentiment que j?avais été entendu.
Quatre ou cinq jours après, je revins chez moi vers deux heures du matin, et je trouvai une lettre de George B. Studd. Il me disait :
- « Lake, il vous est arrivé une aubaine aujourd?hui. L?une de nos amies est venue nous voir en nous demandant de ne pas révéler son identité. Elle nous a laissé un chèque de 3.000 dollars pour votre ?uvre en Afrique du Sud. J?ai moi-même cinq dollars, que j?ajoute à cette somme. »
Je retournai en Afrique du Sud avec toute mon équipe. Il me semblait que cet argent devait prouver ce que j?avais avancé. Cela signifiait qu?il allait contribuer à sauver 300.000 âmes. Je veux vous dire qu?il y en a déjà 50.000 ! Combien d?âmes sauvées vont produire ces 3.000 dollars, si le retour du Seigneur ne se produit que dans cinquante ans ?
Dieu m?a montré la valeur des âmes. J?étais directeur d?un réseau d?agents d?une compagnie d?assurances. Je recevais 80% de commission sur les premières primes. Vingt ou trente minutes passées avec un client pouvaient signifier une commission de plusieurs centaines de dollars.
Mais Dieu m?a baptisé dans Son Saint-Esprit. Quand je suis retourné à mon bureau après trente jours d?absence, plus jamais je n?ai pu passer autant de temps à parler d?assurances avec un client ! Le Saint-Esprit me répétait sans cesse :
- « Pense à son âme ! »
Après un court moment, je devais m?arrêter et lui dire :
- « Frère, êtes-vous un Chrétien ? Si vous ne l?êtes pas, mettez-vous à genoux ! »
Je me mettais à genoux avec lui et nous commencions à prier. Pendant six mois, je vis des clients venir ainsi à Dieu chaque jour. Mais j?oubliais les contrats et la compagnie d?assurances qui me payait pour les conclure.
- Je me dis : « Ce combat est devenu trop dur, c?est soit Dieu et les âmes tout de suite, soit mes affaires ! »
J?ai lutté pendant six mois. À la fin, le Seigneur l?emporta !
Commencez donc par vous consacrer à Dieu corps, âme et esprit. Cela vous coûtera tout votre argent et tout le reste ! Que Dieu soit béni !
C?est ce que Jésus a fait, et c?est ce que j?ai fait. Jésus a dit :
- « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l?homme n?a pas où reposer sa tête » (Matthieu 8 : 20).

Quand nous étions sur le champ missionnaire en Afrique, nous nous sommes assis à table des centaines de fois, ma femme, nos sept enfants et moi, sans avoir rien d?autre à manger que de la bouillie de farine de maïs. Parfois nous n?avions même pas de sel à y ajouter ! Pourtant, je prêchais trois ou quatre fois par jour, et je priais continuellement pour les malades.
Aujourd?hui, mon c?ur désire ardemment retrouver ces choses. Je dirais volontiers au-revoir à ma tarte au potiron et à tout le reste, pour retourner à ma bouille de maïs, si je pouvais obtenir les mêmes victoires pour Jésus-Christ !
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Auteur : John G. LAKE. Sermons réunis et édités par Gordon Lindsay et publiés par CHRIST FOR THE NATIONS, Inc. P.O. Box 24910, Dallas, Tx (U.S.A.), sous le titre : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death. » - Edités en français par Parole de Vie, avec permission.

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Auteur : John G. LAKE. Sermons réunis et édités par Gordon Lindsay et publiés par CHRIST FOR THE NATIONS, Inc. P.O. Box 24910, Dallas, Tx (U.S.A.), sous le titre : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death. » - Edités en français par Parole de Vie, avec permission.




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G. Lake)























